Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/04/2007

Un ami

J. vivait chez les Gardes Mobiles… On se croisait souvent mais on ne se parlait pas. Son frère était le copain de mon neveux. Son père était Garde mobile aussi ne voyait 'il pas d'un très bon œil l'originalité de son fils. En pleine punkitude j'arborai des vêtements déchirés, rapiécé d'épingles à nourrices, la joue elle-même plantée d'une épingle… et le cheveux broussailleux. Jacques était le seul punk que je voyais à Champigny à cette époque. Je me souviens que les voyoux de l'époque nous arrêttaient en nous demandant ce qu'on était car ils n'arrivaient pas à nous cataloguer, ni rockers, ni baba…
La première fois que je parlais à J, il avait les yeux rouges et les cheveux assortis, il fumait et ses yeux en patissait… Sous la pression familiale, il s'était engagé dans l'armée et avait fini par réussir àse faire réformer après quelques années… Nous ne bossions pas et trainions beaucoup…
On sympathisa immediatement et il me prêta un livre sur la Fraction Armée Rouge… le punk avait récupéré l'iconographie politique, mais pour moi c'était surtout l'esthétique qui m'intéressait… si j'avais des sympathies pour l'extrême gauche de la France Giscardienne, je n'adhérais pas à l'action armée. Jacques lui s'y interessait et n'était pas loin de passer à l'acte.
Son père un jour le vis en photo sur une couve de VSD. A cette époque les casseurs étaient ou manipulés par la police, ou plus ou moins "spontex", cette photo le montrait en train de lancer une chaise sur une voitrine du Café de la Paix. Moi j'étais beaucoup plus attiré par la version surrélaiste et dadaiste du punk. Je passais mon temps a arpenter le supermarché du coin et a y placer des fausses pubs réalisées à la main (pas d'ordi à cette époque) Rayon Alcool : Une pub pour l'apéritif Suze ou une femme faisait une fellation à une bouteille se Suze… au rayon livres, des jaquettes placées sur les couvertures du livre de Giscard "Démocratie Française" : Grand prix de l'humour noir"… Je bombais les rues des mots tels que "bonheur" Je trainais aussi les poches remplies de serpents et grenouilles, faisant semblant de voler pour me faire attrapper par le vigile qui evidemment me demandait de vider mes poches… Plus c'était absurde plus mes actions me plaisait. j'entrainait J. dans ces délires là. Jacques intégra un groupe de rock et moi ne sachant pas jouer, je trainais à côté… Il eu Desireless un temps comme chanteuse de son groupe. On traina beaucoup ensemble… Jacques a beaucoup de charme et il plaisait… Lui et B s'installèrent ensembles, B. était l'amie de ma charmante petite copine, et on faisait une petite bande sympa… On avait pas de fric, mais on s'amusait beaucoup…
On apportait parfois à manger à J. et B. qui n'ayant pas de boulot, n'avaient non plus pas grand chose à manger… parfois un peu de nourriture pour chat (pour les protéines) beaucoup de pâtes) Un vrai rocker se joint à notre bande, mais il craignait bien et un jour on eu droit a un siège de sa bande de blouson noirs… Un soir de délire avec des amphétamines, on pris la tête d'une de nos amis en parlant toute la nuit frénétiquement (moi d'une association d'idée à l'autre personne n'arrivait à nous suivre…)…
Moi j'aimais bien l'expérience qui s'arrêtta là, J. persévéra… et un matin je le trouvais la moitié du crâne rasé, il avait l'air de sortir tout droit d'HP. Alors on se mit à traîner au supermarché en mimant des débiles profonds, pratiquement en bavant…
B eue un moment à supporter deux énergumènes qui passait tout leur temps à se comporter comme des débiles profonds… notre marche était claudiquante et nos propos décousus à la manière de trisomiques…
Cela nous amusait beaucoup… sans compter mes multiples provocations, je n'avais peur de rien… Jacques parfois m'accompagnait dans ces délires, je me souviens d'avoir arpenté avec lui les rues de Saint-Michel, ligotté et baillonné, sans que nul s'étonne et s'interpose…
Nous formions une petite bande avec un autre couple d'amis qui avaient une adorable petite fille, On se voyaient beaucoup, Eux étaient d'anciens zonards… Leur vie était difficile. Nos "copains" rockers les cambriolait régulièrement…
C. était orphelin. Il partit faire un stage afin d'apprendre un vrai métier. A son retour nous étions tous installés à Paris du côté Menilmontant-Belleville, je l'hébergeait dans mon minuscule studio de la rue de la Villette… J'avais une nouvelle petite copine, par discrétion, il pris une chambre d'hôtel à proximité, juste face au Père Lachaise.
Il avait le double de mes clés, mais ne les utilisait pas. Sans nouvelles je passait le voir et le trouva pendu à 1m du sol, tenu a une fenêtre par une cravate. Je prévins sa copine, il laissa une adorable petite fille seule avec une mère dépressive que je revis par hasard quelques années plus tard et qui ne s'en était pas sortie et pour laquelle je ne pouvais rien. Ce fut le premier et hélas pas le dernier de mes copains que je perdis. Lorsque je vis un truc sympa, je regrette toujours d ene plus pouvoir le partager avec lui…
Je travaillais alors comme tapissier décorateur, et je voulais m'en sortir… J. integra une banque, le weekend il jouait avec son groupe, je me cherchais, étais assez pénible et lui et B. me supportaient avec une grande patience. Je voulais changer de vie et aller plus vers l'art, vers la peinture ou le dessin, je me sentais pas à continuer à être tapissier dans un milieu ou on ne voulait pas entendre parler de création. Sans dipômes je m'inscrit à la fac, et contre toute attente, après un entretien de motivation, et un dossier bancal, on m'accepta, j'entrai en Fac d'arts plastique. J'étais heureux d'être étudiant, même si la journée je travaillais dur. Le soir j'allais à la fac, les cours me plaisaient beaucoup et je me fis amis d'une bande de filles drôles et gentilels aves lesquelles je m'entendait très bien… ma nouvelle vie débutait.

10:47 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (11)

12/04/2007

Mendiants

Ou sont les consciences ?
dénonçant les mensonges
ignobles des religions.
Nous sommes des mendiants…
Oh! Elevation,
ne quitte pas mon âme
Nous sommes des mendiants…
Les marchands de vent,
ces ridicules terroristes
lâches et sans cervelles,
commenttent le Hold-Up planétaire
se mentent et nous mentent,
et nous volent nos rêves.
Ou sont les consciences ?
A offrir, notre siècle n'à rien d'autre
qu'exils et soft-tyrannies de
Télés dictatoriales et journaux
d'encres blanches antipathiques.
Fascisme émotionnel de la mode
Total fascisme
Al-Qaida fascisme
Dior fascisme
Vatican fascisme
MacDo Uber alles.
Au delà, rien, le vide,
nos âmes s'envolent
ballottées par vents
Artfices et Illusions…
Pourtant nos ventres pétris
de désirs insatisfaits,
en quête d'infini, de vertiges.
Ne pourront êtres contenus
ne pourront êtres encadrés
ne pourront êtres statistiques
ne pourron êtres contrôlés
l' ivresses de nos baisers
échapperont aux marketeurs,
Nous glisseront entre leurs doigts.
Nous sommes des mendiants
Nous en mendions de l'amour !

17:00 Publié dans actu, poesie | Lien permanent | Commentaires (8)

10/04/2007

A la vie

la nuit enveloppe tes baisers
d'un fil ténu d'or, enchantée,
ma langue décore ton cœur
de sa salive ton corps délivré,
tes reins à ma bouche s'ouvrent.
je bois l'ombre, je bois
une croupe cristalline.
La nuit… ton corps luit
reflets d'argent salive.
la chaleur de ta bouche
brûle ma peau, incendie
ce cierge qui veux,exige.
Verge, que le fruit
de tes entrailles béni
voyage en toi, plus loin
tu m'enveloppe autant
que je me developpe
et que mes bras t'étreignent
et que mes baisers t'embrasent.
Ta peau couverte
de sueur et de sperme
s'offre à ma nuit moiteur,
tes jambes ouvertes
s'offrent à l'envi
ton âme à la vie.

05/04/2007

Parole, parole, parole…

A un moment donné, je me dis, que quand même j'étais beaucoup trop timide, que mes potes "emballaient" facilement et que moi, je n'avais toujours pas d'amoureuse… les filles que je connaissait restaient des copines et je n'osait rien auprès d'elles. Je me sentais seul et j'en souffrais… J'étais parfois agressif, provocateur avec mes amis qui ne le méritait vraiment pas. Je sortais beaucoup à cette époque là… beaucoup de fêtes, les premières boites, les amis…
La provocation m'aidait à sortir de ma coquille, et je prennais des risques… agresser verbalement les fachos, ou les punks de salon… Jamais je ne me prennais une pêche… sûrement de la chance… provocation vestimentaire… mes coiffures, l'iroquoise que j'abandonnai rapidement lorsque je vis que seul des crétins me parlait, mes cheveux sculptés et colorés… On me remarquait mais jamais dans le sens que j'attendais… Je voulais simplement être aimé.
Je me jetais des défis… j'allais dans les soirées, l'appréhension suprême était de devoir aborder une demoiselle que je ne connaissait pas, et qui sans doute pourrait me plaire, et là, je devais lui parler… pour lui dire quoi? mes potes, mes copines avaient la langue particulièrement pendue… mais moi j'étais le champion de la communication non-verbale… a eux de deviner ce que je ressentais, j'avais de la pudeur de dire mes sentiments et, lorsque je me confiais, j'étais maladroit, je me sentais au bord de la honte, et je ne savais pas résoudre mes conflits. Alors je décidais de passer outre la parole. Je ne risquait qu'une baffe après tout… Chez Bernard, une petite fête… que des gens que je ne connaissait pas… Une jolie brunette, ravissante… je l'admirais depuis un moment, et le temps passait la fête allait bientôt finir… Elle rigolait avec une copine, me tournait le dos, j'allais vers elle, mis ma main sur ses épaules, la retourna doucement et l'embrassait, elle me rendis le baiser et la fête finie j'emmenais tout le monde chez moi manger des pâtes, elle resta, je lui fit couler un bain et elle voulait m'attirer dans la baignoire, moi, j'étais un peu nigaud et je lui lavais le dos doucement, elle avait un très beau visage… une madonne, un très beau corps… et avec elle ce n'était pas ma première fois, mais pour la première fois je fis vraiment l'amour, nos corps étaient harmonieux, et pour la première fois de ma vie, je me sentis homme… Anne me surnommait avec une pointe d'ironie qui me mettait mal à l'aise "Irrésistible" J'étais infatiguable et lorsqu'elle venait à la maison, nous ne dormions pas beaucoup… Elle était étudiante, moi je travaillais et je me sentais en infériorité intellectuelle avec elle… j'imaginais les étudiants cultivés possédant toute la culture que je rêvais d'avoir. elle était magnifique, je la désirais et l'aimait… Notre relation prit fin et j'en souffris beaucoup. Je repris mes études en art plastique sans Bac je m'inscrit à la fac… je sympathisait avec une bande de filles, rigolotes avec qui je faisait la fête sans arrêt et je me relançait ces défis… de plus en plus court, j'embrasse la prochaine fille que je vois… un jour aux Entrepots de Glacière ou il y vait des squatts d'artistes et des studios d'enregistrement, une fille arriva, et des la porte passée je l'embrassait pour lui dire bonjour… A chaque fête je recommençais mon manège sans forcement repartir avec la demoiselle. Je combattis ainsi ma timidité et cela me permit de chunter la parole…

17:01 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (19)

04/04/2007

Premier baiser

Elle vivait à la cours du haut. Je la voyais lorsque j'allais jouer avec mes potes, plus jeune que moi, elle était ravissante. De très beaux long cheveux bruns, de beaux yeux magnifiques, elle était splendide et devais bien avoir une douzaine d'année… C'est sans doute la première fille que je remarquais… J'étais timide et prétextant un jeu je l'embrassai par surprise… Le contact de ses lèvres, aussi fugitif que soit cet instant, me sembla d'une douceur incroyable, tel que je n'en avais jamais connu et que je n'en connaîtrais sans doute plus… une douceur d'ange… de soie, des lèvres de velours… Elle réagie vivement en me menaçant d'aller chercher son grand-frère… j'eu très peur et je culpabilisa, promettant au bon dieu que je ne recommencerai pas si je ne me faisait pas disputer…
Je n'ai jamais oublié cet instant, ni la douceur de sa bouche.

18:26 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (10)

Get up!

Genoux à terre…
mais la fierté ne quitte pas
un cœur même écartelé.
La face couverte de boue.
les bras en croix…
toujours on se relève,
redresse sa tête
les yeux lavés
l'on regarde
briller les étoiles.

17:11 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (7)

31/03/2007

simple d'esprit

je n'ai rien, ni ne possède rien.
tant mes yeux comptempleront
les levers de soleils,
la rosée sur les herbes
que la chaleur de l'été
chauffera doucement
ma nuque…
je serait heureux
je n'appartient à personne,
ne veut posséder quiconque
je ne voudrais n'avoir
qui ne soit vif-argent
ou nuage, qui ne soit
comme l'eau qui coule
et se faufile entre les doigts.
Tant mes yeux comptempleront
les levers de soleils,
que la chaleur de tes baisers
chaufferont doucement
ma nuque…
je serait simplement heureux

14:12 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (18)

30/03/2007

Belleville-sur-Seine

Il a bien fallu se mettre à bosser pour pouvoir être indépendant… Pendant les années de dilletantismes baba, puis la punkitude, j'étais toujours chez mes parents… Liberté totale mais pas d'argent pour faire ce que j'avais envi, m'offrir ce qui me plaisait… et puis j'avais envi d'avoir mon lieu à moi… Aussi je cherchais un emploi de tapissier, renouant ainsi avec mes études à Boulle et la vie "normale"… Je n'avais aucune idée des salaires (et encore maintenant), ne savais le négocier, ni poser mes exigences, le temps que je cherchais du boulot, j'arpentais les rues de paris en long, en large et j'explorais ainsi mon futur territoire… Découvrant avec émerveillement la rue de la Mare (j'y revivait les films de Carné, Renoir et les livres d'Henri Miller) décryptant le vieux Belleville détruit par la promotion immobilière, je cherchais l'histoire sur les vieux murs… La rue des cascades ou sévissaient souterrainement ce qui deviendra la Mano Negra, les Négresses vertes, Métal Urbain… , Pali Kao, les squatts et le Gibus peuplé alors de crêtes et de cuir. Je m'amusait à prendre le contrepied de l'attitude et venir au gibus habillé décalé et bousculer les cuirs les plus brillants, ceux qui affichaient le plus de chaînes et leur prendre la tête en critiquant leur T-shirt Sid Vicious en argumentant que le punk c'etait justement No heros et la fin des idoles… J'étais très provocateur et je n'hésitais pas à braver les dangers avec une certaine inconscience… en même temps d'une timidité extrême, je n'avais pas de petite copine et connaissait peu de gens, échappant ainsi aux côteries tres parisiennes de l'underground de l'époque que je recherchait pourtant en allant aux concerts et en me tenant informé d'absolument tout ce qui se déroulait à cette époque là… Je m'habillais avec recherche et en échappant aux stéréotypes et parfois je cousait moi-même mes vêtements… je dévorais les vitrines des halles, ne pouvant pas m'acheter les derniers avatars des modes rock qui se succédaient à une vitesse hallucinante d'une mode par mois, et j'échangeais un jour des blousons et spencers Krüger® qui me faisaient particulièrement envi contre la tenture murale de son apparte… J'étais au anges je voyais enfin la bande des Halles de l'intérieur… et toujours avec ma distance et ma réserve habituelle… J'écoutais tous les disques importants de l'époque, je savais tout sur tout… je n'avais que cela à faire…
Et puis je trouvais enfin mon premier vrai job… un petit magasin de meubles, rue des Pyrénnées, je fut embauché par le patron haut en couleurs, une juif algerois, malin et rusé qui me paya extrêmement mal… mais je ne savais pas parler d'argent et j'étais tellement content que l'on me prenne…Z.i passait son temps à rouler les clients, et s'amusait de tout, on voyait défiler ses maîtresses et les clients mécontents, il descendait parfois en catastrophe au sous sol ou nous travaillions, et s'enfuyait par la porte de la cave, et revenait des l'alerte passée… Avec alain, Issa nous faisions chaises et têtes de lit Louis XVI et louis XV à la chaine, les vernissions de A à Z, montions des placards, et les livrions aux clients… là le temps ou nous étions dans la camionette, je me balladais, je decouvrai le monde avec des yeux grands ouverts… parfois quelques pourboires, lorsque nous installions des rideaux, des tentures murales… Z.i était le premier juif que je rencontrais, il m'était mystérieux et folklorique, je ne comprenais rien à son monde, à son franc-parler coloré et souvent vulgaire, il me choquait par les quolibets qu'il adressait à chacun, nommant les gens avec des noms à la Haddock… Ignorant des couûmes d'Afrique du nord, je trouvais son goût tres kitch et cheap… Mais ses clients avaient la même origine et le même gout pour le paraître, le tape-à-l'œil… Moi qui ne pensait qu'Avant-garde et Art, j'étais en terre inconnue… Z.i avait un copain qui tenait un magasin fabrique de vêtements en peaux sur la petite place à côté, il y récupérait les déchets pour garnir les sommier sur lequel il nous fit apposer des étiquettes Epeda… quelques mois plus tard… la réaction ne se fit pas attendre… des vers dévoraient les peaux des sommiers et les clients furieux arrivaient… re-ouverture des portes de la cave… Issa lui est Ivoirien, et nous nous entendons très bien, et nous passons les journées à discuter de tout et de rien… et Alain le chef d'atelier vit lui sur la nostalgie de sa jeunesse minos passée a danser en discotheque sur la soul et le rythm n' Blues… l'apprenti lui venait de la banlieue et avait des liens de parentés avec Mesrine qui à l'époque fit beaucoup parler de lui… un petit gars extremement gentil typique de la banlieue Montreuilloise… Nous ouvrions le magasin en rengeant les lourdes grilles apposées sur les vitrines, descendions l'étroit escalier jusqu'à le poussiereux sous-sol et chacun prenait sa place… là nous attendaient les carcasses de sièges… les journées me paraissaient longues, lorsqu'il n'y avait pas de livraisons… Souvent dans Menilmontant ou Belleville… Les clients avaient tous le même genre d'intérieur… souvent Louis XVI pas le style historique celui du sentier.Rarement j'étais épaté par le gout de ces personnes là… je rêvais de faire autre chose, le dessin, la peinture… et je me disait que plus tard…
Tout ceci me paya mon premier studio… minuscule; derrière Jourdain à deux pas de mon boulot… Avec les chutes de Krüger je retapissais de rose cette chambrette… une petite cuisine et une petite salle de bain… Qu'importe j'étais à paris, j'avais du mal à joindre les deux bouts avec mes 800 francs de loyer, mais j'étais à paris… assez seul malgré mes amis de champigny Jacques et Barbara qui s'était installés en couple du côté Ménilmontant. Et ma vie parisienne débutait.

14:47 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (10)

28/03/2007

VOTE !

medium_28724209-43901776.gif

chaviré

j'en ai fini avec le désespoir, avec l'attente
ce monde ira à vau-l'eau sans moi…
Au diable les fatalités, l'irrémédiable !
Je ne prends que l'or des murs
les veines des pierres,
je lit l'histoire sur les murs .
Mes pas glissent sur les avenues
je cherche des sourires.
je vais là ou me portent mes rêves.
La ville comme un écrin.
Les rues comme terrain de jeux
Je serre des corps chauds et tendres
et j'embrasse les passantes.
Leur chante des mots chavirés,
charme leur corps, décore
l'instant leur vie..
Paris ne sera plus jamais gris
j'y cherche des sourires.

26/03/2007

so special…

Dans mon petit jardin, fruitier et arboré j'étais heureux, je jouai seul ou avec ma grande sœur… je regardais les fourmis, les araignées, les dernieres sauterelles de ce coin de la banlieue, et je faisait du velo ou de la voiture a pedale… les journées passaient sereinenement et tranquillement, un de mes freres passait son service militaire, je ne me souviens même pas l'avoir vu à la maison avant cette période, l'autre était au lycée et lorsqu'il était à la maison il disparaissait chez les Magnelli. restait juste ma sœur et ma mère. Mon pere lui travaillait dans des chantiers, au loin, souvent en déplacement… Il ne rentrait la plupart du temps que le weekend, fatigué et harrassé.
J'étais quand même un peu livré à moi-même il faut bien le dire. Au delà du jardin c'était l'inconnu, je m'en échappais de temps en temps, faisant des fugues vers 4-5 ans… jusqu'à Villiers sur marne ou Nogent… mais la plupart du temps l'attarit était en face, dans ces cours de terre battue, ou jouaient ensemble les enfants des immeubles. Ils se connaissaient tous et avaient grandis ensemble, moi, j'avais déjà pris l'habitude d'être seul et de jouer seul. Lorsque je commençais à traverser la rue, sortir du jardin, je devais retrouver les copains d'école. Elle avait tres mal commencé, J'allais à la maternelle, qauand ma sœur arrivait à me retrouver, elle emmenait un petit garçon qui se débattait et qui refusait d'y aller. Les rares scènes de maternelles dont je me souvienne sont le regard envieux evers les petites classe qui allaient faire la sieste (je n'y étais pas allé donc?) et les fois ou je ne pouvais me retenir et la gêne et le malaise que cela provoquait… je rentrai avec un pantalon qui n'était pas à moi, sans doute pas tres elegant… Un jour cependant, il yeu des jeux de bêton, en bois, colorés, je ne me souviens que de ce détail, ainsi que le jour ou je fis un petit pot de terre cuite que je peignais en bleu avec des taches vertes - il est encore à la maison. C'est tout pour la maternelle.
quant à la "Grande école" j'ai souvenir d'être constament en retard et à chaque fois de me faire réprimander. Une fois je restait dans la cour toute une matinée sans oser bouger de là. je me sentais à part. Dans des circosntance pars tres clair en debur d'année on me fit changer de classe. Et finalement d'école. Je me suis toujours demandé si je n'avais pas subi les précédents passages de mes frères et de ma sœur. L'autre école n'était guere mieux cela s'arrangea sur les horaires, mais j'étais dans la liste des mauvvais élèves, je culpabilaisait et plus je culpabilisait de ne pas y arriver, moins je demandais de l'aide… cela ne me serait jamais venu à l'idée de demander que l'on m'explique mieux, ou de faire repeter le maitre. j'avais peur que l'on me trouve stupide…
Les garçon de la cour étaient des futurs voyoux, certains finiront en prison, certains finiront mal; d'autres disparaitrons du paysage je leur souhaite une belle vie, pour l'instant ce sont des enfants…
Nous jouions à des jeux simples, Chat perché, Gendarmes et voleurs, sarbacanes, Cow-Boys et Indiens, thierry la fronde, et des jeux de billes… mon préféré était le tour de france avec les figurines en plastique des coureurs…
A cette epoque là je decouvrais la lecture, je lisait bandes dessinnées sur bandes dessinnées, je les dévorais. Un jour j'étais avec des bouquins dans la cour et des plus grands me les prires, je les reclamait, le garçon le lançait à un autre alors que j'étais sur le point de le recuperer. le petit jeu durait tant qu'à la fin j'étais en larmes et à bout de nerfs, souvent je ne recupérait pas mes biens… je finissait par les hair… sentiment neuf pour moi qui était timide et effacé… je me disait que lorsque je serait grand je leur montrerai, je leur ferai voir qui je suis. De ces épisodes renouvellés trop de fois à naqui le sentiment d'être different, d'être spécial, je n'étais surtout pas comme eux, moi je deveindrais quelqu'un et jamais je ne serait stupide et lâche comme eux, je serait different. de gré ou de force j'ai fini par penser que j'étais special, alors je me distinguais, par mes attitudes, mes vêtement, mes couleurs de cheveux, mes idées…
Ils n'étaient en fait que des enfants, et moi aussi… et il ne me venait même pas à l'esprit que mon frère, mes parents auraient pu me defendre.
Ce n'était que des enfants apres tout.

19:45 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (8)

l'œil du cyclone

Dans l'œil du cyclone
ensommeillés et hébétés,
au loin l'orage gronde,
nous !, distraits par les paillettes.
Nous nous débattons en vain
cherchons notre chemin, mais
les ronces ont tout envahi.
distraits par le superflu
Il nous manque le nécéssaire.
Laisse les mots du jour, ces paroles
légères, déni d'éternité,
s'envoler au premier coup de vent.
Cache au fond de toi
les melodies et les rengaines,
garde les au chaud
pour les années froides.
Ne soit pas comme ces enfants,
à qui l'on agite un sucre d'orge,
ni comme ces lions appatés par
des morceaux de bidoches.
Songe que nous sommes
comme ces veaux
que l'on engraisse
avant de les abattre.

11:07 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (6)

19/03/2007

Post-modern

La couleur du ciel
change peu le silence.
La couleur de la terre
change les âmes.
Marqué par nos empreintes.
la pierre noire de bitume
d'amertume et d'oubli
chasse les cieux bleus
de l'enfance.
Commence l'errance…
il n'y a plus de nul part,
lorsqu'il n'y a plus d'ailleurs.
Marqué par nos vacarmes
chuchotés et hurlés,
peuplé de foules solitaires
parlé à l'autre comme on
se parles à soi-même.
Nul part où aller
trouver le diamant
du fors intérieur.
Il n'y a plus de nul part,
lorsqu'il n'y a plus d'ailleurs
Que sainte technologie
veille sur nous.

14:23 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (21)

16/03/2007

A FLEUR DE PEAU

*"à Fleur de Peau"*
Photogaraphies, textes et peintures de Corinne CESARATTO,
à l'Ecole Buissonnière - (Une galerie amie) pour l'arrivée du printemps
Vernissage le vendredi 23 mars - 18h30/22h00
Carton_CESARATTO-2.pdf


medium_Carton_CESARATTO-2.jpg

15:20 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : expo

14/03/2007

SPECIAL ELECTIONS

dédicacé à Dominique Citoyenne du Monde
de pierre Dac et francis Blanche

podcast

21:27 Publié dans actu, miouzik | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : elections

Valse au clair de lune

A ses deux seins dire bonjour,
ces deux petits niquer,
se faire et refaire ses tétins
y passer et repasser
toute langue pendue
pile ou face, la retourner
recto-verso rendre hommage
à son corps défendant,
gamahucher, la hisser haut,
la laisser sans défense.
à l'assaut par des baisers
s'en prendre à sa bouche,
galocher à tout va
sa bobine, l'émoustiller,
dans ce tendre temps
son velours louvoyer
caresser sans cesse.
choyer sa bouche
valse au clair de lune,
sa vénérée vulve
vouée à mes baisers.

jeux de bouches

le premier qui jouit à perdu
elle n'a pas dit quoi…
alors j'ai perdu la tête
durant ce tête-bêche
de dur à mou
elle a fait mouche,
dans sa bouche
j'ai fait douche…
à touche-minouche
on jouait la nuit…
toujours je perdais…
aux jeux, j'aime perdre.

13/03/2007

Nous sommes du soleil

Mon premier job fut un job d'été, j'étais sorti de l'école Boulle sans diplômes, je n'avais pas voulu le passer et le dernier jour de l'examen, le RER qui me menait à Nation m'emmena pour une ballade dans paris, seul, sous une belle journée de soleil… Mes parents furent chagrinés de ma démission mais ne me firent pas de reproches. Commencèrent dix années d'errances, de fêtes enfumées, de périodes chomagées alternant avec des petits boulots… sans diplôme je ne me voyait pas me présenter chez un tapissier décorateur pour y travailler, j'étais persuadé de ne pas avoir le savoir-faire suffisant, aussi je faisait régulièrement demi-tour des que j'arrivais devant la porte. L'été arrivant, mes potes partaient en Grèce, moi je ne pouvais pas les suivre, ils partaient en bande, je les enviait… Ils étaient étudiants, libres et insouciants en apparence, je me donnais l'air cool, et libéré… alors je n'avais que ma Mobylette orange repeinte en mauve (le même mauve que mes tuniques indiennes) et je traînais ma banlieue) toutefois un pote me donna l'adresse d'un véto qui cherchait quelqu'un pour le mois de juillet pour l'assister. J'avais en vue d'accompagner D. pour une ballade autour de l'Europe avec une carte Interail qui nous donnais le parcours illimité sur les rails d'Europe. aussi j'acceptais ce petit boulot. Du côté Bastille il y avait le cabinet de vétérinaire, le premier jour, j'assistais le véto. Il devait pratiquer la castration d'une petite chatte… Sans faire la relation avec ce que je voyais, je vomi… Alors je restai avec le vieux qui toilettait les chiens. Le vieux avait son verre toujours en charge dans la petite pièce qui servait à accrocher os vêtements. Son verre culotté par le vin était sa fierté… Il me montra comment laver les chiens, je commençait par un petit chien assez agressif que l'on musela et qui se montra tout penaud lorsqu'il fut douché… et rapidement je pris tous les chiens que l'on apportait, lui, tondait, les caniches. Ce fut un mois plutôt marrant. et je partit pour un mois de train avec D.
Nous allâmes en un mois à Oslo, Göteborg, Amsterdam, Hambourg, Vienne, Athènes, le Péloponnèse, Belgrade, Skopje, Genève, Nice… Dormant dans les trains, il avait les horaires dans sa tête… Les années après je partais pour la Grèce et comme j'étais pas très riche, nous dormions sur les plages… la vie était douce, la Grèce pas chère et les petits déjeuners de fromage blanc et de miels étaient fort appréciés… Sans toit, sans argent, nous vivions comme des rois, couchés sur la plage, des que les gens du coin la désertait nous étions tranquilles, parfois nous rencontrions des gens avec qui passer la soirée… et je m'endormais les yeux écarquillés pour voir les magnifiques ciels étoilés de la Grèce… les gens étaient plus que gentils avec nous et personne ne touchaient a nos sacs que nous laissions sur la plage pour aller faire des ballades… le matin, la chaleur du soleil nous réveillait et direct dans la mer pour faire un semblant de toilette. Nous visitions les monuments, la Grèce dans toute sa longueur, la Crète, ou des allemands avaient ouvert un petit bar très tranquille ou nous allions nous rafraîchir et nous restaurer pour pas cher près de la plage de Paleochora. je me sentais en communion avec la nature, je ressentais ce que devait ressentir les grecs anciens, cette sorte de fusion avec la mer, le soleil, et je chantais la chanson de Yes "Nous sommes du soleil". Je n'avais pas vu More le film avec la musique de Pink Floyd, les hippies n'étaient pas loin, et la Grèce sortait du régime des colonels et découvrait la liberté… parfois les gens nous parlaient de Saint-Just, de la révolution française qu'ils connaissaient mieux que nous.
en revenant d'Istanbul ou j'avais passé une semaine dans une sorte d'hôtel de routard, cette année là j'étais parti seul (une volonté) et un mois durant je n'avais été seul que le temps d'une correspondance… à Istanbul j'avais renoncé de partir suivre la route des Indes… sage décision, sans argent, sans visas… je garde d'Istanbul la vison d'une ville peuplée de voitures américaines années 50, de façades de bois, et déjà l'orient… Le café ou les hippies débarquaient avant la route des Indes… 
en revenant d'Istanbul, tranquille dans un wagon à discuter avec des suisses avec qui j'avait sympathisé… la frontière romaine était proche… des types du compartiment a côté me demandèrent de garder leur valise… il la posèrent sur le porte bagage à côté de mes souvenirs, (couverture, narguilé, cafetière turque…) ils me donnèrent aussi à garder pour eux une liasse de billets… je pris le tout sans me poser de questions… tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… Peace and Love…
A la frontière, le train s'immobilise, les douaniers débarquent accompagnés de chiens, très bruyants… ils nous demandent ce que nous avions a déclarer… rien bien sur… je ne pense même pas a la valise des types… je me demande seulement ou ils sont passés. les douaniers s'en vont le train redémarrent et nous passons la frontière… Et les voici de retour… ils récupèrent la valise et je leur rends sans même m'interroger ou penser à être récompensé, leur argent, et ils disparaissent avec la liasse de billets et la valise…
Et le voyage se fait sans encombre jusqu'à paris, dormant dans le couloir pour pouvoir m'allonger et le jour papotant dans une ambiance joyeuse… ravi de revenir a paris et de ces vacances merveilleuses d'où j'ai bien failli ne jamais revenir.

08/03/2007

au planete Mars

medium_planete_mars20III07.5.jpg

j'y serai…

01/03/2007

Baba cool

Ma bande… celle de la cabane… était une bande de mecs, pas de filles dans le groupe… Alors je trainais sans grosse conviction avec quelques personnes de mon quartier, disons que je les trouvais juste marrants, mais je me sentais trop différent d'eux, je leur reprochais leur esprit étroit et leur absence de curiosité… j'imagine que je me trompais sur leur compte. Ils parlaient fort comme les adolescents et leur seule préoccupation était d'aller le dimanche apres midi en discothèque… Moi j'aimais le rock, eux n'écoutaient que de la variété de base… tout nous séparait…
J'avais fini l'école Boulle et j'avais refusé de passer mon diplôme, je voulais vivre en communauté, devenir hippie, et vivre dans un univers Pop. "Ne travaillez jamais" me semblais un slogan percutant et juste. Ne pas être récupéré, Ne pas se faire avoir par la "société".
Mon univers ressemblait beaucoup au film "Le péril jeune"… Je trainais Champigny et les alentours en mobylette toute la journée… j'avais envi de me trouver une petite copine…
A la sortie du Lycée ou j'allais retrouver je ne sait plus qui, on me présenta C. et Reinette… Reinette qui ne travaillais pas non plus… C. avec la dégaine un peu molle, élastique, le phrasé à la doc gyneco, les cheveux longs et la cool attitude…
Reinette un peu moins précieux, mais extrêmement sympathique - il l'est toujours -
Alors on se retrouva dans la chambre toute noire de C. on écoutait de la musique progressive en fumant des pétards, que l'on cachait quand les parents arrivaient. Surtout C. était doué en dessin, j'aimais ce qu'il faisait, malgré la naiveté de ses sujets, ses aquarelles étaient fortement influencé par Roger Dean, le graphiste des pochettes du YES de la meilleure période.
C. a qui j'allais rendre visite au lycée ou j'entrai comme dans un moulin et qui me presentait ses copains et surtout ses copines…
J'avais le cheveux raide, longs jusqu'au torse et des chemises indiennes, des colliers et une bouche d'oreille… je peignais mes chaussures… souvent habillé d'une sorte de rose parme ou de violet des pieds à la tête… mes jeans étaient ornées de nombreuses pièces et plus j'en avais et mieux c'était.
On faisait la fête tout le temps et je rentrais tard à la maison, Les fêtes consistaient surtout a mettre un disque de musique planante ou progressive et de fumer jusqu'à s'avachir et se laisser aller, attentifs à l'extrême, aux effets planants des joints.
j'avais une sorte de double vie, celle chez mes parents, celle avec ma bande, et les diverses bandes que je visitait et avec lesquels je trainais toute la journée…
J'étais au courant de tout ce qui était contre-culture, je lisait énormément, et je me sentais comme une éponge qui absorbe toute la nouvelle culture de son époque, j'écoutais tout ce qui se faisait du free jazz au rock, et je me sentais à l'aube d'une nouvelle ère ou les discours des politiques et des industriels état passé de mode et n'avait plus de raison d'être… je pensait qu'on était tous frères et que la jeunesse entière ne se laisserai plus dicter ce qu'elle avait à faire.
Au mois de juin, pour la plupart c'était l'époque de la fête du PSU, et nous partions trois jours écouter de la musique au grand air… à fumer comme des malades et à s'éclater… Une année il faisait tellement chaud que nous avions passé tout le weekend nus comme des vers, nous n'étions pas les seul… notre petit woodstock à nous… l'époque était à se libérer. je me souviens d'avoir vraiment découvert et aimé le free-jazz avec Bernard Lubat et avoir participé au concert en poussant des cris auquel un saxo me repondais… du concert d'Etron fou leloup blanc, du concert des Stranglers au beau milieu duquel uen bande de fafs attaqua barre de fer à la main… A la fête Rouge, le premier groupe que je vis avec des cheveux courts : Docteur Feelgood, qui m'impressionna enormement par leur énergie et la qualité de leur guitariste, Captain Beefheart qui me perça les tympan…
L'été je parti au festival pop d'Orange avec C. avec une vieille tente pourrie, pas équipé, en stop… on arriva, le concert était annullé… il yavait un champ qui acceuillait tout de même tous les zonards qui était venu pour la messe pop… Un bus anglais diffusait de la musique prog et offrait à qui voulait ses space cake, l'ambiance était étrange et je me sentais sur une autre planète. Le soir, un gars, cheveux long, genre planet Gong, retour des indes, offrait à tout le monde des acides, si cela nous plaisait on le paierai plus tard… au bout d'une petite demi heure Hiroshima dans ma tête… C. lui avait l'habitude il en prenait 3 ou 4 fois par semaine, et cela me paraissait le passage obligé pour être enfin cool. je me retrouvais dans un univers à la Escher, la nature autour de moi prennait des allures à la douanier Rousseau, et d'un coup, tout se transforma en une sorte de kaleidoscope en 3D et à l'infini… le temps partait de la création du monde … cosmique… tout prenait un sens de révélation, et tout s'emboitait à l'infinie, la moindre pensée était couleur, matière, son, à l'infini… Paradis et enfer à la fois… l'extase… Nous rigolions bêtement, je me retrouvais à suivre des gens et nous étions une trentaine à avoir des hallucinations collectives, on traversa une oasis, avec des fleurs délicates et vivantes, une île émergea du champs et chaque campement était auréolé d'une sorte de lumière spirituelle. A un moment je me sentais jugé par milles lutins qui étaient d'autres moi-même et qui m'adjoignait de laisser tomber mon ancienne peau, j'avais peur de ce que j'allais trouver, plus je m'obligeais de reprendre le contrôle, plus je me sentais mal. Le petit matin arrivait… mes dents me faisaient mal, elle étaient encore "lumineuses" et "infinies" dans le camp, tout le monde redescendait, je croisait des gens fous, d'autre dormait au beau milieu de flaques d'eau, le cirque d'orange reprennait son caractère de vieilles pierres… et je sentais que plus rien ne serait pareil avec mon pote C.
La bande de C. continuait à prendre des acides, on croisait des junkies, (exactement comme dans le "peril jeune") j'étais de plus en plus réservé… je prennais mes distances… un jour chez un pote, space cake, je ne voulais pas en prendre, il mis un disque de chants de moines thibétains, et l'atmosphere devint lourde d'un coup, je les voyais qui s'avachissaient tous et commençaient à planer, je les laissait, ma petite copine aussi et je reparti chez moi…
God save the queen!
le 45 rpm venait juste de sortir, c'était neuf frais, et une révolte créative, saine, orginale éclatait dans le ciel de londres…
je suivais tout cela avec interêt… je coupais mes cheveux, rejoignais une autre bande qui regardait les babas avec mépris et chaque jours nous créons nos vêtements, épingles à nourrices plantés dans la joue… mes anciens potes ne voulaient plus me parler, mais ils avaient de toute façon perdu le sens de l'humour, là ou j'allais c'était vivant.
je recontrais jacques le seul punk de mon quartier avec moi, il avait les cheveux rouges et les yeux assortis, et notre revolte était teintée d'humour, de créativité et de surréalisme…
Une autre ère s'annonçait No future mais le moment présent était intense… pas de travail, pas d'agent, mais nous étions vivants!!!!

11:20 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (17)

28/02/2007

après la secousse (a capella)

lache l'bazar
jle remet dans l'falzar
j'tai trop troussée la rousse,
moi, après la secousse
j'boirai bien une mousse…

lache l'bazar
jle remet dans l'falzar
cte bringu'zingue,
qu'tu m'à dézingué
j'boirai bien une mousse…

lache le bazar
jle remet dans l'falzar
sinon j'rebande dare-dare,
qu'mon dard qu'jembrousse
ta frimousse.

lache l'bazar
jle remet dans l'falzar
qu'on s'embrasse, ça fait tâche
l'mat tout défait, ou j'me fâche

lache l'bazar
jle remet dans l'falzar
j'tai trop troussée la rousse,
moi, après la secousse
j'boirai bien une mousse…

La Cabane

S. était au collège avec moi. Ni lui ni moi, n'étions de tres bon élèves… Nous arrivions et ne connaissions personne en 6eme. On se lia dans la cour de récré. Un peu plus tard je fis la connaissance de D. Puis de J. D. s'interessait beaucoup aux trains à vapeur, ce qui plus tard deviendra une telle passion qu'il integra une association pour la conservation des trains à traction vapeur et pratiqua activement la restauration de ces trains. J. s'interessait à l'herpétologie. S. lui aimait beaucoup l'atmosphère des années 50, moi j'étais porté sur les animaux et surtout le futur et la science fiction et un peu l'art. Le samedi S. venait me chercher pour faire de grandes ballades jusqu'à Pontault-Combault, Ozoir ou… ou même Fontainebleau… Je découvrais au delà de Champigny, au delà de Nogent et du Perreux. Nous revenions les pieds crottés de boue, tant nous trainions deans des lieux innaccessibles. Parfois dans un terrain vague, S. pour se réchauffer faisait un feu… ça m'amusait bien, et lui particulièrement…
Il me montra un terrain vague près des Boulleraux masqué derriere d'énormes ronces ou son Frère D? et J? avaient projetés de construire une cabane… on s'incrusta dans le projet… qui traina et ne draina rien de sérieux… On venait pourtant dans ce terrain des que nous avions un moment… on y tenta de creuser pour faire une cabane souterraine, un jardin, ou un bassin. Ce terrain servit aussi de champs d'expérimentation pour les bombes que nous nous amusions à faire avec une formule trouvée je ne sait ou… heureusement il n'y eu jamais d'accident…
Peu avant ma maman me permit d'avoir dans le jardin des animaux, j'en eu même un certain nombre, des canards, des poules, des lapins, un chien, des chats… j'aimai beaucoup ces animaux, je fus contraint de m'en séparer et lorsque je connu J. sa passion pour les reptiles m'interessa… je m'inscrit aux Jeunes Amis des Animaux, que je voyais parfois à la télé et qui étaient parrainnés par Brigite Bardot et fis la connaissance du president, qui devint un ami…
Géré par Allain Bougrain Dubourg, et coatché par J.P.S. je passait un été avec le héros de jaquou le croquant (premiere version) a soigner ses animaux … sanglier, loup, boa, lynx… dans un vieux manoir en ruines en Bretagne du côté de Vannes… je ne vis jamais la mer… Par ces personnes là je fus présenté à Salvador Dali (mon idole de cette époque là…) mais j'étais trop jeune pour arriver à lui témoigner de mon admiration ou lui poser des questions sur son travail… je restai muet en observant le bal des courtisans qui accompagnaient chacun de ses pas… j'ai eu le sentiment de voir le Roi Soleil en vrai…
Je sentais que je n'étais pas assez mur, ni que je n'avais de qualités pour être avec toutes ces personnes et je ne retournai plus les voir alors que la porte m'étais toute grande ouverte… Réaction que j'ai eu à maintes reprises dans ma vie… On me remarquai, j'ignorai pourquoi, on m'adoptai mais j'avais du mal a exprimer ce que je ressentais et à montrer ce que je savais ou ignorai. Alors je me retirai en douceur
J'emmenais J. chez lui et J.P Steiger fut tres interessé par le fait que l'on cherchait et attrappait des serpents ou batraciens pour notre plaisir, afin de les ramener, les conserver des des terrariums, pour les étudier chez J.ou D. Il décida de nous faire passer à la télé dans une émission sur les animaux qui passait le mercredi. cela nous draina un courrier et nous décidames de fonder un club axé sur l'herpétologie.
Un nouveau terrain fut en quelque sorte notre siege social… ainsi que la chambre de D.
Plus tard nous eûmes construit avec des materiaux de récup, trouvés sur la plupart sur des chantier, une vraie cabane avec un étage et un jardin tres agréable. Je derobais à ma mere un pole Godin pour chauffer la cabane et nous en fîmes un lieu presque douillet… Il nous arriva d'y dormir, d'y passer même des noels, emmitouflés dans nos duvets, nous gêlons, mais nous nous habituâmes au froid… c'était le main que c'était dur… mais à midi nous étions chacun chez nos parents, qui ne nous posaient pas trop de questions…
La cabane était le lieu des retrouvailles, nous y accédions en longeant la voie ferrée, en grimpant dans un talus orné de ronces et en nous frayant un chemin parmi les arbres… coincé entre deux pavillons, la route et la voix ferrée le terrain était inclus dans une sorte de no-man's land, inaccessible normalement… Ce petit bout de terrain oublié par l'urbanisation galopante de la région parisienne était notre paradis.
Nous l'avions repeint d'une sorte de couleur rouge rouille, un peu à la manière des cabanes suedoise ce qui était dans la verdure ou en hivers du plus bel effet… autour d ela cabane, un joli petit jardinet, une tonnelle faites des ronces qui poussait dans cette jungle… et entre copains nous étions heureux… Des journées a bricoler, les journees de chaleur, à trainer sur les rails… et tout aux alentours à la recherche de ce qui pourrait embellir cette cabane qui devenait habitable… De 14-15 ans à 18 ans cette cabane était quasiment notre QG.
Nous faisions de grandes virées en mobylette, vers provins, Fontainebleau ou Pontault-Combault, puis quand D. ou S eurent le permis en 403 Peugeot, une belle et lourde 403 qui nous menait partout et avec laquelle nous faisions les 400 coups…
D. fut par la suite de plus en plus pris par ses trains à vapeur, il prit le sobriiquet de "VapeurMan" et passai son temps à restaurer de vraies locos à vapeur, ou a voyager pour en photographier, ou chercher des pièces… Il avait rejoint une association de passionnés de vieilles locos, et j'aimais bien cette atmosphere qui sentait bon le voyage, le charbon et la graisse…
J. s'installa le premier avec une fille et nous avions un nouveau point de chute, mais d'un coup, malgré le babacoolisme, la pop, tout devenait d'un coup sérieux, les discussions me semblaient devenir trop théorique et il me semblait que mes amis s'éloignaient les uns des autres…
S. devint aigri, malgré que nous l'aimions beaucoup, et nous ne comprenions pas trop son agressivité… il se facha avec son frère. De nouveaux amis arrivaient et l'air frais était toujours un peu là, mais nous grandissions et étions bien obligés d'abandonner nos rêves d'enfants…

10:56 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (1)

27/02/2007

égarée

Salle des pas perdue
je t'ai retrouvée…
effectivement…

21/02/2007

Sous ta jupe

Le printemps entre par les fibres
de ma peau, par les pores,
je le ressent dans mes entrailles.
Qui danse et qui roule
dans ma chair, ces jours
lumineux de montée de sève.
Les petites robes légères
éclosent, s'envolent.
Frimousses pétales et pistils
sourires et clins d'œil…
La si légère petite robe
ta peau nue frémissante
sans dessous, visée
sur ta broussaille, tes seins
qui percent la transparence
ravissement et désir.
Le soleil nous chauffe
je caresse tes jambes blanches
attiré, attisé, sous la robe légère,
le printemps entre par les fibres.
Le bourgeon, roi de ta forêt,
croît sous le doigt, posé,
encré à l'antre du délice.
Digitale ligne de vie,
lisse le roi bourgeon,
le dresse, l'écosse
sous la caresse, sur le delice
index délicatesse.
Le roi bourgeon, frais
et parfumé donne à visite
de bonne bouche
à droit de vit, site vermeil
merveille corolles et
merveille ce bouton :
de la croupe aux lèvres
il n'y a qu'un pas…
Sous le chintz gazeux
robe légère chantent
mes doigts, s'envolent
mes baisers, ma tête
échevellée, coincée
entre tes cuisses.
Ma langue déployée
disparait dans la brousse.

19/02/2007

ciné X

Au cinéma de mes nuits
elles le peuplent et sont à moi
au théatre de mes nuits
coule sperme et cyprine
dans les bouches assoiffées
surchauffe de corps
cœurs en surchauffe;
mes mots, les bleus de chauffe
glissent sur leurs lèvres
et ma pine glorieuse s'élève.
Au cinéma de mes nuits
je suis toujours disponible
pour un baiser et une caresse
au théatre de mes nuits
je me laisse attraper
mais, à la premiere robe qui passe
à la dérobée, je prends la fille
de l'air, et pffft je la souffle.

16/02/2007

Dilletante

la journée entière à dévisser les mouches,
à repeindre les nuages, les recouvrir
de cuir pleine fleur.

la journée entière à déboulonner les rails,
trier le ballast, séparer les diamants des silex
puis tartiner la mer de chocolat.

La fêlure bitumée des rues aveugles
laisse peu de place aux herbes folles.

09/02/2007

Cités jardins - la respiration

Parfois j'allais faire les courses, aller chercher le pain chez la mère Réau… de délicieux gateaux comme j'en ai jamais retrouvé… ou au Familistère, au Goulet Turpin… je gardais généralement la monnaie…
Il m'arrivait de piocher dans le porte-monnaie de ma maman et je lui dérobais 1 francs ou deux, à l'époque ça permettait de s'acheter quand même une bonne de Carambar© (les Delespaul© !) de Malabar©, de Nounours© (ceux qui étaient bon à manger - rien à voir avec ceux de maintenant - les vrais roudoudou, dont parle Renaud dans une de ses chansons - et le truc dont je raffollais Les Coco Boer, une poudre de réglisse dans une tres jolie boite ronde de métal argenté et coloré, ornée de la typo en relief "Coco boer", Il ya avait également ces petits bonbons à 1 centimes que j'achetais chez "Domino" et qui nous était extrait de beaux bocaux de verre…
Je pouvais m'acheter tout cela avec la monnaie des consignes de bouteilles vides, que l'on rapportait… le commerçant nous remboursait le verre quelques 20 centimes…
A côté de La Fraternelle, il y avait une épicerie qui laissait dehors ses bouteilles vides, et je ne sait ce qu'il m'a pris, j'en dérobais 3 ou 4 et les rapportais plus tard au même commerçant pour récupérer la consigne. Jusqu'au jour ou l'on m'attrapa et ce fut la fin de mes activités de voleur.
Par contre je continuai à piocher allégrement dans le porte-monnaie de ma maman. Un jour je fis assez fort et je lui pris un billet ou deux de 100 Francs (nouveaux) ce qui tout de même était une somme. Je m'acheta un pistolet de cowboy a amorce, des petits soldats (des de l'armée nordiste - Rintintin était d'actualité) et un parachute… le pied total… je cachais dans une des cours la monnaie - tiens pourquoi j'ai pas caché cela chez moi ? et je jouais tout content avec tout cela une heure ou deux…la réprimande fut sévère… je crois que l'on me descendis à la cave au charbon ou je dus passer un petit moment…
Chez la mère Réau, petit, je me servais, à la vitrine je prenais les gateaux qui me plaisait, elle me traitait de voleur, je n'avais que 5 ans et j'imagine que ma maman s'était disputé avec elle à ce propos…
Parfois lorsque ma sœur ou moi allions faire les courses, on avait le droit à déboucher une bouteille de cidre… c'était la fête alors… ou à acheter des millefeuilles, des babas au rhum (miam!) ou des religieuses…
Si je ne voulais pas manger, ma mère me faisait du riz au lait, quand celui ci allait au four, je léchais la casserolle. Elle cuisinait bien, et en bonne normande tout au beurre ou à la crème fraîche. j'adorais le chou-fleur à la crème, généralement accompagné de sole, de raie, ou plus couramment de morue… je mangeais souvent des petits pois, largement sucrés, ce n'est qu'adulte que j'ai découvert que cela pouvais se déguster salé. Lorsque j'étais malade, j'avais droit à une soupe avec de la viande hachée de cheval dedans, un délice… Maintenant pour trouver de la viande de cheval à paris… je n'en ai plus mangé depuis mon enfance… les steacks hachés de maintenant, ne sont plus aussi bon. Elle me donnait également un petit verre de vin de Malaga, qui dans son esprit était un fortifiant et un remontant. Son père les quelques fois ou il naviguait par là lui en ramenait… elle me transmettais donc l'héritage…
La boisson familiale est La Bénédictine… pas de gateaux possible sans son arôme, les crêpes sont impossible à faire sans en rajouter à la pâte. et encore maintenant, la Bénédictine fait partie de la pâte… cela et le beurre salée sont des incontournable pour moi.
aussi essentiels que la respiration.

06/02/2007

soutien à charlie Hebdo

Procès des caricatures Nous soutenons Charlie Hebdo et le droit de critiquer toutes les religions
Publié 27 janvier 2007 Justice , Liberté , Militantisme

Le procès de Charlie approche. Nous avons besoin de votre soutien, de votre signature ou que vous fassiez circuler cet appel auprès de vos contacts (en priorité auprès de personnalités susceptibles d’apporter leur soutien) en vue d’une parution prochaine dans la presse (les premières signatures symboliques seront arrêtées vers le 1 février).

Caroline Fourest

Procès des caricatures
Nous soutenons Charlie Hebdo et le droit de critiquer toutes les religions

Le procès qui s’ouvre au Tribunal de grande instance de Paris du 7 au 8 février 2007 est d’une extrême importance. Charlie Hebdo est poursuivi pour avoir republié les douze dessins danois du Jyllands-Posten sur Mahomet.
Dans un contexte où des intégristes menaçaient de mort quiconque osait soutenir les journaux et pays pris pour cibles, ce journal a choisi de rester fidèle à sa tradition de liberté de ton et d’expression envers toutes les religions et tous leurs symboles : le pape comme Mahomet.
Il l’a fait en mettant ces douze dessins à disposition du grand public, afin qu’il se fasse une opinion par lui-même.
Pour ne pas céder aux injonctions intégristes.
Par solidarité avec Jacques Lefranc, rédacteur en chef de France-Soir, qui venait d’être licencié pour avoir eu ce courage.
Parce que si tous les journaux d’Europe avaient fait de même, l’intimidation des extrémistes aurait échoué.
Parce que si tous les journaux d’Europe s’étaient pliés à cette injonction, leur silence aurait signé la victoire des extrémistes.
Malgré ce climat, des organisations musulmanes traditionnelles (la Mosquée de Paris), intégristes (l’UOIF) et même l’un des bailleurs de fonds de l’islam extrémiste wahhabite en provenance d’Arabie Saoudite (la Ligue islamique) ont choisi d’ajouter à l’intimidation une menace judiciaire en intentant à Charlie Hebdo, au titre des lois antiracistes, un procès pour « injures publiques à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur religion ».

Deux dessins sont visés : celui montrant Mahomet avec une bombe dans son turban, mais aussi celui où Mahomet freine un groupe de kamikazes par cette annonce : « Stop, on n’a plus de vierges en stock. » La couverture du numéro, où Cabu représente un Mahomet « débordé par les intégristes » et qui les désavoue (« C’est dur d’être aimé par des cons ») est également poursuivie pour « injures », alors qu’elle visait justement à montrer un Mahomet se désolidarisant des extrémistes.
C’est dire la confusion entretenue par cette plainte contre un journal qui combat depuis toujours à la fois le racisme et l’intégrisme. Nous refusons cet amalgame, facilité par l’utilisation abusive du mot « islamophobie », consistant à confondre la critique légitime de l’extrémisme islamiste et du terrorisme instrumentalisant les symboles de l’islam avec du racisme à l’encontre des individus de religion musulmane.

Certains nous disent aujourd’hui que le contexte géopolitique devrait inciter à la prudence, voire au silence. C’est tout le contraire. La liberté d’expression et la laïcité ont besoin d’être réaffirmées comme rarement. Ceux qui résistent à l’intégrisme n’ont que la plume et le crayon pour faire face aux menaces. Des démocrates du monde entier, notamment musulmans, espèrent trouver en Europe, et tout particulièrement en France, un havre laïque où leur parole n’est entravée ni par la dictature ni par l’intégrisme.
Si Charlie Hebdo venait à être condamné, si l’autocensure généralisée devait faire jurisprudence, nous perdrions tous cet espace commun de résistance et de liberté.
Pour ces raisons, nous soutenons Charlie Hebdo et le droit de continuer à critiquer toutes les religions sans exception.

Envoyer vos signatures (nom, prénom, présentation) à soutien@charliehebdo.fr
Pour suivre l’évolution du comité de soutien : www.prochoix.org

05/02/2007

Tête de liste

Tête à tête amoureux…
à perdre la tête…
une femme de tête
et lui… une tête…
il l'a dans la tête…
elle aussi.
se reverrons t'ils ?
Tête que oui… tête que non…
finalement, ils plongent la tête la première
et les voilà, tête bêche
et les voici la tête à l'envers…
tous les deux sans dessous, dessus.
sans queue ni tête… pas tout à fait…
mais arrive un accident de la vie
un tête a queue
première prise de tête
elle s'entête…
lui sa tête de lard,
elle, une tête de linotte ;
ils ont tous deux la tête dure.
elle a en tête une jolie
petite tête d'angelot…
une jolie tête blonde naît
et lui, veille l'aimée
et le bébé qui tête…