15.10.2009
lagune
dans la chaleur de la nuit, dans mes rêves,
sur ma peau, il y a une trace de toi…
tes yeux clos, ta bouche entr'ouverte.
mes mains posées sur ton ventre tout chaud…
tu dors encore et tu sait que je veux ton plaisir.
Au bout de mes doigts agiles, ton humide royaume.
Je viens le visiter, lorsque j'entre en toi, tu t'éveilles.
Je regarde tes yeux briller.
Je te veux nue, à ma bouche offerte, tes seins délié de par ma langue,
d'ennivrants baisers. Ta lagune à laquelle ma bouche rivée boit et lèche,
que se mèlent nos corps… que cette fièvre braise danse.
nos corps emmelés,
nos peaux imbriquées
nos langues virevoltées
nos sexes emboîtés
nos âmes mélangées…
17:26 Publié dans erotisme, poésie, poesie, sexe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sexe, poésie
16.04.2008
imaginaire biographie
Penser la vie comme un point d'interrogation ?
ou, sans doute, comme un point de suspension…
la vie !!!
11:21 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : imaginaire, biographie, poésie, interrogation
16.01.2007
Paridis sur terre
Pour aller à Paris de Champigny, à cette époque, deux solutions s'imposaient… traverser tout Champigny sur toute la longueur jusqu'à la gare SNCF de Champigny-La Varenne, (qui allait jusquà la Gare de la Bastille… précisement là ou se trouve à présent l'Opéra. Cette ligne est devenue le RER. Ou prendre le Bus 106 qui allait de l'églaité jusqu'au Château de Vincennes… Un bus à plate-forme TN4H, on y accédait par la plate forme arrière, assez basse, elle rasait presque le sol…Lorsque le bus démarrait, on pouvait encore y monter en plein-vol… un contrôleur était en permanence à l'arrière, décrochait la petite chaînette gainée de cuir et vous poinçonnait votre ticket (il était tout fin jaune, et détachable d'un carnet en accordéon… j'en possède encore…) j'était fasciné par la machine à composter en métal de ces monsieurs, j'ai toujours rêvé d'en posséder une. on y introduisait le ou les ticket et on tournait une manivelle et le ticket était imprimé… donc composté. Ensuite ou on restait sur la plate-forme, et l'on prenait le fais,ou l'on entrait et on s'asseyait sur les jolis bancs en bois… le sol de ces bus etait fait de lattes de bois. les parois en métal crème avec des motifs jaunes et gris me semble t'il… sûrement mon premier choc graphique. Le conducteur était dans une cabine a part située à l'avant du bus décentré sur le côté gauche, ils avaient de belles vestes en cuir assez épaisse - pas de chauffage!!) et leur siège était tres enveloppant… leur petite cabine me fascinait aussi.
Une fois passé le pont de Joinville, nous arrivions par le bois de Vincennes jusquà la station terminale de la ligne 1 le Château de Vincennes… le trajet me semblait tres long et c'était une aventure pour moi… Le pavé était rude et nous étions secoués sur ces jolis sièges de bois…
Ensuite le métro… à l'entrée un ou une poinçonneuse vous perçait votre ticket à l'aide d'une pince… vous accédiez ensuite sur le quai… si un métro arrivait, une épaisse porte automatique vous barrait le passage, pas question de passer tant que le quai n'était pas vide… L'éclairage était moins vif que maintenant… les biseaux du carrelage servaient à renvoyer la lumière jaune des ampoules. Une rame de métro Sprague thomson arrivait avec sa belle couleur verte. Outre le machiniste qui le conduisait, un home était dans le wagon de tête employé à ouvrir ou fermer les portes… ces gens là étaient respectés…
Dans un fracs d'enfer, le métro roulait, dans le noir du tunnel, par les fenêtres éclairés quelques rares pub…" du bon, dubon, dubonnet" les chaussettes Phildar… Les sièges en bois était aussi inconfortables que nous étions secoués…
je regardais défiler les rails et derrière la vitre je rêvassais et imaginais que tout était un décor mis en place spécialement pour moi…
Cela quand ma maman m'emmenait parfois lorsqu'elle avait à faire à Paris… Ce qui était pour moi une expédition en terre inconnue… Généralement nous finissions à "la Samar" et je regardais les petits chiots à l'étage qui en vendait, je me perdais dans les rayons, et pour qui connait le superbe film "Bebert et l'omnibus" (avec Higelin ado!) c'est exactement l'époque et l'ambiance de ces moments perdus du paradis mon enfance.
C'était les années soixante…
11:20 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chronique
05.01.2007
le front de libération des étoiles
le front de libération des étoiles
ne t'a pas décroché la lune
il la préfère dans son écrin de soie noire
le front de libération des étoiles
ne t'a pas décroché la lune
à son patere, il a accroché
des baisers et des caresses délices
ainsi quand tu lève ta caboche
sur tes yeux descend des cieux,
des baisers délices et des caresses.
16:15 Publié dans erotisme, poesie, sexe | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poésie, érotisme, amour, électrophone
29.11.2006
l'ignorance
Nous mourrons pourtant,
le silence est si rassurant…
Nous mourrons pourtant,
le silence est si apaisant
comme un souffle d'air frais.
Pas de peurs du lendemain
pas de peurs à avoir
loin du bruit, le silence…
Rien au-delà,
pourtant pas de peur.
loin du tintammarre
il est diamant et or blanc.
Quand le vacarme en devient
si bruyant qu'il en est silence,
que la rumeur devient lance
et flèches, et les mots qui
perdent sens, le silence
devient refuge, pas de peur !
pas de pleurs ! il est si apaisant.
Nous mourrons pourtant,
pas de peurs à avoir !
Au-delà est ignorance
et nous, nous cherchons
la jouissance et la célebrons
Nous mourrons pourtant
mais en ce silence,
nous trouvons l'en vie.
13:25 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : poésie, tire-bouchons, draps brodés
25.09.2006
velouté
je ne lui dis rien, je rêve seulement
de ses yeux clairs et lumineux,
porté par son regard acérés
je voyage sur le velouté de sa peau.
Autour d'elle, comme le vent,
qui secoue les branches des arbres
comme des elfes allumant feux follets,
des herbes folles, couchés par un souffle.
A son insu, je suis emporté… bringueballé
sans ménagement, bousculé
par la tendresse de son visage.
Mes yeux ne voient que sa bouche.
magnétique, qui m'aimante et m'attise
je ne lui demande rien, ce rêve seul
du gout de ses baisers, d'une étreinte,
et de sa langue de soie chaude
rêvasser de m'y prélasser.
18:20 Publié dans erotisme, poesie, sexe | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : poésie
20.09.2006
nos miels
ses levres s'entrouvent, elle d'or,
un filet de salive perlé
ou un reflet de lune brille à sa bouche…
son souffle nuage le silence dans la nuit…
ses yeux clos étincellent la pénombre.
Son corps incendiaire sur le plaid rivage,
elle d'or… silhouette, ombre impériale
à moi, ses doux rêves sans complexes,
où convergent nos élans, nos corps à corps.
Moi veut de son con fusion, désire con prise
l'éveiller, lui offrir voyage éventail,
ma bouche à son con plisse, au fond de ses replis
ma salive emmiellée de sa crême savoureuse
elle, élancée, alanguie, s'abandonne, son silence
supplie d'aller plus loin, plus profond, plus fort
la prendre sur la grêve, sans trêve, s'assembler
mécano nos corps, arpège d'accord majeur
index s'amuse de la fièvre de ta fève.
à vif, vitale, l'envie de mon vit t'enveloppe,
pleine de ma sève, m'invite au sérail.
Nos reins se creusent, ondulent, dansent.
nos dents, ta langue, nos lèvres se livrent
con bat contre ma vie, fixe sexe à sexe
flexible au garde à vous, il luit de tendresse
s'étend dard, s'étale ta peau sous le vent.
prise par les hanches, par les épaules,
je te retourne, t'enfourne, t'enfourche.
Fesses festives Fête de sens. essence.
Naufrage mon âme, nous nous perdons.
Bout seule d'érectionnel, tête-bêche nord ou sud
le ciel de lit, toi, pôle air. ciel de nuit de taie.
je tête sein, je croque fesses, je mordille
bouche et épaules, froisse cheveux
déchire linge et draps…
je te veut encore plus nue, je te veut.
Quand se mele l'ange de langue
chavire et salive, souffle coupé et court
mélopée de tes soupirs, chant de reine.
sous le vent, au lit, le miel se mêle le lait.
16:05 Publié dans erotisme, poesie, sexe | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : erotisme, sexe, poésie
12.09.2006
cyprine
Blanche goutte d'émoi
coule de ta bouche…
le goût de toi, de l'opale perle,
gourmandise lappée,
que mes papilles
la journée durant, préserve.
blanche goutte d'émoi,
de moi a toi,
léchée pour compte…
16:15 Publié dans erotisme, poesie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, érotisme
27.08.2006
donc voici la reponse de Musset… et là vous avez trouvés ?
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots :
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Alfred de Musset
Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.
George Sand
12:20 Publié dans erotisme, poesie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : poésie, érotisme, écriture
Un classique, mais sans doute certains ne connaissait pas encore…
Un poeme a lire entre les lignes*
(lettre à A. De Musset)
Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
amitié, en un mot la meilleure preuve
que vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
Georges Sand
*une ligne sur deux…
11:14 Publié dans erotisme, poesie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poésie, érotisme, écriture


