15.10.2009

lagune

dans la chaleur de la nuit, dans mes rêves,

sur ma peau, il y a une trace de toi…
tes yeux clos, ta bouche entr'ouverte.
mes mains posées sur ton ventre tout chaud…
tu dors encore et tu sait que je veux ton plaisir.
Au bout de mes doigts agiles, ton humide royaume.
Je viens le visiter, lorsque j'entre en toi, tu t'éveilles.
Je regarde tes yeux briller.

Je te veux nue, à ma bouche offerte, tes seins délié de par ma langue,
d'ennivrants baisers. Ta lagune à laquelle ma bouche rivée boit et lèche,
que se mèlent nos corps… que cette fièvre braise danse.

nos corps emmelés,
nos peaux imbriquées
nos langues virevoltées
nos sexes emboîtés
nos âmes mélangées…

22.08.2009

j'attends du hasard

J'attends du hasard qu'il fasse un peu mieux les choses
de ne pas savoir comment demain sera fait
d'être bouculé, virevolté, émoustillé, surpris
et étonné d'être en vie…
envies.
au hasard, du détour d'une rue,
trop tôt pour nos regards croisés,
s'effrayer des possibles, des égarements
suivre ta route, gravir tes montagnes…
prends ma vie.
J'attends du hasard qu'il fasse un peu mieux les choses
des détours, des errances, des explorations
de l'inattendu, de l'inespéré, qu'il survienne
contre mon gré, s'imposer, contre ma volonté
contre mes attentes célébrer le miel de la vie.

20.08.2009

Vacarme

Du secret enfoui en mon fors intérieur,
diamant brûlé ; braise puis charbon.
Cette craie écrasée, poussière
A qui révéler ce qui est oubli ?
Le sourire a survécu aux soleils
en miettes, aux étés de neige.
Révéler que le cœur est roche
brisée, émiettée, que la pierre a fondue
Songer à ciel ouvert de ces souvenirs
délavés, silencieux vacarmes,
d'où surgirait la main qui m'a lâchée.
la main que j'ai lâchée.

19.06.2009

Le modèle

Dessinant le contour de ce sein

le graphite caressant la pointe tendue

delicatement ce blanc mamelon

ces belles pointes brunes

 

d'un trait délié, passant à ton con

où ma mine s'attarde à en lisser

ta fine raie, d'ombre et de lumière

les courbes halées de tes fesses

 

cuisses caressées d'un crayon

tendre, là ou la peau est si soyeuse

dure, là où la chair exprime l'envie

remontant, hésitant, soulignant…

 

donnant de la chair au désir

de ce corps, de cette âme

abandonnée, divine

l' aimer, s'y plonger

 

Baiser cette bouche offerte

ces yeux mi-clos, éblouis

cette petite riviere où s'insinue

un crayon de lait et de feu.

Le modèle

Dessinant le contour de ce sein

le graphite caressant la pointe tendue

delicatement ce blanc mamelon

ces belles pointes brunes

 

d'un trait délié, passant à ton con

où ma mine s'attarde à en lisser

ta fine raie, d'ombre et de lumière

les courbes halées de tes fesses

 

cuisses caressées d'un crayon

tendre, là ou la peau est si soyeuse

dure, là où la chair exprime l'envie

remontant, hésitant, soulignant…

 

donnant de la chair au désir

de ce corps, de cette âme

abandonnée, divine

l' aimer, s'y plonger

 

Baiser cette bouche offerte

ces yeux mi-clos, éblouis

cette petite riviere où s'insinue

un crayon de lait et de feu.

02.06.2009

Boite

Mes mots égarés. déchirés

au fond d'une boite,

rafistolés de papiers crépons,

de rubans noués. dénoués.

Pourtant polis, patinés

tout simples, de tout cœur.

Chuchottés et criés

quand trop de silence.

Chantonnés de trop de joie.

Mes mots égarés, déchirés

au fond d'une boite.

Ne dire à personne…

secrets, obscurs,

parchemins courants

dévalant sentiers,

traçant des boulevards,

ne dire à personnes

que pales secrets

pleine lumière,

de mots braisent le cœur

dès lors que je désire.

05.05.2009

infiniment, infiniment

Le ciel que tu ne peux atteindre

l'air insaisissable,

le bleu du ciel que tu ne peux fixer

ce silence que tu ne peux entendre

juste le souvenir.

ces cœurs qui t'ont étés offerts

ces corps jetés, repris…

ces interminables étés

ont finis par par passer.

Le temps qui file.

 

Mon cœur de hors-bord

rangé dans sa pochette surprise

prends ses quartiers d'été.

Mon heure ange débordée…

Secret cœur fondant.

ses souvenirs coffre-fort

clos et insaisissables.

 

infiniment,  infiniment

06.02.2009

Même si…

je ne peux atteindre ton JE
toi, mon autre moi
celle qui étoile, celle si ciel…
Je veux que Nous.
Nous afin que mon jeu,
mon tête-à-tête avec moi-même
cesse enfin et qu'enfin
être toi, mon autre JE même,
un je t'aime.

06.01.2009

vœux!

je voeux le sel de la vie
je voeux des faims en soi
je voeux des rêves éveillés
je voeux de l'amour unlimited
je voeux plus d'étés, bannir l'hivers
je voeux des désirs et moins de désert
je voeux pour mes proches un monde meilleur
je voeux des terres vierges, des jungles et des îles
je voeux la politique moins cynique (on peux rêver!)
je voeux des rêves survoltés de révolutions merveilleuses

 

Parce que le début d'année, est le temps des "je voeux", 
je vous invite à  lister consciencieusement vos bonnes résolutions, à établir 

                 votre liste de priorités    
                          vos envies,
vos désirs, 
vos rêves,                        
                       vos espoirs                 
                                           vos espérances


 tout ça à partager pour que l'univers vous aide à les réaliser... et pour m'accompagner, je tague dix amis : 


Volcane
Swanie
Esther
elisabeth
vallisneria
MamzelleCoccinelle
Cara Mia
ithaa
E.Bovary
if6
gazelle

à leur tour d'écrire leurs dix "je voeux",
puis de taguer dix de leurs amis...       

23.12.2008

warning !

Attention ! le 30000 eme visiteur aura un cadeau de moi,  le chiffre approche ! surveillez le compteur en dessous à votre arrivée si c'est vous le 30000eme signalez-vous!!!!

 

 

08.12.2008

mes larmes sèches

je porte en moi les serrures du ciel,
ce cadenas, cadeau solaire.
Cet enclos, où les infinis définissent
le fin socle de la faim.
je n'ouvrirai les portes, qu'à celle
qui nourrira mon âme scellée.
Mes larmes sèches, au fil des jours,
cristallisent des joies, sur les joues
échouées.

25.11.2008

30 000…

bientôt 30 000 visiteurs… !!! déjà !

on pourrait fêter cela… offrir un cadeau à mon 3 000eme visisteur… vous avez une idée pour le cadeau ?

14.11.2008

Nuit profonde

Elle pense : "même en enfer, je t'y suivrais si mon éternité était faite de ton amour"

L'ombre s'était faite autour de leurs peaux, chaude, par vagues de tiédeur, et de fraîcheur par instant…
elle les enveloppait de sa rassurante noirceur… elle etait empreinte de murmures et de chuchottis…
elle ne savait ni ou elle était, ni depuis combien de temps elle se trouvait là…
elle n'avait pas peur…
Elle pense : "même en enfer, je t'y suivrais si mon éternité était faite de ton amour"
des mains se posaient sur elle, ni hésitantes, ni insistantes…
comme si des pétales de fleurs tombaient sur elle…
"tu viens ?... je t'emmène" dit-il
son pas hésitant, ses pieds nus sur un sol boisé, parfois elle butait contre…
quoi? quelque chose ? quelqu'un? mais sa main secourante, douce et ferme la menait,
elle oubliait de s'interroger, son appréhension la quittait lorsqu'elle sentait ses doigts au bout des siens…
et sa voix… chaude et envoutante… qu'elle reconnaissait dans l'obscur, sa lumière à elle…
Elle aurait pu le suivre, seule, à son parfum qui traînait derrière lui… son musc, son effluve…
parfois elle sentait des lèvres effleurer les siennes, des langue se poser sur sa bouche
tellement fugitivement qu'elle se demandait si son imaginaire ne se jouait pas d'elle…

de ses fines chevilles des caresses, milles doigts remontaient, le mollet, son genoux, le creux poplité.
Se pouvait-il que ses mains aient autant de doigts, que ses caresses soient aussi douces?
son parfum lui indiquait qu'il était bien auprès d'elle… cette sensation d'une armada de plumes, de fines mèches de coton s'emparait d'elle…
sa peau, son corps se recouvrait de milles flocons de neige, s'évaporant à peine posé sur elle…
Son ventre exigeait, et elle se dit que ces doigts mettraient un temps infini a arriver à son santuaire. elle voulait sentir son corps contre elle… le sentir dur, bandé contre son ventre… mais elle n'était visité que par vent et nuages… un vent malin… quasi impalpable…
là sur le genou, là effleurant le haut de la cuisse, se posant à présent sur le nombril, s' évanouissant, se jouant d'elle, aveugle dont tous les sens étaient cependant en éveil, elle guettait, prévoyais la prochaine caresse, et se trompait toujours… ses oreilles percevaient le frissonnement de sa chair, les déplacement des êtres autour d'elle, et chaque pas semblait absorbé par le bois sur lequel elle avançait…
Etait-ce une plume, des ongles, était-ce un glaçon ? elle identifia cependant la main qui la quitta et qui referma le froid métal sur ses poignets… son parfum… elle chercha sa bouche… en trouva une … lui? des lèvres de velours… "il" croquat sa levre inférieure, sa langue l'humectait… elle voulu répondre a ce baiser, mais ne trouva rien… elle ne savait si elle etait seule ou si les "autres" étaient là… le noir, toujours chaud, elle etait nue, recouverte d'un fin linge de soie, léger, translucide, et confortable… elle n'avait pas froid… elle se sentait bien, et confiante… elle attendait que quelque chose arrive… elle demanda, personne ne repondit, alors elle avança, buta contre une chose qu'elle identifia comme un lit ou un canapé…
De nouveau, elle sentit derriere sa nuque, son souffle, son odeur…
a quelque millimetres d'elle…
elle sentait son érection…
elle voulait qu'il agisse…
la pointe d'un sein fut léché… délicatement… ce ne pouvait être lui… qui?
son sein pointait, il se durcissait sous cette langue aérienne… elle voulait être têtée, désirait que cette bouche l'absorbe tout entier…
rien que la légereté…
l'autre sein fut à son tour lippé…
"ce n'est pas possible" ce n'est pas QUE lui…"
silence…
autour d'elle ça se deplaçait, elle cru entendre des linges tomber à terre…
on l'embrassa, elle pensa que deux bouches se disputaient la sienne, sensation de deux langues qui se glissaient, léchaient ses dents, sa langue, ses lèvres…
elle voulait étreindre mais ses mains étaient retenus, contraints…
elle se sentait tomber, vertige…
sa nuque recouverte de baisers, frissons… la naissance de ses seins…
la nuit… elle distinguait a présent des formes fugitives… son imagination ?
"Ou est il ?" qui sont ils , Mais si c'était des femmes ?" elle ne pouvait rien faire… chaque baiser en appelait un autre, délicieux… Il était trop tard, elle ne pouvait plus résister… elle se sentait tomber au fond d'un précipice… elle décida de s'y abandonner…
son ventre… elle voulait que ces bouche s'y pose vraiment… au plus vite… qu'elles décollent, qu'elles se posent vraiment…

lui : "tu viens ?... je t'emmène"
Elle pense : "même en enfer, je t'y suivrais si mon éternité était faite de ton amour"

Il la mena à ce qu'elle avait identifiée comme un lit… il s'y laissa tomber avec elle, l'embrassant, l'étreignant comme elle l'avait souhaitée…
Il pris ses bras et les etira au dessus de sa chevelure, détacha et rattacha les bracelets a ce qu'elle supposa être une tete de lit…
de nouveau elle sentit tous ces doigts sur ses seins, il l'embassait… elle le reconnut… au gout sucré de sa salive…
on installa sur ses yeux un bandeau, qui rendait la pénombre d'encre. Le court instant de l'installation, elle eu le sentiment que la nuit était moins obscure… sensation d'être regardée, sous sa nudité, admirée?
des froissements de tissu,, des corps qui glissait sur la soie du drap, des peaux se frôlaient, des étincelles de désir s'allumait… des gémissements près d'elle dans sa nuit, des souffles courts et des respirations qui s'ébouillantaient… elle ne pouvait que s'imaginer ce qui se déroulait près d'elle… la couche ballotait au gré de leurs extases, ces corps qui parfois la touchait, et elle qui s'installait dans l'impatience…
Son parfum restait auprès d'elle, et elle ne savait ce qu'il faisait… elle recevait sa bouche, d'autres bouches explorait son corps qui s'abandonnait, qu'elle sentait devenir peu à peu liquide, une mer qui se dechaînait, vaguelettes de plaisir qui ne tarderaient pas à devenir vagues d'extases…
une bouche friandise descendait de ses seins, le long de son ventre, se perdant en chemin avec d'autre bouches, s'attardant là sur le nombril, là dessinant des 8 de salive… a présent les mains, les bouches se faisaient plus hardies… Incapable d'imaginer précisement ce qui se deroulait autour d'elle, tant elle semblait être l'épicentre d'un magma de sensations…
Ou etait il? cette bouche, cette main, c'est lui?
une main ferme et douce lui ouvrait les jambes, les vagues de baisers et de caresses l'ennivrait… elle se debattait, se frottait contre les corps brulants…
son souffle s'affolait… elle etait sa chose, mais il la partageait et dans sa pensée sauvage, se demander s'il lui offrait ce plaisir ou s'il l'offrait elle etait impossible…sa chose, son âme, son plaisir… Finalement elle etait heureuse de s'offrir pour lui et de recevoir son offrende, les autres pour elle…
Son bouton, lappé, léché, sucé, titillé, devenait d'un coup le centre du monde rien n'existait d'autre que cette brulante torpeur qui d'un coup l'assaillait… elle était bonbon, friandise, elle coulait dans la gorge de son assaillant(e) "je suis une sucrerie, un sucre d'orge… je vais fondre…"
Les soupirs alentours ne cessaient pas, mêlés aux siens… une symphonie charnelle, une petite musique de nuit, qui chauffait l'âme aussi sûrement qu'un brasero. Lorsqu'elle poussait ses petits cris, ses feulements de chatte, elle savait que son amant adorait… il prenait cela comme un acquiescement, une confirmation du plaisir qu'il lui donnait…
Elle s'apercevait que les soupirs étaient féminins, d'autres masculins, dans sa nuit elle pouvait a présent localiser les corps…
un petit bruit électrique…
doigts et langue sur sa jolie fente… délicats et experts, des mains sur son ventre, d'autres sur ses seins, pas un centimètre carré, n'était épargné… elle n'était que caresse, qu'ivresse. A ses lèvres se présenta alors une forme douce, elle goba… l'exitation montait… sous sa langue elle sentait la forme gonfler et durcir… elle goutait l'instant… ne savait ou sa conscience devait se focaliser… elle n'était plus, elle était ces êtres, elle devenait leur désir, leur envies, leur respiration, elle était leur sperme, leur cyprine, elle devenait leur jouissance, leurs orgasmes étaient le sien…
Son ventre, ses cheveux recevait des goutelettes brulantes. sa fente acceuillait des doigts inquisiteurs qu'elle aurait aimé plus profonds, plus rapides… sa bouche se délectait, son ventre plapitait… une chose électrique s'enfonçait en elle… qui d'elle ou de cette chose vibrait? ça perçait son âme…
basculée sur le côté, elle retrouva le parfum aimé, il lui lecha la nuque, et se presenta à son anus, à son habitude il lui caressait les fesses de ses belles mains chaudes et genereuse… sa main se perrdait par mi d'autres, elle ne pouvait plus faire aucune différences… son corps reclamait exigeait, son plaisir s'imposait, et elle n'avait plus de centre, ni de périphérie… juste une série d'éblouissements, par vagues. son corps se collait, une fine couche de sueur entre eux… il s'enfonçait lentement en elle… son bassin répondait… devant la chose continuait à l'électriser et son ventre éclatait en de milliers de décharges électriques. sa bouche désirait un nectar inconnu, un gout nouveau… elle desirait que l'inconnu jouisse à présent… elle perdait la tête… une tempête se déclanchait… sa peau ballottée… bringueballée, aspergée, goûtée, cette odeur de sperme qui la rendait folle… se rendre… rendre les armes, ne plus résister… la tension du gland léchée, atteignait son maximum elle sentait bien que lui aussi allait se rendre, sa gorge le recevait et il se raidissait, se tendait… il était prêt à éclater comme un fruit mur… elle voulait le boire… elle voulait qu'il gicle là sur sa langue… découvrir son gout… lorsque son sperme coula; son amant déjà entré, elle sentait a travers la fine paroi deux formes invitées l'emporter au delà du temps et de l'espace… elle joui une nouvelle fois… des éclairs… des flash… des frissons… il la rejoint.
entre deux éblouissement elle pensa "même en enfer, je t'y suivrais si mon éternité était faite de ton amour".

09.11.2008

Abrasif

Abrasif, le silence qui, parfois lui rongeait l'âme
ça restait au fond du ventre, à vif comme taillé par une lame.
Pas de mots pour cela, que des maux sans raisons.
Tête vide, silence et absence, sans larmes, sans.
le monde vidé de tous les êtres qui le peuplait.
Alors ses pieds sans consulter sa tête, en fuite…
parcouraient des rues qui ne le menaient nulle part.
la ville, prison, du quotidien, des jours rêvés.
Ses mains impuissantes à retenir l'autre,
son coeur qui saignait sans bruit, discret.
son être qui réclamait la vie, et qui l'observait.
Ne pouvant faire que cela… et attendre…
Alors dans ces saisons grises, qui se déroulaient
les jours et les heures s'égrenant, toutes semblables
ses pas le menait dans des rues déjà parcourues,
des visages de passantes méconnaissables.
Il voulait courir jusqu'à ce que son cœur éclate
et qu'il ne ressente plus rien que son souffle court.
Il se fondait au gris de la ville…
il ne cessait de l'attendre, de l'atteindre…
Le soleil semblait ne jamais se coucher,
sa lueur sourde ne le réchauffait jamais.
Il cherchait le centre du cercle dans lequel
il se perdait, s'égarait; repassant cents fois
par les mêmes sentiers, des chemins
qui se révélaient être des impasses.
Il ne renonçait jamais, ni à son espoir
ni à son désespoir qui, parfois s'accrochait
telle une tache de boue, de la suie.
Ce n'etait rien que l'automne.
Ca annonçait l'hiver.

09.10.2008

Avant

Il l'avait rencontré, n'avait que d'yeux pour elle… 

Trop belle pour lui… sa fraîche bouche fraise

son vert iris perdu au loin…

Ses pieds, ses fines chevilles semblaient nus, 

effleuraient le sol sans jamais se poser. 

Ses pas la menait, poussée par le vent.

Elle était là, lui, sa tête se vide… ses mots définitifs 

ses phrases, des sentences jetés au silence.

Elle semblait indifférente. 

Lui… ne montrer ni son intérêt, ni son désir.

jouer le bel indifférent. 

Apres cette soiree chez des amis,

sa présence à ses côtés… métro

rester auprès d'elle…

avoir peur. Ne pas la brusquer.

sentir son parfum. la respirer.

La chaleur de ses jambes, le coussin de sa peau,

elle contre lui. leurs mains si proches…

Lui, n'aurait jamais osé. si seulement…

Seulement la raccompagner…

l'accompagner…

"tu ne m'emmènes pas chez toi?"

 

La pénombre protégeait leurs délices.

Elle, sa main, naufragée volontaire de son jean s'affairait.

Lui, ses doigts nomades posés, territoire d'aventure, 

l'entrebaillement cotonneux d'un slip humide… 

Elle, Ses cuisses s'ouvrent au plaisir d'être caressée.

Ils s'embrassent, se dévorent, se goûtent.

Un baiser timide, deux bouches se frôlent,

deux bouches fleurs téméraires.

Corps à corps empressé, le fait bander.

Elle le guide, l'invite…

Ils sont déjà de vieux amants.

19.09.2008

Pendant

Elle n'avait plus de nom, ou trop… Elle etait brune, rousse, blonde, Elle était toutes les femmes avec qui il avait fait l'amour, qui avaient bien voulu coucher avec lui, dont il avait rêvé, Elle etait l'Unique… le reflet de son désir, la réponse à ses obsessions…
Son pénis tendu réclamait satisfaction, il était Exigeance, et réclamait son dû… il voulait tout de suite jouir. Il voulait finir sa course du fond de ce ventre délicieux et acceuillant, et exploser tout de suite, rien d'autre ne comptait. Il voulait être mangé par ce sexe chaud et crémeux qui l'enveloppait, il voulait se dissoudre en mille goutelettes lumineuses. Ce sexe qui répondait à ses allées et venues.
Humide de sa salive son gland chatouillait son petit clitoris. Le sentir tout dur l'enchantait. son gland lissait et se frottait contre lui. Il brûlait d'envie de couler sur lui tout le sperme qu'il pouvais déverser, l'entendre chanter à son oreille, la pénétrer au plus vite, perdre conscience et laisser aller son corps fiévreux contre sa peau si douce.
Ses mains caressent, soupèsent les seins de son amante. ses reins s'emballent, en cheval fou, plus profond, il cherche à venir, à cogner contre les parois bouillante de son utérus. Son pénis, virevolte, dérape, plonge en cette grotte enchantée.
Il s'arrête, comptemple les yeux mi-clos, les lèvres frémissantes, les apétissantes courbes, les clavicules, les pointes des seins. Il songe : "je veux te baiser, te baiser, te baiser, je veux t'enfourcher, t'enculer, t'enlacer, sans te connaître, te reconnaître, sans te devoir amour, sans te devoir tendresse. Ne me demande pas d'être raisonnable, j'ai faim, j'ai envie des ces envies, que rien ne peux freiner", frénésie, désir de chair, jouir, encore et encore…
Se cognent leur bouches, leurs langues se cherchent, lappent, il bois salive, il lèche ses dents, ses levres. Elle l'attire,sa bouche ventouse, sa langue limace l'électrise. Il persiste a la culbuter, Ses reins se retiennent mais l'envie d'exploser est forte. Leurs pubis frottent, se chauffent. Il ferme les yeux, des images s'incrustent derriere les paupieres. Il l'imagine vêtue de bas, le haut des cuisses nues. Une seconde peau caressée lentement. un fin voile embellissant et soulignant les jambes… magnifique! Prenant son temps… Mains ascensionnelles. Palpent… Mains douces et chaudes posées nonchalement sur ta touffe de poils chaude et humide… Doigts qui visitent, hésitent et plongent…
Il n'est plus là, dans ce lit, Ils sont dans le metro, dans un magasin, dans la rue. Il imagine…
Il rouvre les yeux, Elle empalée sur Lui, tes reins qui s'agitent, rapides, Il se tends, s'arc-boute pour être encore plus profondément ancré à elle, il bande dur, et c'est presqu'agréablement douloureux. Il attrape ses seins, ses tetins, les happe de sa bouche.
Elle ressent la caresse à ventre, lui tortille ses poils qu'il aime. Son clito frotter contre son bassin. Il aimerai qu'elle lui prenne les bourses, mais la position est malaisée… Il veux l'entendre crier, haleter, soupirer… Il s'agite pour extirper à ce corps des soupirs et des chants…
De nouveau il ferme les yeux, imagine qu'elle se caresse, qu'elle lui offre ce spectacle dans un métro, discrètement, lui moi seul sait ce qu'elle fait… sous son manteau ses mains caressent… plongée des doigts. Il ressent fort son plaisir discret. Le partage, bande et elle sait qu'il l'attraperait après.
Sa bouche, Ses seins, Ses fesses l'exitent au plus au point, mais plus encore ; il visite sa petite chatte et ce voyage les emmènent dans une extase. Petits cris, tes tensions qu'il ressent dans tout ton corps, ses tremblements, ses sueurs, cela le mene à la rejoindre en cet éblouissant rivage.
leurs reins, ne font qu'un, reins s'épousant et valsant de concert… son con serre et l'etreint. il la tourne, la retourne. A fleur de peau, leurs caresses se retournent contre eux, croyant exiter l'autre, ils se chauffent et il résiste tant que se peux à l'imperial désir de jouir tout de suite, voulant faire prolonger cet instant d'avant la petite mort.
Leur corps semble s'affranchir de la pesanteur, leurs peaux baignée de sueur glisse, de petits clapotis, de petits bruits incongrus naissent d'entre leurs ventres. Ces deux corps s'agitent dans une danse désordonnée, d'une urgente course, ce n'est pas une bataille mais cela y ressemblerait s'ils ne naissaient des sourires et des soupirs de leurs lèvres jointes. Ils s'accrochent, se griffent, se caressent. le penis, coulisse, sort, rentre, parfois il s'égare au dehors, émerge gland dehors luisant, comme pour respirer. il entre a nouveau, son rythme s'accélere, décrois, son ventre à elle, est aussi affamée que le sien, mais elle le mange, le devore, tente de l'empêcher de sortir de nouveau, son ventre à elle veut son sperme et elle fait tout pour qu'il cède, lorsqu'elle pense qu'il va dégorger sa sève, alors, il ralentit son allure, de petits mouvement immobiles, mais profonds, résolus… il ne recule plus mais semble s'enfoncer encore plus loin… et là elle cède, elle recède de nouveau lorsque ce pénis devient un petit ver rapide, un python royal, une anguille qui l'électrise. Elle a la chair de poule, des frissons et plus encore. Lui, son dos, est luisant de sueur, de petites goutelettres coulent le long de la colonne vertébrale, il a aussi des petits frissons… Il accélere, il se sent éclater, son gland est le centre de l'univers. sa sève monte… elle est semble concentrée en ce lieu, il voudrait jouir tout à la fois, dans sa bouche, couler dans sa gorge, sur ses seins, dans son anus, étaler son sperme sur ce beau corps qui lui fait fête, il voudrait qu'elle le caresse, son gland enveloppé par ses cheveux, jouir dans ses bas, entre le nylon et la peau… par dessus tout il voudrait l'entendre crier, gémir - ce qu'elle fait - il lui semble que son plaisir à elle le guide dans le sien. leurs ventre explose, supernova, leur ventre illumine le jour, la nuit, il n'a plus de souflle pour penser, le long de sa colonne vertébrale, un petit courant électrique… il s'enfonce, et l'univers implose, son gland devient mer, tempête, incontrolable volcan aussi… le long de son pénis coule la vie, son regard se trouble, sa pensée s'illumine. Elle est si belle, si… son ventre si chaud et lui si liquide, qui fond et explose en même temps, cette chaleur au bout de son pénis qui remonte tout le long de son corps, cette petite chatte si belle, si bonne avec son gland, qui l'étreint, l'acceuille et le dévore et lui qui disparait en ce corps, contre ses seins, dans sa bouche, les étoiles luisent longtemps, ils jouissent ensemble, leur deux corps se dévorent, et le silence soudain prolonge leurs soupirs.

16.09.2008

Après

 

Sur un lit de satin noir             sperme coule, éclabousse

une araignée, nue                   s'étale sur la nuit satinée .

et désirable                            Flaque d'or pale

écartelée, pénétrée.                rivieres opales             

Ses longs bras,                      nombril petit lac de lait 

ses longues jambes                deux corps tiedes           

ses seins pointés                    assoupis.

 

déjà de fins filaments s'étirent, sèchent, et craquellent

des extases rêvées, des sommeils d'après

chauds et profonds comme un songe d'opium.

déjà des parfums, des muscs, des sueurs sucrées

baignent les draps et les corps endormis.

Une parenthèse dans une lutte accord, 

des envies renaissent et demeurent

des désirs de nudité, de peaux, de l'autre

des corps affamés, devenir l'autre…

s'y perdre, s'oublier.

15.09.2008

pluie

Mes mains ont beau glisser,
ma peau frotter la tienne,
ma douceur se fondre dans l'âtre
brulant de ton désir,
copie carbone des miens,
jamais ne t'envelopperai
comme l'eau qui coule sur ton corps,
comme cette pluie sur ton visage
qui ruisselle sur ta nuque.

06.09.2008

extrait du site de la libre-pensée

http://librepenseefrance.ouvaton.org/

Visite de Benoît XVI :
Paris en état de saint-siège ?
Selon le journal le Figaro du 3 septembre 2008, un dispositif policier d’une ampleur rarement vue auparavant va être déployé pour assurer « la protection » du pape Benoît XVI. 6 000 policiers et gendarmes (3 500 à Paris et 2 500 à Lourdes), les troupes d’élites du RAID et du Service de protection des hautes personnalités seront mobilisées ainsi que la brigade fluviale. Des tireurs d’élite seront postés sur les toits de la Capitale. Des tenues NRBC pour incidents chimiques et bactériologiques seront à la disposition des policiers. Les démineurs sont partout à l’œuvre sur les parcours et lieux des réunions papales.
Le porte-avion Clemenceau étant en désamiantage, le Charles de Gaulle et les sous-marins nucléaires lance-missiles étant pris sur d’autres terrains d’opération ne seront pas de la partie, mais c’est tout juste. Les Mirages et les Rafales peuvent intervenir à tout moment, au cas où. Disons-le nettement, c’est du délire.

Le Figaro poursuit : « Selon nos informations, la nébuleuse libertaire ainsi que celle des libres-penseurs brocardant les positions papales sont sous étroite surveillance pour éviter des dérapages. Dans le même esprit, les ultras de la cause « gay », tel qu’ACT-UP, sont également dans le collimateur en raison d’appels à des manifestation non contrôlées ». Ce délire sécuritaire préfigure sans doute ce qu’il adviendra bientôt avec le projet du fichier EDVIGE qui fichera tous les Elus, les militants et les adhérents de toutes les associations loi de 1901, des syndicats et des partis politiques comme de dangereux délinquants.

Nous comprenons enfin pourquoi Madame Michèle Alliot-Marie a refusé , à plusieurs reprises, de recevoir la Fédération nationale de la Libre Pensée qui lui demandait d’être entendue à propos de la révision annoncée de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat : elle avait peur pour sa sécurité. Elle a, par contre, reçu tous les représentants des religions dont chacun sait qu’ils sont des havres de paix et d’amour comme en témoigne les guerres en Irak, en Asie, au Proche-Orient et dans l’ex-Yougoslavie.

La Fédération nationale de la Libre Pensée rappelle qu’elle n’est pas une « nébuleuse » mais une association légale, dûment déclarée avec une Commission Administrative Nationale qui n’a rien de clandestine. Elle a des fédérations dans tous les départements. Elle anime aussi une association d’Elus locaux et un intergroupe parlementaire.

Comment ne pas constater que ce dispositif de « sécurité répressive » tous azimuts ne vise qu’à faire taire tous ceux qui ne plient pas les genoux pour recevoir « la sainte hostie » papiste. Il apparaît clairement que le gouvernement, faisant soumission au Vatican, entend interdire toute voix discordante dans le concert des louanges qui vont se déverser à flots pour glorifier l’ancien membre des jeunesses hitlériennes qui a reçu la mitre depuis.

échappée libre

  vivre libre 

Libre à vous                                 tenir

de vous livrer.                                  mes livres,

Comme un livre ouvert                                  à ma libre pensée,

je lis en vous.                                   à mon libre-arbitre

Mains et poings liés                                  mais, plus que tout

et pourtant libre,                                  de commettre délits

de commettre délits                                  et pourtant libre, 

mais, plus que tout                                 Mains et poings liés

à mon libre-arbitre                                 je lis en vous.

à ma libre pensée,                                  Comme un livre ouvert

mes livres,                                 de vous livrer.

tenir                                  Libre à vous

de la vie, ivre 

03.09.2008

La Bourboule, Auvergne

Pieds nus, remontant le courant de la source,

la poussiere collant à la sueur, la vase lave.

ami torrent, ravi de cet isolement, jeux d'eau…

des poissons d'argent filent entre mes jambes.

l'eau très froide, vives vagues, ruissellement

l'eau qui dévale et s'éclate en arc-en-ciel

sur les roches, fraîches milles goutellettes.

Pieds nus sur les galets, remontant le courant

le chant des galets fracassait celui des cigales.

verte auvergne, ensoleillés volcans…

Passait l'été, passait l'enfance… 

01.09.2008

1985

Sa voix pensait mes blessures,

s"enroulait autour de mes plaies,

et s'envolait la conversation.

Ignorant des lendemains chacals,

je dévalais alors la montagne

cailloux, et terre brûlé par un soleil

j'attendais encore la chaleur

de sa voix, et.

Sa brune parole,

mes balbutiements

mes hésitations,

 

mon silence

 

Ses lèvres arc gothiques.

cet été là, crevait en plein cœur.

Ses mots de la couleur

de nos baisers,

sa langue ailée de papilon.

ses mots jetés au ciel.

Sa voix chantait mes blessures

et.

Brune.

11.07.2008

Vaincre le soleil

Tu peux sentir le souffle de la liberté
par le vent, les fleurs, les parfums portés
visitent tes os, ta chair.
Ce "rien" précieux qui, chaque jour
chaque fois que tu vaincs le soleil
rempli ton cœur chauffé de gratitude,
souffle entre le souffre et la neige.

je veux refaire l'amour, me bruler à l'astre solaire.
me livrer ensuite au vent et à la pluie.
Invitez-moi au creux de vos reins
acceuillez-moi en votre sein.
A vous de m'ouvrir votre sérail

Tes bras ouverts, accueillants
parlent au monde entier
de générosité et de lutte.
Tu peux parler des heures de ces révoltes
fécondes, de ces colères sans haines…
Tu peux adorer toute ta vie
ces pensées sauvages, fécondes ;
tu peux vouloir vraincre le soleil…
Chaque génération reprendra le combat
là où les anciens l'ont laissé…

Ne jamais dire "je t'aime"
de peur de ne plus le penser un jour
de peur de le dire trop souvent ou rarement,
que toujours ne deviennent jamais.
je souhaite que mes mains et mes baisers te parlent
de ce que je ne connais pas encore de toi…
L'absence de tes baisers me parle de toi.

Agrandir le monde. transmettre sa rage de vivre
contaminer le réel, l'infiltrer de rêves
inséminer…
Cours t'éblouir de ces ciels lumineux
de ces ciels marins, et de ces levers de soleils
sur un monde neuf… ces libres soleils.

je me souviens alors de sa peau de pluie.

08.07.2008

Fanfaron va!

"- C'est une grève ?
- Non Sire, c'est une révolution !"

20.06.2008

Sourire

De son sourire s'échappe
des ciels bleus printemps
des champs d'orge,
de blés d'or…

je voyage des nuits entières
sur tes grains de beauté
sur ta peau blanche
et tes seins d'argent

De son sourire coule
une eau limpide,
claire et fraîche

je voyage et me prélasse
sur tes courbes inlassablement
j'embrasse ton ventre

De son sourire
le bruissement d'un vent
d'été rafraichissant.

je voyage et ton corps m'acceuille
et sa houle me berce et m'enivre
ta peau chante et me hante.

Ses yeux sucre d'orge
pointés sur le vert
de mes yeux, je fond.

je voyage en toi ;
tes soupirs, tes cris,
ton souffle touche le ciel

Sa bouche sucre d'astre
brille d'un ensoleillé
sourire friandise ;
bouche candy, lèvres fruitées

nos extases, nos étreintes
nos baisers, nos rires
ton sourire…

sourire aux senteurs de lilas
et de fleurs de pommiers.
De son sourire s'échappe
des ciels bleus printemps
des champs d'orge.

18.06.2008

Ouvrir la porte

Qui le premier a ouvert la porte
aux courant d'air ?
a ouvert le robinet
au beau milieu des vagues ?
pour tout, pour rien
pour tous, pour soi
ces terrains vagues d'espoirs
vagues et vains…
ces montagnes que l'on gravi
pour qui ? pourquoi ?
Qui le premier à peint le ciel
juste pour l'offrir au regard des autres
sans rien attendre en retour.
Celui ci qui à libéré le premier prisonnier
et lui a ouvert les grilles.
Celui là qui laisse son assiette à l'affamé.
Ces trouveurs de hasards, qui jettent
des poussières d'étoiles
à ceux qui n'ont que les certitudes.
Ces livres laissés ouverts
fragiles en l'attente du lecteur
Ces jours meilleurs qui n'attendent
que ceux qui ont trop aimé la vie.

14.06.2008

Entêté

j'ai retrouvé ma tête
ousque j'savais plus ou j'l'avais mise
entêté que j'étais, tête folle
à trainer partout…
ptêt ben que j'm'entettais
à suivre des idées folles

Délivrez votre liberté
crachez votre rage
dévoilez vos intentions

J'secouais mes puces
mes vêtements étaient trop petits
et mes chaussures trop grandes
à suivre les courants d'air
je m'enrhumais
mais si je savais ou j'allais
je ne savais quand j'arriverai.

Dont follow the leader
Ni dieu ni maître…
Never mind…

Je n'oublierai jamais
ces gerçures aux doigts,
ces chemins boueux,
ces pantalons rapiécés.
Ptêt ben que j'm'entettais
sans dieu, sans maître…
à suivre des idées folles ;
mais elles nous rendaient
heureux

11.06.2008

Timidité

je tombe à la renverse
manquant de peu tes bras.
sur une terre humide je cavale ;
sur des nuages mes pieds s'agitent.
Mais jamais ne t'attrappe.

Si je passais par toi
te souriai, tu souriai.
Tes yeux me happaient
déjà j'étais loin.
je n'osai te parler.

Journellement, te visitais,
ne laissai pas ton sourire
magnifique et lumineux
subjuguer mes jours et mes nuits.

je tombe à la renverse
manquant de peu tes bras.
sur une terre humide je cavale ;
sur des nuages mes pieds s'agitent.
Mais jamais ne t'attrappe.

09.06.2008

Superflu

Tout ce qui t'est nécessaire
tient dans tes poches ;
de l'amour, des roudoudous,
des tours de magie, des alentours,
des chemins de traverse,
des sentiers buissonniers.
Rien ne t'est plus nécessaire
que ce que tu peux porter ;
tes rêves les plus fous
les baisers les plus doux
les doudous, les froufrous

le reste importe peu et…
pour qui ne rentre pas dans tes poches
il y a assez de place dans ton cœur.

06.06.2008

Descendre la cascade - pour la délicieuse.

Descendre la cascade
et glisser sur les pierres
à la nage rejoindre le rivage.
l'eau qui coule des montagnes
est toujours la plus froide
l'eau des torrents la plus forte.
Les lichens agrippent les pierres
et les empêchent de rouler.
Descendre la cascade
et se laisser porter par l'eau.
Suivre son courant et se laisser flotter.
Si le nageur ne sait ou il va
la source rejoint toujours l'océan.
Descendre la cascade
et glisser sur les pierres
à la nage rejoindre le rivage.
j'aimerai te dire descendre la cascade
et se laisser porter par l'eau,
L'eau douce érode la pierre
mais abreuve l'assoiffé.

18.05.2008

La Réforme

Il faudrait y être toujours vif argent,
sur des sentiers d'or et de plomb
et pour oublier l'ennui, se souvenir de la quiétude.

de ses couleurs et ses nuances de gris.
L'Empire empreinte, totale.
L'Empire nous dépossède du silence

Tu dis : "j'aurai sa peau, au chagrin!",
tu dis avec les yeux qui brillent
"sort dehors, là ou y'a les vrais gens,
ils veulent mettre à bas l'argent,
ils veulent plus bosser"
Je pense : "ouais on aura sa peau
au chagrin… "

De toute façon, nous n'avons plus que le soleil
que nos baisers de joie et d'amertumes
on nous a volé l'ennui, on nous a dérobé
les pierres sur lesquels nos pas s'envolaient.
Nos révoltes ciselées à présent marketées,
nos colères et nos idées à présent commerciales,
notre rage anesthésiée par la coke et le shit
ne nous appartiennent même plus…

Il faudra retrouver l'ennui,
il faudra retrouver le silence
il faudra être seuls, nés
au monde.

Que nous cessions d'être distraits et distants
emportés par le souffle de l'Empire
dépossédés de nous même,
dépossédés de notre histoire

Tu dis avec les yeux qui brillent
"sort dehors,
les vrais gens sont là."

07.05.2008

Montées de sève

Irradier
A bout de bras
porter la lanterne.
Allumer les torches
porter la lumière.
Contrer l'ombre
et la peur.

En promenade, ta courte jupe, rien dessous, je trousse. Ma main libre visite petit paradis. Un café, t'y caresse et mes doigts trouvent le chemin de ton bonheur… Un magasin, impatience d'une cabine d'essayage, nos reins en feu impatience de jouir de l'autre. Urgence de nos baisers. tu serre bien la base de ma tige, tes doigts coulissent ma peau et les miens cheminent en toi, ta langue deviens plus dure plus leste. tu me fait jouir, et ta main prisonniere de mon pantalon, lait tiède coule sur tes doigts, ton clito roule…


Illuminer
nos jours, nos nuits.
Rayonner
renaître, lutter.

se caresser dans un lieu public, ma main mouillée par ton plaisir et savourer ton extase et t'embrasser… oublier le monde autour de nous et désirer que tu me masturbe et me suce.

Ranimer les lumières
être désintéressé,
fraternel, sincère,
généreux…

Langues melées de salive, dansantes, bouches chaudes et douces, caresse tes seins, et chuchottis à l'oreille, ta main posée sur la bosse de mon jean. Bande en t'embrassant, tes doigts masqués par la table s'infiltrent par ma braguette et tes doigts caressant mon gland humide et gonflé de désir, et de l'autre tu caresse ton clitoris, égoïsme… la table, mon corps fait écran au regard des autres, ta bouche me donne le diapason de ton plaisir, mon gland gonflé et tendu, tu le caresse comme ton clito, au même rythme, et je suis heureux de sentir que tu t'envole et je jailli entre tes doigts


se raccrocher au soleil
s'offrir des jours sucre candi
et retomber amoureux,
ne plus regarder en arriere
arrivera…

Caresser tes seins, t'embrasser, plaqué contre ton dos, doigts entre tes cuisses posés sur clito, bande fort, envi de s'enfoncer en toi, le glisse entre tes fesses, lentement, s'enfoncer et ressentir les vibrations qui t'exaltent, Baisers chauds et gourmands. En toi, ton anus me brûle et me ravi, lentement vais et viens, Toys caresse. T'agrippe et glisse sur ton ventre, ma main se pose sur la tienne et nos doigts s'emmelent. Sent glisser Toys. Nos langues s'enroulent. Accompagner Ton plaisir. Se couler en tes fesses, couler, contractions d'anus.

des jours ensoleillés
des jours de fièvres
des après midi, des petits matins
Irradier

un baiser braise et cendre, une caresse de glace sur ton astre, la somme de nos désirs s'additionne… se mutiplie comme un ciel et les galaxies, entre tes seins, ma voie lactée, par jets et par pluies. une caresse de feu sur ton astre.

de la vie.

30.04.2008

Le moineau des filles

Ce reflet dans le miroir ne te montre pas.
Demain sera fait de mon ignorance.
je veux me livrer à l'astre solaire,
faire l'amour au vent et à la pluie.

le moineau des filles
dévale la ville…

Se brûler à ne pas se dire "je t'aime"
de peur de ne plus le penser un jour.
Alors "Toujours devient jamais".
Mes mains et mes baisers muets
se brisent.

l'été ne tient qu'à un fil
le beau temps dévale

Arrogance de tes baisers…
d'insaisissables reflets de toi
dévorent mon cœur.

le moineau des filles
dévale la ville…

Défilent les filles des villes
que l'on voudrais vêtues d'un fil.
Pour les moineaux des filles
le défi de vivre décore les cœurs.

25.04.2008

nouveaux dessins…

dans l'album illustre ci contre…

24.04.2008

Bas couture

A l'insolente beauté de voile brune,
écrire à mots troubles,
ivre d'une sensuelle finesse.
Rester coi, subjugué, hypnotisé…
fasciné par la femme pluie,
jambes gainées de la lumière de l'aube
Ne pas résister, à ma main
qui glisse, remontant la trame nylon
de la chevilles à ta cuisse
je rejoint la peau nue
chair dévoilée, chère rondeur
Exulter à son exitante douceur
me fait exister, me fait vivre
N'y résister, se laisser
séduire par ces bas, seconde peau
fibre qui vibre, qui me devoile
me mène et m'invite à ton petit paradis.

16.04.2008

imaginaire biographie

Penser la vie comme un point d'interrogation ?
ou, sans doute, comme un point de suspension…

la vie !!!

10.04.2008

Marjorie et Isis

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mes séances hebdomadaires de dessin… hier, une ravissante blonde, un joli corps de danseuse… et le deuxieme dessin est un modele qui souvent à des poses intéressantes… Je retrouve le plaisir de dessiner. Un très très grand plaisir… tout simple et tres agréable.

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09.04.2008

le monde est désespérément grand

ce soir, une pensée fugitive pour mon père a qui je ne songe jamais,
à son ombre, à son absence. son silence lorsqu'il était là.
Comme si nous étions passés l'un a côté de l'autre,
j'avais juste eu le temps de sentir sa présence.
le manque avait été immédiatement évacué.
Moi, seul, éternellement solitaire.
Mes amis au loin, mes frères absents, ma sœur ailleurs.
je suis comme un fantôme, ma présence discrète,
toujours "à côté", surtout que l'on ne m'attrappe pas,
du vif argent qui glisse entre les doigts,
tout comme le sont, pour moi les autres.
je regarde, je ressent, j'enfouis cela tout au fond de moi, ma détresse,
mon désespoir, ne me parle plus.
Désespéré, je pleurais, je me sentais vivant, de ce désespoir
qui me remplissait, de ma peine, de ma rage, de l'injustice du monde,
de ma révolte qui me portait, m'exaltait.
ce larmes étaient chaudes, rafraîchissantes, elles étaient consolation aussi.
je marche des heures, je marchais des heures dans les rues,
a regarder les autres vivre, j'attendais le moment où je serait invité,
le moment où j'aurais ma part.
Rien ne venait alors je prenais,
mais comme je ne savais pas donner, je ne recevais pas.
Je tâchais d'être à la hauteur.
Petit, le monde est désespérément grand,
Grand, le monde est désespérément minuscule.
Avec le temps, le monde autour de soi devient trop petit. il semble rétrécir.
Et au dessus de nos têtes, ce ciel bleu nuit qui nous interroge,
et ce vide qui le remplit.
Je n'arrive pas.
Il me semblait que je devais essayer,
rater, recommencer, rater; recommencer.
Il me suffisait juste de savoir que je pouvais, et je passais à autres choses.
sans me dire, que dans la durée et la répétition ; il pouvais avoir transformation,
transfiguration.
Sans imaginer que l'aboutissement ne viendrai jamais.
Mes rêves sont enfouis profond, mes peines les ont ensevelis,
mes larmes ne coulent plus et je les regrette.

31.03.2008

Optimiste !!!

L'OPTIMISME C'EST
J'ai été taguée par Elisabeth (merci!)
Il s'agissait de décrire ce qu'est l'optimisme. En commençant par :
"L'optimisme c'est ..." il faut ajouter 3 nouvelles fins de phrases (inventées, trouvées, etc...).
Pour moi :
L'optimisme c'est :
- décider que la vie est belle et le faire savoir à tous,
- résister aux nuages noirs, résister à l'agressivité ambiante, lutter pour un monde meilleur,
- ne jamais baisser les bras, et aller de l'avant quelques soient les événements.
- Faire mentir la Realpolitik au profit de la politique de la générosité, du cœur et du partage.
euh… ça fait 4… mais tant pis
Je dois ensuite désigner 5 bloggueurs, alors Mirlitantouille, Vallisneria, If6. MM, Saphro, S@rah, Gazelle et ceusses que cela amuse…

27.03.2008

Maintes fois

On dirait que ces mains frippées
ont grattés la terre… des ongles sales
jusqu'aux cendres.
elles ont cherchés les racines
à la cîme des arbres.
elles ont hissées des corps malingres
mal nourris
peau couleur neige.
Elles ont redressés ces arbres tordus
soufflés par le vent
au beau milieu de tas et de tas de ferrailles
des pavés, des caillases et mise de boue…
Ces mains ; doigts et paumes tendues vers le ciel
réclamant seulement le droit d'être là demain.

23.03.2008

Ronces

Que se taisent, mes bavardages de l'âme
ces pensées intrépides et silencieuses
peuplant des journées grises et atonales
de vagues et envahissants désirs
de joursde bourrasques et de rage.
Se taisent enfin les bavardages de l'âme
ces toutes petites voix embarrassantes,
ces pensées accrochées à la vie,
vivaces telles des ronces, ces mauvaises herbes
brisant les roches, ces chardons, ces orties
ces plantes pionnières qui fertilisent les déserts.

16.03.2008

Haillons

Revêtus de nos habits aux milles visages
pour ne jamais aux enfants de sable ressembler,
changeants milles fois de posture, d'attitude.
En apnée dans futur, aspiration de notre glorieux passé.
Vêtus comme des princes d'eternels haillons,
ne portons plus les formes pensées pour nous,
par des crypto rénégats qui aimeraient nous marquer.
Rien de moins novateur que la nouveauté alors
notre respiration nous porte ailleurs, vers l'inconnu.
Alentour, s'envolent les feuilles mortes de la modernité.
Comptables et gestionnaires décarcassent la vie.
vautours à la pensée rapide, à l'analyse rapide
tête d'abscises et ordonnées et de sèches statistiques
marketent, vos rêves et vos espoirs, le vent et le ciel ;
remodèlent l'histoire; redessinent à leur image votre vie.
Imaginent votre place au sein d'un monde lisse, soumis.
Revêtus de nos habits aux milles visages,
fugitifs, de ces multitudes ; évadés perpétuels
pour ne jamais à ces enfants de sable ressembler.

24.02.2008

Vulgaire

Un certain Nicolas sarkozy…

21.02.2008

Offrande

et moi je n'ai plus la force d'attendre…
je suis comme un fruit trop mur, prêt à exploser, dont le suc coule déjà…
la peau tendue à craquer…
la pénombre de la chambre ou tu m'attends te protège encore.
je sent ta chaleur, à peine ai-je ouvert la porte…
ton parfum, l'odeur de ta peau.
je veux te faire tout ce que tu veux et j'exige que tu me fasse tout ce que je veux.
je te veux offerte.
je me veux offrande.

En m'attendant, tu te caresses… je le déshabille en t’observant.
je t'offre ce bandeau, tu le mets, et je laisse ton corps tendu m'appeller,
je laisse ton corps sous tes caresses, en manque de mes mains.
Impatient de jouir de toi. je suis dur.

Attentif à ton souffle, le parfum de ta peau qui m'envoie des signaux.
tu vais gardée ton corps sage jusqu'à là… je déboutonne cette chemise
que tu a gardée comme seul vêtements… je caresse tes bas…
je laisse à plus tard ton sexe chaud et offert.
Le regarde et l'admire dans la pénombre il brille de ta cyprine.
je te demande de venir à moi.

Je t'embrasse presque sans te toucher…
Impérieux est l'envie qui me devore,
en prennant le temps, il n'en sera que meilleur .
ma bouche, ma langue te goûte, vient à ta rencontre.
nous ne nous connaissons pas et nos corps se découvrent…
ma peau ne fait que t'effleurer.
tes doigts cherchent mon pénis, je te l'offre et te le refuse,
ta bouche glisse sur mon ventre.

Caresses toi de ta main libre… Je le veux.
que tes levres humides et chaudes décalotte, écossent mon gland
doucement. que le velours de cette langue me brule et me bouleverse…
je voudrai couler dans ta gorge, je me retiens, j'attands que tes doigts arrachent un soupir.
je sent alors ta bouche devenir fiévreuse.
Ne pas jouir en ta bouche, je te pousse sur le lit. j'attrappe a pleine bouche les levres de ton triangle broussailleux,
m'égare dans la délicieuse forêt et plonge dans le nectar une langue gourmande.
J'attrappe ton clito, tes levres, je mord, je leche, je pourleche…
je bois ce miel qui sort de toi, je caresse tes seins, et je broie
tes fesses, la soie de tes bas crisse contre mon oreille. mes mains
dessinent sur tes jambes des gestes empressés…
je veux jouir, je veux ta jouissance. j'attrappe tes reins.
je t'aggrippe. je te monte, t'empale. Cogne contre le fond de ta caverne.
Cogne, me retire et perce l'entrée, frotte mon gland contre ton bouton.
je viens encore plus loin, je me sent prêt à éclater.

Nos corps transpirent, je leche les gouttes de sueur qui coulent sur tes seins, je les gobes, je les bois, je mange ces tetins… nos ventres se heurtent, nos pubis dansent…
je te sent venir et ton souffle se mele au mien.
Plus profond, plus loin en toi. je veux me fondre et devenir ton plaisir. encore.
Mon sexe-fruit n'en peux plus, il va éclater, exploser, se dissoudre…
ma seve explose et mon plaisir dure, et je cherche a faire revenir le tien, a le reveiller. quelques secondes, quelques nano secondes ou nous ne sommes plus qu'un feu d'artifice.
Tu peux me faire tout ce que tu veux.

16.02.2008

c'est pas moi qui le dit… essai d'une critique raisonnée de blog…

Un robot qui criitique vos blogs, ça valait le coup d'essayer… voici ce que Lisabuzz.com parle de Riddims : Bien que Riddims soit signé Yoyostereo™, on a du mal à croire qu'une telle merveille puisse être le produit du travail d'une seule et même personne, tant ce blog est riche, complexe, troublant comme un impromptu de Schubert. Je ne doute pas que Riddims soit dédié aux internautes les plus intelligents, exigeants. Comme diraient les écossais : A masterpiece !

 Si cela vous amuse :http://blog.lisabuzz.com

Etonnant non? 

13.02.2008

Sancreu ni taitre.

Soliquante ! Maravent tournée vers les lontagnies gels
tournelune le gireciel, givresse la foraippesse.
J'avrisonne la bovée cendrelasse, ma chagrain
noix-de-journel lovesfiare d'une pierre d'intençité.
De cette malagresse solglabe, d'une éfidente ovédité
le graile perain et la molinette ratorgée.

31.01.2008

Astres

A caresser ton joli corps dénudé, y faufiler mon pénis ouragan, contre tes seins, en exiter les tetins, je brille comme un astre… avide, je bave d'envie. De ma bouche, posée sur ton delicieux bourgeon, ma langue lape ta satinée fente rose. Pressé d'averse de ma macule immaculée et laiteuse sur ta peau…
Ma langue glisse entre tes doigts caressant ton bouton, mon souffle, ma salive se mèlent à ton geste. M'extasier de ta main rapide sur le bouton, m'extasier sur ce merveilleux spectacle et laisser couler des filets de sperme sur tes seins et ta bouche.
Tu te caresses, tu me gobes, me lèches et j'envie de cette cette bouche de soie delicieuse, qui invite mon impatience à grossir, je veux fondre, ta langue me chauffe…
je prends toys et le présente à l'orée de ton anus humecté de ma salive. Impatience… Envie…
Par procuration, tes doigts continuent de te caresser, je m'enchante de sentir ton souffle se précipiter, le temps s'épaissit, la nuit rêve.
Joujou visite… hypnose, tes yeux opiomane… tes lèvres entr'ouvertes, offertes… Joujou glisse et luit de ta cyprine, milles petits phares, milles petites lucioles qui en toi de milles feux, pétillent et exaltent tes émois. et moi…
joujou coulisse, vient, sort, et vient encore.
je l'entrerai encore et tu viendra lâcher les étoilées filantes de ma voie lactée … étreindre tes seins, ne jamais éteindre tes sens… et ma langue cherchera la tienne. Incendie.
un baiser de braise et de cendre, la caresse d'un vent frais, celle de mes doigts agiles sur ton astre, les une cascade d'eau glacée… tels un ciel firmament.
Plongée en apnée en toi. Imaginer te regarder et te caresser, sentir ton corps se tendre et mes doigts mouiller. Bander et désirer couler en ta bouche, avoir envie de ton plaisir. me sentir dur en toi et vouloir tes gémissements. Vouloir l'éclat de lumière dans ton regard. Et sous le ciel, à l'unisson, jouir.

18.01.2008

Une vie à aimer

Une vie comme ça
qui se modèle comme de la glaise,
une bonne pate, faite de mots
et de si c'était ça
à refaire tous les jours comme si
hier n'avait rien écris de défiitif.
Une vie comme si
les lendemains dureraient
l'éternité, et que les souvenirs
chanteraient de nouveau
les berçeuses et les comptines
les variétoches et les airs
de rien qui nous emmènent.
si loin, si proches de nous,
les divas, les pianistes aveugles,
les ténors et les crins crins.
Une vie de rien du tout
qui passe le temps
d'essayer, et de faire
ce que l'on peux
et le mieux possible.
Une vie à aimer.

16.01.2008

La porte verte

Laissons la porte verte, avant que ne retombe la rage,
les sages reprennent la route, et les autres doutent
de la demi-ombre qui s'étend des montagnes à la plaine.
Avec raison, la colère en habits de lumière
s'éfface les desseins dans les marges
des solitaires cahiers scolaires.
Des ratures que masquent des réussites.
Des prestiges maculés de taches d'encres,
des récrés éclaboussés de confitures,
trop courtes, trop courtes…
Laissons la porte verte, avant que ne retombe livresque,
les sages reprennent la lecture, et les autres pestent
de la semi-ombre qui s'étend sur leurs vies.
cette peur de la beauté qui gomme leurs actes,
cette haine de l'informe qui régit leurs existence.
Ce rationnel qui les hantent et les émasculent.
qui de la sécurité, qui de la peur de soi,
qui de la peur de l'autre…
Ces lendemains aveugles
dont la grâce ne les atteindra
que s'ils deviennent incertains.

09.01.2008

Symphonie

Ses chants sont d'une musique
abrasive, rugueuse, âpre…
Champs obscurs de résistance
dont la noirceur joyeuse
s'oppose à la lumineuse idiotie
des ondes courtes.

Une symphonie planète-royaume
chanson, charme surrané des
méchants refrains dont le chanfrein,
reste tranchant, riffs acérés, aigu.
Rimes muettes de passions exquises.
Rimes sortilèges, change le monde.

Notes d'intentions sur la portée,
de tous, notes intenses portées
par le vent de la liberté, indomptées.
Parfum d'insolence, d'independance.
Elle me dit "je suis le genre de femme
qui aime croire au soleil quand il pleut".

02.01.2008

Happi nouille yère !

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28.12.2007

Les pas perdus

je voudrai bien trouver
à mon histoire courbe
une porte de sortie,
un arbre à l'ombre
duquel enterrer
mes fantômes.

Ces matriciels souvenirs
dont l'oubli mobilise les circuits
emcombrants neuronals,
référentiels obscurs,
invisibles traces de soi.

Ces jours immobiles
nés de l'enfance,
ces jours passés à oublier
le désir de mémoire.

les années passent,
les vies se superposent
au fini et au jamais,
au pas encore et
le trop tard se cumule
aux souvenirs perdus.

Ces printemps persistent
et insistent pour tenir
compagnie à ceux
qui sont restés derrière.
Nous avancions trop vite
notre lenteur les distançaient.

je voudrai bien trouver
à mon histoire courbe
une porte de sortie,
un arbre à l'ombre
duquel se reposent
mes fantômes.

05.12.2007

L'écume des nuits

à ton invitation, Ma nuit rejoint la tienne
nous, voyageurs de la pénombre,
légers enfiévrés d'exigentes acceuillances,
ennivrés de vénéneuses plantes,
de chevelures, et d'ongles plantés dans la chair.
D'une noire aveuglance à l'impatience de ta clarté
allumons une lumière dénudés, brulons des phares
ma nuit ventée de tes tempêtes, de ces brumes sauvages
ton obscurité bouillantes des marées capricieuses
je me noie, je te dévore,
Ta nuit où sombre ces oiseaux sans ailes
des délits annoncés, des paradigmes perdus d'artifices,
ces noces sans cérémonies, où s'unissent nos anges blessés.
Lorsque sonne le chant de tes entrailles,
à la mer en furie, à ton coquillage, je m'ancre.
à ta nuit de velours bouillonné s'offre
l'éblouissance rivage de mon écume.

17.11.2007

Happy end

La dernière larme fut versée sur cette pierre
par le dernier d'entre nous, près du dernier arbre.
Un ciel rouge sombre, couleur sang séché,
une voute nuagée ou ne brillent plus les étoiles
sur un monde ravagé, brûlé par l'or noir.

Le nouveau créait l'oubli, le neuf inventait la mémoire.
Un enfer rutillant, somptueux, chatoyant et désespérant.
Parqués dans les villes tentaculaires, chacun était seul.
Meurtris par des batailles perdues, par l'exil rendus au silence
les âmes sacrifiées, dépossédés, dilapidaient l'héritage.

Il ne restait plus rien de l'éternité.

Alors par le dernier d'entre nous
cette dernière larme fut versé.
Du dernier arbre, porté par le vent,
une derniere feuille tombais.
avant qu'il ne sèche, qu'il ne pourrisse.

De cette larme, coulant de la pierre,
bue par le sol, sur une terre craquelée
Un bourgeon émergea.

12.11.2007

Sanctifiée

A tes seins sanctifiés
je m'agrippe; comme
si tenté d'arrêter les nuages,
je m'y noie.
Leur insensée beautée.
Ma grappe, ma tige,
Cathédrale gothique
ta déraison me prie,
guide ma flèche, m'ordonne
en toi par tes doigts fiévres
caressants de douceur,
je chûte, je trébuche…
j'entre en l'ogive, pressés de jouir
impatient de remplir, de jaillir
ton ventre chaud, nos pubis pulsent,
palpitent et se heurtent,
au plus profond de toi,
ma bouche s'emparre de ta langue.
Petit bonbon fondant de miel.
Tu me la sort et je fond…
giclée seve opale dans
ta bouche sortilège.
Gourmande gourmandise
Tes levres brillantes
de gelée et de givre.

11.11.2007

L'écrin

Ce monde est trop vaste
pour son destin.
J'écris des chansons pour les oiseaux
trop limpides pour la nuit,
que seuls chantent les passereaux.
Si ce monde s'effaçait,
le silence encore…
La présence picore l'écrin
des ballades et des symphonies.
On fait peu cas de moi, mais
je suis celui qui secoue la cloche
pieds nus, marchant sur la lande
les cheveux défaits par le vent,
J'écris des chansons pour les oiseaux
et mes notes repoussent la nuit.
Si ce monde s'effaçait,
la musique se jouerait du silence.
Ce monde est trop vaste
pour son destin.

04.11.2007

exponentiel

la maison qu'habite mon frère est celle que nous avons tous habités. Elle n'est pas bien grande. C'était probablement la plus petite des cités-jardins, mais je n'en ai pas souffert, je vivais dans le jardin. Il y avait la cuisine-salle à manger avec une minuscule cuisine toujours encombrée. un sombre couloir, une salle de bain… ce qui n'existait pas lorsque les gens ont commencé à habiter ces cités… ni baignoires ni douches, ce furent les locataires qui durent trouver une place pour s'aménager ce qui devient passage obligé quant au confort moderne. Il y avait la chambre des parents et celle des enfants… Nous étions cinq enfants, séparés chacun par cinq années… je dormais dans un petit canapé lit dans la chambre de mes parents… Un de mes frères était à l'armée… l'ainé vivait dans les cités blanches avec sa femme… j'ai probablement participé a son mariage, mais je n'en ai aucun souvenir. l'autre chambre était occuppé par jacques et ma sœur. Il restait le moins possible a la maison et passait beaucoup de temps avec notre voisin… la maison était trop petite, et ma mere se débattait seule - mon père était sans arrêt en déplacement sur des chantiers. Les corvées quotidiennes, le linge, la cuisine, le rangement, la dépassait visiblement… Sans doute traversait elle sa ménopause. Je me souviens que la trouvais souvent couchée. Ma sœur s'occuppait de moi…
Une cave acceuillait la chaudière a charbon, et l'on m'y enfermait lorsque j'étais puni. Dans le jardin des tonnelles, et une cabane pour les vélos, le solex…
Dans la salle a manger, les chaises étaient couverte de linges qui attendaient le repassage, parfois des semaines… Une machine à laver tournait sans arrêt dans la salle de bain. la table de la salle a manger était rarement désservie, il fallait parfois se faire un peu de place pour pouvoir déjeuner. Lorsque mon père rentrait de chantier le vendredi soir, il jettait tout à terre tellement cela l'énervait. Lorsqu'il était à la maison la maison était plus nette… son travail était fatiguant et il était pas rare qu'il s'endorme à même la table. Mon frère était en franche opposition avec ma mère, il y eu quelques bagarres épiques, il ne comprenait pas l'état de la maison et il cherchait refuge chez les voisins. Mon père toutefois défendait ma mère et alerté par elle quitta son boulot pour remettre un peu d'autorité à la maison. Il perdit sa place et mit du temps a en retrouver une autre. Je crois me rappeller que malgré que ma maman était couturière j'étais mal fagotté. Parfois nous profitions de l'absence de ma mere pour jeter des pleines poubelles de sacs en plastiques, des cartons entiers de ficelles, d'aliments dont la date était périmée. Lorsqu'elle rentrait la maison brillait et sentait bon l'encaustique… alors elle s'énervait après ma sœur de ce que nous réussissions ce qu'elle n'arrivait pas a faire… une maison propre et correcte… elle reprochait de ne plus rien retrouver… Mon frere avait honte, ma sœur en souffrait… moi j'étais trop petit je ne me rendais compte de rien…
Sans doute au niveau scolaire cela ne m'aida pas… pas de coin pour faire mes devoirs, alors je ne les faisait pas… mon frere ainé me raconta que lui faisait ses devoirs dans la salle de bain. Personne pour me soutenir et m'encourager…
Lorsque je grandi, mon père était à la maison… ça allait mieux…
Mais ils on vieillis… mon père apres quelques années heureuses de retraite tomba malade… une maladie de normand… les artères de sa jambe se bouchèrent et pour éviter la gangrène, on tailla dans le vif… Il ne s'en remis jamais et se sentit diminué et d'un seul coup lui qui était si fier et si vaillant adopta la conduite d'un petit vieux. Ma mère faisait ce qu'elle pouvait, mais lorsque la maladie devint sérieuse, elle lacha prise… moi même je ne pouvais pas supporter de le voir dans cet état et j'allais rarement le voir à l'hopital… je parlais très peu avec lui,e t le voir dans cet état m'était insupportable. Dans ce laps de temps, mon frère JC revint à la maison pour s'occupper de lui et aider ma mère… ce qui partait d'un bon sentiment lui a longtemps été reproché. D'une nature très particulière JC s'entoure d'animaux, de livres, de disques, et de toute sortes d'objets… Il a hérité de ma mère l'idée de l'accumulation (ma mère avait souffert de pauvreté en perdant son père et le manque a perduré pendant la guerre.) A cette époque là je ne voyais que ses mauvais côtés et je me rebellais devant la crasse qu'il affichait, et par la maison que ses nombreux chiens salissait… il prenait le balai pour nettoyer les pipis des chiens mais en fait étalait dans le salon ce même pipi… je rlais… peine perdue… parfois je venais a la maison et je passait ma visite à tenter de tout nettoyer, mais a chaque fois que je venais c'était de pire en pis. la maison se surchageait de chiens, de linge, d'objets qu'il ramassait aux poubelles, et ma maman vieillisait elle aussi… elle pensait qu"elle aidait JC en l'hebergeant ainsi… mes freres et sœur partageait ma préoccupation devant cette saleté exponentielle, mais nous n'arrivions qu'à le braquer et la maison se dégradait en même temps que ma maman vieillissait… je venais de moins en moins, l'atmosphere de la maison devenait irrespirable. Je plaisantais en disant que l'odeur de la ménagerie du jardin des plantes était plus douce , mais en même temps c'était vrai.
Lorsque mon pere disparut il continua a s'occupper de ma maman, ainsi elle n'était pas seule… j'aurai juste voulu que pour ses vieux jours elle vive dans une jolie maison telle que je l'avais connue lorsque mon pere était là.
Elle parti en maison de gériartrie et je venais parfois voir JC avec un de mes freres, mais, jamais nous ne pouvions entrer dans la maison. des la porte du jardin une odeur âcre nous prennais à la gorge. Odeur entêtante qui restait dans les narines, plusieurs heures durant. A la maison, c'était une apocalypse, un chaos, le savon y était désormais proscrit, et malgré sa culture, son intelligence, nous ne parvenions pas a faire entendre raison à JC.
Le jardin dans lequel j'ai passé une merveilleuse enfance sur mon cerisier, avec ses lilas, ses forthysia, ses troennes, ses abricotiers, ses pruniers… ses fleurs, Il n'en reste plus qu'une sale et poussiereuse terre battue, il a tout arraché… mit des planches, des carcasses de moto, de vélo… des remises pour ses accumulations de planches dont il ne faisait rien…
cette maison ne nous appartient pas, elle est louée depuis les années 40 à l'Office des HLM… Autour les voisins se plaignent et subissent les odeurs… JC ne le comprends pas, ne le voit même pas… et aujourd'hui nous allons perdre cette maison que j'ai tant aimé, dans laquelle depuis les annees 85 je ne vis plus, car une plainte a été déposée et JC va devoir déguerpir et cette maison sera accordée à une autre personne… j'irai voir les nouveaux occuppants et je leur offrirai les textes ou je parles de ces cités, de la maison, je leur expliquerai l'histoire du quartier, je ne veux pas que cela se perde.

25.10.2007

Evidence

Comme une évidence, ces mots jetés
flottants taies d'oreiller ces mots se taisent
et cette voix s'élève dans le rêve,
"à moi, personne ne fait attention".
Comme une évidence, jamais relevée
je faisait comme si, je savait.
je savais faire comme si j'ignorait
qu'au fond ma solitude était peuplée.

09.10.2007

Elle d'ange

L'ange par mes yeux scannait le monde,
il reconnaissait les siens, et je leur partais
par sa voix, chantait leurs chansons grises et or.
Mes paroles flèches vif argent perçait cœur
et atteignaient l'âme, mais ce n'était pas moi qui parlait.
L'ange par mes yeux reconnaissait les siens
ces êtres lumineux et aériens, leur pieds ne touchaient terre
leurs yeux me brulaient l'âme, leurs mots étaient musique.
je désirait leurs lèvres et leur corps…
Elles me donnait bien plus.
leurs baisers au gout de cendres effaçait les jours sombres.
leurs peau blanche et transparente comme de la neige
me brulait et réveillait mes sens endormis.
Le monde tournait, valse, farandole, ivresse…
L'ange par mes yeux dansait le monde
et me guidait vers elles, vers celle dont je rêvait.
et je lui fredonnait ces chansons grises et or
qu"elle seule pourrait me souffler.

01.10.2007

Papa

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Voici ma petite participation à cette expo… (le theme etant la photo de famille…) Quelques photos mise en scène par un triptyque et ce texte…


Mon père est un secret
scellé par son absence.

Fécamp, la mer que fuit ma mère,
à sa famille enlevée par ce père sans père...
Chemin des dames... son père sans père lui aussi.
Ma mère sans père que la mer a gardé.
Couturière, fille de capitaine,
qui ne retourna jamais à terre-neuve
Lui, Charpentier de navire, Maçon, Chef de chantiers
l’aristocratie ouvrière dont les enfants
ne seront jamais marins, ni capitaines...
le silence d’après guerre, l’exil
dans la banlieue rouge...

Mon père est un secret
scellé par son absence.
Sa noblesse se rétrécissait,
sa bonté discrète, ses paroles rares.

Mon père est un secret
scellé par son absence.

26.09.2007

J'y expose

Malgré le manque de temps pour préparer quelque chose de valable… je presenterai un petit quelque chose sans prétention… l'essentiel étant de participer ! on s'y verra!

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20.09.2007

A rebours poil

A La Délicieuse et aussi à Azazel

Ces jours, à rebours, comme une feuille
chutant, tourbillonnant du sol à la branche,
comme un diamant qui se briserait au sol
s'éparpillant en milles taches de couleur.
La douleur que je ne subit pas, que je ne vit pas
et que j'ignore, en la pourchassant
inlassablement de couleurs chatoyantes
de rires et de milles notes de musiques…
A travers le corps de l'autre je caresse la douleur
l'ignore en lui affligeant embrassade et étreintes.
Et nos chants et nos danses jamais ne s'éteindront.
Nous vivrons encore de nos théatres, de nos romans
ces fragiles mots, ces vaines chansons… nous vivrons!
Ni les dictatures, ni nos conformes métamorphoses
ne tairons nos rêves et nos désirs d'éclat des jours

Ces jours, à rebours, comme une feuille
chutant, tourbillonnant du sol à la branche,
comme la mort se brisant contre la vie.

16.09.2007

Hommage à Lars Vilks

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07.09.2007

Empathie

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La cour de l'école était belle… grande, l'école était neuve, cela me changeait de cette vieille école de brique rouge par laquelle était passés tous mes frères et ma sœur. J'en avais été exclu et je n'avais jamais compris les raisons… j'y avait mal démarré ma scolarité, pour je ne sait quel raison, j'arrivais toujours une heure après la rentrée. la directrice, l'institutrice s'énervait après moi… je n'ai que des souvenirs tres diffus, de la maternelle par laquelle je devais bien être passé, deux ou trois scenettes, brêves de honte rapport à mes vêtements ou bien je repartais avec des vêtements prêtés par l'école car je n'avais pu me retenir…
Une fois j'étais resté dans la cour jusqu'à la récré de 10h car j'étais arrivé en retard, je pense que l'on m'avait ensuite oublié…
Dés qu'il y avait de la neige, qu'il faisait un peu froid, ou que j'étais un peu malade, ma maman me gardait à la maison, ainsi je prenais du retard sur les autres qui n'était jamais comblé…
la premiere classe (la 11e) fut tres brêve, on me transféra immédiatement dans une autre 11eme… je n'ai non plus jamais su pourquoi, et l'année d'après ou la suivante je me retrouvais dans cette nouvelle école, claire, aérée… le bâtiment ou nous faisions la gym me fascinait par sa lumière, sa propreté, son parquet de bois luisant qui sentait bon la cire… je n'avais jamais rien vu de tel…
J'étais mauvais élève, dans les derniers… j'étais sage et attentif, mais je ne fixait pas ce que j'apprennais… je comprenais tout me semble t'il mais dès que j'étais interrogé ou que je devais faire des exercices tout disparaissait dans mon esprit.
Je n'ai jamais fait un devoir de ma vie… ou rarement… personne ne se mettait a côté de moi pour m'aider. Mon père à bien essayé, mais cela finissait en drame. Et en pleurs… il s'énervait àprès moi et je n'avançait pas dans le calcul, j'était et suis toujours incapable d'éxécuter une division… j'ai maudis les chiffres et seulement maintenant je perçois à distance leur mystérieuse beauté.
Lorsque je devais être interrogé, c'était la terreur et je perdais tous mes moyens. parfois le fait que mon nom de famille commençait par une lettre d ela fin de l'alphabet me sauvais… mais la plupart du temps, je répondais de travers…
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j'ai eu un jour une institutrice en 8eme je crois, et sa douceur a fait que cette année là fut une année de bonheur, mystérieusement je crois que mes notes ont été dans la normale…
Toute ma scolarité fut un enfer…
dans la cour de récré, à l'époque que des garçons… L'école n'était pas mixte à cette époque là. je me sentais attiré par certains, il me semblais que mon visage prennait l'expression des leurs. je sentais ce qu'ils ressentais. comme si leur visage était plaqué sur le mien… je ne comprenais pas tres bien cette sensation un peu gênante… je l'effaçais de mes préoccupations, qui étaient plutôt d'échapper aux petits durs et de m'amuser.
Mais régulièrement ce sentiment flottant d'empathie me visitait,
La plupart de ces enfants étaient des petits durs. je n'avais aucun soucis avec les vrais. J'ai retrouvé des photos de classe et j'ai bien du mal à remettre des noms sur les visages, et lorsque je regarde ces classes d'enfants habillés de chaussures de cuir, de blouses en nylon, de chemises à carreaux, les plus exotiques était gitans, portuguais, espagnols ou italiens, je me dis que tout ceci est d'un autre siècle.

05.09.2007

le jardin des lys

Veille sur le jardin des lys
n'y laisse ni friches, ni ronces l'envahir
là où nos corps se tordent et où nos reins pulsent
les herbes nues en toutes saisons vertes,
nos peaux cernés sur le lierre,
tous les matins de la terre sont à toi
nos peaux recouvertes d'argile et de terre
féconde en ce jardin qui abrite nos ébats.
Veille sur le jardin des lys
n'y laisse ni friches, ni ronces l'envahir
là s'embrase, sous la poussée de mon vit
ta chaude antre acceuillant ma sève bouillante.
Que nos corps s'assemblent lys, rosiers
jouir de la fraîche rosée de ta bouche.

03.09.2007

Elevation dont go to my head (Television)

Elevation ne quitte pas mon âme
continue à me griffer sans m'épargner
à m'emporter, soit comme une tornade!
Emporte mon cœur là ou il ne veux pas aller
qu'il craque et qu'il soit ballotté
emporté par des bourrasques…
Elevation ne quitte pas mon âme

25.08.2007

je suis le roi

c'est mon anniversaire et je fait que ce qui me plait aujourdhui !

24.08.2007

Sauvages

Ces baisers sauvages
indomptables livrés
en libre service.
A ces yeux caresses
qu'une fois s'abandonner
à cette pensée femme brune.
Ces baisers sauvages
mustang sur ta plaine
peluche et velours
en libre accès.

21.08.2007

Epiphanie

Dans ma chambre d'ado, je m'endormais toujours avec des bouquins, je dévorais surtout des livres de science fiction, et généralement je m'endormais dessus, je lisait énormément, jusqu'à 3 bouquins par semaines, sans compter les Bédés…
Ce soir là je me sentais bizarre, comme si ma boite cranienne était en verre… translucide et que l'on pouvait voir à travers mon crane… ma tête n'était pas vraiment douloreuse, pas une migraine, pas une cépahlée le sentiment que mon crane était fait de verre…
le lendemain, je me portais comme un charme, je faisait mes petites visites à mes potes, mes tours de mobylette… ma petite vie…
Mais le soir au moment de m'endormir ça recommençais et évidemment, je n'en parlais à personne… je m'interrogeais…
Peu à peu ces sensations laissaient place à une nouvelle sensation plus désagréable celle ci car elle me paniquait…
Je sentais mon corps se dissoudre dans l'espace clos de ma chambre et mon corps finissait là ou se posait mon regard… peu à peu, il se fondait à l'immensité du ciel, du cosmos et jusqu' à l'infini… je percevais alors cet infini dans toutes ces dimensions - spatiales et temporelles - et j'avais peur, je me depechais de rassembler mes esprits et de revenir sur terre.
la journee… rien. mais le soir cela reprenais…
de plus en plus souvent, n'importe quand du moment que j'étais seul, que la nuit était tombée. Et alors cette infini se métamorphosa en un vide rempli de "plein", dôté d'une conscience… d'une multitude, d'une unicité qui englobait tout ce que je pouvais percevoir.
"Cela" attendait quelque chose de moi. Que je ne pouvais donner, que je ne pouvais appréhender, comprendre…
"Cela" me parlais sans mots, j'étais "Cela" et "Cela" était autre.
"Cela" était infini, peuplé, et était la substance de tout. "Cela" était tout. "Cela" était extase.
J'avais très peur, je me demandais si je n'étais pas devenu fou. Je ne me voyais pas en train d'expliquer cela à mes parents ni à mes copains, je restais seul avec "Cela".
Je me demandais si "Cela" n'était pas Dieu… ce qui me semblait être la définition la plus proche.
Je n'ai pas eu d'éducation religieuse, je suis bien allé un peu au Cathé, mais pas longtemps, ça m'emballait pas, et m'empechait de jouer dans la cour avec mes copains, ma mere ne me paralis pas de ces choses là bien que croyante (fille de marin) et elle mettait un point d'honneur à être chrétienne sans être crédule. Mon père quant à lui était un anticlérical convainu et ne parlais des curés qu'en termes choisis"cureton, grenouille de bénitiers, culs-bénis, Marie salope…"
Moi j'étais visité par dieu… alors deux solutions : ou je traversait des hallucinations, ou bien je traversait une authentique épiphanie (je ne connaissait pas ce terme à l'époque). je le formulais plus ou moins ainsi.
Et personne pour me rassurrer et répondre à mes interrogations.
Je ne me sentais pas fou, Quant au concept de dieu, il me paraissait bien trop mystique et bien trop éloigné de ce que je connaissait de l'idéologie chrétienne…
je me disait que si je cédais à cette hypothèse là je me devais de devenir un saint… une sorte de saint, de vouer ma vie à cela. je trouvais cela assez dingo.
Durant cette expérience, je devais "mourir" accepter de me fondre dans "Cela" me laisser porter par cet infini, et par cette présence, devenir elle et être elle. je me sentais partir, et je paniquais et revenais.
cela dura quelques mois durant lesquels, je souffrais.
je n'avais pas de réponses, je devais trouver une solution pour sortir de là… j'essayais d'analyser avec le plus de lucidité possible… Fou ? je ne l'étais pas. Il me semble… Saint ? non plus…
je me disait que je vivais ce siècle et que je devais plutôt vivre ma vie d'homme et qu'à l'heure de ma mort réelle, je verrais si il y a un après, un ailleurs et "Cela". Je ne voyais pas d'autres alternatives. je douais de la réalité de ce que je percevais… simple épisode psycho-bidule ou vrai expérience mystique?
je décidais que la vie quotidienne était la vraie solution, et tout partit d'un coup, et, à ce jour je n'ai plus jamais eu de "visions", ni d'épiphanie.

22.07.2007

Fermeture annuelle pour congés

la maison est fermée jusqu'au 20 août. A tres bientôt
je pars pour l'Italie. je vous embrasse et profitez bien de l'été.

19.07.2007

juin76

j'ai fait vœux de ne jamais toucher à une arme, de ne jamais porter d'uniforme, de ne jamais marcher au pas…
Il y avait encore le service militaire… j'avais ma degaine de bab, cheveux longs, des nattes, tunique indienne violette, colliers, bouche d'oreille, khol sur les yeux…
tout a fait le look qu'apprecie l'armée française… ils m'avaient appelé à servir sur les drapeaux…
Hors de question que j'apprenne comment tuer, hors de question qu'on manipule mon esprit, une alternative… l'objection de conscience, tres mal vue à l'époque et qui pouvait mener droit en prison… mes potes avaient eue différentes tactiques pour échapper à un an de service militaire, je devais trouver la mienne…
D. etait resté plusieurs mois sans parler, apres sa reforme, il continua a ne pas parler, des copains étaient arrivés grillés, d'autres avec des papiers médicaux…
J'étais déterminé… je n'y arrivais pas ? pas de problême je montais aussi sec un syndicat de soldat…
UN beau jour ensoleillé de juin, j'allais donc à la caserne de Vincennes, à côté du château, je garais ma mobylette et je pénétrais dans l'antre du diable…
Je m'étais composé un joli personnage, un juin de canicule… j'avais un grand manteau de type trench coat, boutonné jusqu'au col, une echarpe avec des motifs panthere que je portais tout le temps, un ours en peluche qui depassait de ma poche, et j'affichais un regard fixe et pénétrant (mes beaux yeux vert clairs sont parait-il déjà impressionnants) donc je les tenaient écarquillés en permanence, je marchais d'un pas raide et tous mes gestes l'étaient aussi… je pris le dossier que l'on me tendait d'un geste raide, le rempli en essayant de voir si ej pouvais continuer de composer, je ne repondis pas n'importe quoi, mais exagerais certaines choses; je passais les tests, et à al fin demanda a voir le psy…
il me posa certaines questions, j'étais drogué, naturellement je buvais et avais tenté de me suicider plusieurs fois…
tout ceci avec les yeux éqarquillés, mes gestes raides et saccadés, cela dura en fait deux jours…
lorsque je repartis, assez fatigué de tout cela j'avais gagné ma réforme et ma liberté…
je passais l'année qui suivi a faire la fête… l'année qui fut celle de la punkitude.

16.07.2007

L'absence

Mon cœur est une braise
soufflé par un vent polaire.
Porté par quelques brins de paille,
jetés au beau milieu d'une mer en furie.

Ton absence…

14.07.2007

Transe auvergnate

Exils le film de tony gatlif m'a secoué, comme à chaque fois que je voit un de ses films…
Très loin de ma culture de petit banlieusard, j'y retrouve cependant, ceux que je cotoyait sans les connaîtres, les manouches… le sud…
je sentais, sans comprendre Tony gatlif m'aide à comprendre…
La scène de transe d'Exils est bouleversante et intriguante, j'avais entendu parler depuis longtemps de ces transes, dont la fonction cathartique est étonnante, j'ai moi-même assisté a des choses équivalentes, (l'acid) et j'en ressent la puissance et la force… Ce n'est pas dans ma culture, (Normandie - pays de Caux - etretat-Fécamp - famille de marin) dans ma famille, on ne se touche pas, on ne s'embrasse pas entre hommes, la pudeur est forte, la tendresse s'exprime toute en suggestion… mes freres vivent aussi a paris et champigny, nous ne sommes pas loin et nous nous voyons trop peu. Mon pere ne parlais pas a table, un enfant en parlais pas en présence des adultes… longtemps je suis resté silencieux, de mes desirs, de mes mots, ma communication, enfant, était de type non verbale, je boudais, je piquais des crises, mais jamais je ne disait ce que je ressentais, je n'aurai pas été compris…
Je me souviens d'une usine à Montreuil, tres sombre, peu de moyens, cependant des petits groupes alternatifs y jouaient devant un public lycéen et de marginaux, l'heure était Post-punk et souvent les Bérus y passaient, nous dansions comme si notre derniere heure en dépendait, des danses désincarnées, désarticulés, nous oublions nos galères, notre manque d'argent, et nous nous sentions dans une sorte de famille que nous n'avions plus… sans avenir, l'instant présent…
Un été j'allais retrouvé un copin dansun minuscule village d'auvergne… juste quelques maisons anciennes, tres belles, tres simples… un soir il y eut dans le village une soirée potée auvergnate - miam - et dans une minuscule salle deux trois musiciens egrennaient des bourrés… une sorte de biniou - une cabrette - une vieille - je ne suis pas sur que ce soit les bons noms d'instruments… - il n'y avait là que les paysans et quelques gens d'ailleurs mais qui avaient leurs racines familiales dans ce village - et plus l'heure passait et plus je trouvais des analogies entre les punks de montreuil et ces paysans qui dansaient de la même façon, j'haluucinais, c'était frappant, les mêmes attitudes, les mêmes comportements… et je voyais ces paysans du vrai monde rural danser la bourrée d'une façon extatique… (le pinard aidant…il est vrai)
je me disait en regardant ce film magnifique s'il n'y avait pas non plus au fond de nos campagne une tradition de l'extase, de la transe…

12.07.2007

Ni dieu, ni maître, être !

Avant de se crever les yeux
on ferme à la liberté son cœur
On en oublie l'idée même…
Amoureux de leur soumission
revendiquant leur servitude,
Les esclaves…
Avant de se crever les yeux,
l'on revêt voiles et uniformes
Les mensonges des curés,
les mensonges des imams
les mensonges des rabbins,
ces vieilles lunes
d'un règne de terreur
et d'absurdités
de dix-milles années
ont déjà fait taire nos voix
pourtant puissantes,
pourtant justes,
de notre liberté
d'être sans idoles.
Insoumis… Libres.

09.07.2007

7 Tags à l'heure

lilie de la mirlitantouille m'a taguée… je dois donc dévoiler 7 choses que l'on ne sait pas déjà encore à mon propos.
et tagger à mon tour 7 bloggueurs (le choix est difficile et totalement arbitraire, j'aurai aimé tous vous tagger mais je n'ai droit qu'à 7 tags… donc voici pour Azazel, Enriqueta64, Dominique du fleuve et de l'Olivier, Marie-Gabrielle, if6was9, nina de zio peppino, amelimelo, Ulyssa


Mes 7 "révélations"

1 - Mon premier boulot (de vacances) a été laveur de chiens

2 - On m'a présenté à Salvador Dali (j'étais trop jeune (14 ans- et je suis resté muet - de timidité et d'admiration)

3 - J'étais un cancre à l'école

4 - le premier livre que j'ai lu et apprécié était "le roman de renard"

5 - Mes premières amours furent longtemps platonique, elles n'en ont jamais rien su

6 - je suis dépensier

7 - j'ai tendance à être désordre et je lutte contre cette tendance là

8 - j'ai couché avec ma prof de français, j'avais 17 ans et elle 37

9 - je piquai de l'argent dans le porte-monnaie de ma maman

10 - Contrairement aux apparences, je ne suis toujours pas le maître du monde

à vous de jouer maintenant…

Rêve…

Je ne fait jamais de cauchemards et mmes rêves sont en general idylliques… genre je suis a la plage, l'eau est chaude, il fait beau…
là, non… ce matin je me reveille je suis perplexe… pas impressionné du tout par ce rêve qui est horrible, mais perplexe par ce qu'il raconte et que je n'interprête absolument pas…
Julia, une collegue sympathique doit me rejoindre, je part donc avant elle… J'arrive tres tres tôt le matin genre 4-5 h du mat… je vais dans son bureau car j'ai besoin d'un truc et comme je ne me souviens plus de quoi, je prends en prevision, un post-it, un stylo et un gros feutre noir. Un type arrive - genre premier de la classe, je ne le connais pas, je pense que c'est un stagiaire… au bout de quelque seconde je crois le reconnaitre vaguement… Arrive le patron, sensasion desagreable, je me dis qu'il va penser que vu à l'heure a laquelle j'arrive (normalement j'arrive vers 9h30, là il est tout de même 4h, il pense que je suis venu pour voler des trucs…
Je suis toujours au boulot, mais dans des allées d'entrepot - au lieu de l'agence de pub ou je bosse - j'escalade peniblement un rocher; et je prends en bouche une sorte de cotelette pour la manger, mais celle ci se revele vivante, je veux la recracher, mais impossible de ma bouche coule sans arrêt du sang… j'ai beau cracher je ne m'en debarasse pas…
Un peu comme mon rêve récurrent de poils-fils que j'ai dans le fin fond de ma gorge et que j'essaie d'extirper, je tire, je tire et mes doigts tirent des fils (des poils?) qui n'en finissent pas de sortir du fond de ma gorge…
Je me reveille… fin du rêve…
l'autre nuit je rêvais que mon fils se baignait dans un torrent, comme moi je le faisait a La bourboule, un merveilleux souvenir pour moi - dans la Dordogne, là une gigantesque vague arive et l'emporte, et je ne peux rien faire…
depuis un mois, je ne cesse de croiser des "signes" je suis relativement sceptique vis a vis des signes , je ne veux surtout pas y mettre une attention, mais ils sont trop répétitifs pour que je n'y prête pas attention, il y a surement une lecture a en faire dans mon inconscient que je suis incapable de faire.

06.07.2007

petits matins

Garder en mémoire les chemins qui ont menés aux étreintes
ces abats jours que l'on baisse dans ces chambrettes d'étudiants
ces papiers gras jetés aux pieds des lits, ces déshabillés sauvages
le corps arc en ciel vivant de nuits blanches, ouvert et offert.
Garder en mémoire ces yeux mi-clos, au point du jour,
sur des cafés amers, ces baisers globe-trotters, d'escapades nues
de pains chocolits, sur des désirs croissants, les baisers en miettes
de pain qui trottent encore dans les têtes… et que l'on aimerait en corps

01.07.2007

Soirée

Les apparences luttent contre la présence.
entre l'annonnement et la parole, hésitante
entre les murmures et les criants mots sussurés…
les regards courbe, ciselés d'un peu l'espoir.
Ces yeux fluides détaillent scannérisent geste
et mouvements de lèvres. port de tête, coiffe,
attitudes et décodent vêtements et accessoires…
Se frolent les corps, les paroles jaugent l'autres
les mots se font du ping pong, on échange
on se montre sérieux, on se montre plaisant
on rit, on se rapproche, on recule, on se touche
on fuit pour trevenir, chassé croisé, regards…
Pas de deux, danse, ivresse et élévation.
On parle, on refait le monde, on tébuche
sur de grandes idées alors on plaisante.
L'autre est là
En pensant choisir, l'on est choisi.
On pense embrassé et l'on est embrassé.
C'était un soir en décembre.

26.06.2007

National socialiste hier, liberal aujourd'hui

Lorsque grondent dans la nuit
les tempêtes sous les cranes,
qu'alentour, le silence persiste,
que les voix se sont tues
que les âmes ne font que chuchotter,
les jours de colère sont parsemés d'absence.
Les pensées se font orage et pluies
les paroles toxiques dioxines
le regard rare, à l'aveuglette
les multitudes ont toujours raison
et s'épanouissent dans la loi du plus fou.
La justice aux ordres, et la foi qui remplace la loi.
Les chagrins rares, les rages contenues
les révoltes vaines et les colères saines
comme une neige immaculée
prête à survenir, prête à rugir.

22.06.2007

Epistolaire

Veuillez prendre l'expression à la lettre
Agréer l'expression de mes salutation distinguées
en mettant des gants, avec élégance…
Agréer l'expression de mes salutation respectueuses
mettre des gants beurre… et profil bas.
Respectueusement votre…
tu sera mienne…
amicalement
sans équivoque
bien à vous
et vous a moi
baisers
et plus si affinité…
Best regards
en francophonie

Lettre élégante et libre
comme un point de suspension…

20.06.2007

Dilletante

Prendre son temps, s'offrir du bon temps
en dépit du bon sens et de son emploi du temps
gaspiller chaque seconde, chaque minute.
Le temps perdu toujours perdure et profite
à prendre les chemins de traverse,
à éviter les raccourcis, apprécier les détours
qui enrichissent chaque minute de vie,
de ses jours faire une aventure,
ne pas craindre les lendemains,
ne pas se tracer des plans de carrière
Résister aux sirènes du progrès
Heures supplémentaires illusoires
Heures supplémentaires de farniantes
temps libre que jamais n'offrira le patronat.
Enrager d'être enfermé pour un revenu
à perdre sa vie. Résister pour exister.
courte est la vie, et le meilleur est aujourd'hui.

18.06.2007

modern love

gentilhomme se veut galant
et se demande s'il ne s'est pas trompé d'époque
il voudrait passer des heures à la déshabiller…
des heures à se perdre dans les replis transparents
de ses jupons de soie et de cotons.
Il aimerai des belles jambes soyeuses
qu'il découvrirait sous de pesantes robes…
Il aimerai des baises-main
et des lettres enflammées
close par de la cire et des rubans…
Il aimerai qu'à ses baisers, elle rougisse
qu'à ses caresses, elle se pâme…
Il n'est pas gentilhomme
ses amours sont modernes
il aime au pluriel, et c'est tres bien aussi…

13.06.2007

A Gauche !!!!

Irradier
A bout de bras
porter la lanterne.
Allumer les torches
porter la lumière.
Contrer l'ombre
et la peur.
Illuminer
nos jours, nos nuits.
Rayonner
renaître, lutter
Ranimer les lumières
être désintéressés,
fraternels
sincères,
généreux…

12.06.2007

Conscience

Saint JE savant !
Héliocentrique pipelette
d'insaisissable pensées
noires, bleues et roses
en mon cervelet voyagent,
des mots en exils, oubliés
Des langues oubliées
d'indésirables parchemins,
des liturgies et des psaumes
y cheminent panoramiques.
A mon insu, chaque neurone
clandestine luciole, délivre
ces mots kaléidoscopes,
s'entrechoquent les voix
de mes aieuls disparus
Au sein des mes cellules
les voix ont gravés un chemin,
laissé une cartographie
j'explore, j'ignore, je découvre.
A l'instinct, à l'arraché,
je croise le fer avec ces pensées
les affrontent, les embrassent
et à la fin les fait miennes.

07.06.2007

Idoles

Des quasi hasards,
des mémoires effacées
par des quasars aveugles
poignardent des idoles.

Leurs paupières collées
retrouvent la clairvoyance.
De microscopiques goutelettes
de clarté rendent aveugles les foules.
A l'épaisseur du temps,
ils n'y survivrons pas.

05.06.2007

gens ordinaires

Nous ! gens ordinaires,
nos pensées, simples,
reptiles hélicoïdales
couvrent nos enfantines
paroles, de la moelle
pépiniaire à nos reins.
L'espace courbe résonne
sourd à ces minuscules
vies, laps de temps
bouillonné jeté, vides.
Effervescentes menaces
d'herbes frémissantes
de masses gazeuses
en expansion, ciel noir
crevé d'insensés abcès.
Nous, gens ordinaires,
nos pensées, simples,
reptiles hélicoïdales
couvrent nos démesurées
enfantines rêveries.

01.06.2007

eau et feu

Nés de ton silence,
l'absurde velouté
de naître du rien

entrevoir l'envers du décor,
d'une plume trempée dans le sans
écrire des flammes sur l'eau.

31.05.2007

collection

se démanger après s'être frotté à des orties chauds
mettre des pirouettes sur des chouettes musettes
des charettes remplies de carillons qui titinabullent
un pot au feu qui bouillonne dans le chaudron
des pattesmouilles sur des organdis chatoyants
des jetés de lits, des sauts de lits, des ciels de lits
tes bécots sont des petits délices.

30.05.2007

Lupus

j'ai éparpillé tout autour de la cage
les baisers que je te destinais…
enfermé ta souffrance.
je lui avait tellement faire des tours
de manège à ta souffrance,
l'emmené au cabaret, l'étourdir
je l'ai noyée dans le champagne
j'aurais voulu la laisser là, sur le carreau.
j'ai voulu la cacher, la perdre
que jamais tu ne la retrouves…
Alors je l'ai enfermé et tout autour
j'ai éparpillé les baisers que je te destinais…

chansonnette

mes baisers en papier crépon
sur ta gorge déployée,
ta peau qui sent si bon
avec laquelle j'aime jouer.

tes lèvres ourlées
ta peau emmitoufflée,
sous des draps de satin,
caressées par ma main.

mon coeur de coton
se met à rêvasser
de ta peau bonbon
que j'aime visiter.

mes baisers en papier crépon
sur ta gorge déployée,
ta peau qui sent si bon
avec laquelle j'aime jouer.

sans limite

La poussière masquait nos traces
l'ombre ne parvenait à nous rattrapper,
nous marchions si vite que nos vies s'arrêtaient là.
Tels des fantômes sans souffle, sans âmes.
la quête du vent nous menait si loin.
Nos pensées tourbillons de feux-follets,
la nuit étoile polaire guide nos pas incertains.
Vortex troubles, virages à sang écartelés,
vains degrés les rivages nouveaux,
les sables émouvants jusqu'aux larmes.
Nous émergions neufs du naufrage
en reculant d'autant nos horizons,
l'aube dévoilait nos vies sans limites.

28.05.2007

ALERTE !

A voir !!!!

http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte

24.05.2007

MAI 68 IS NOT DEAD !!!…

eh oui! sous les pavés la plage… j'étais tres jeune en 68 mais suffisamment pour me rendre compte que 68 a apportée moult avancées sociales… et que la droite ne semble n'avoir jamais digéré ce qui represente de pres ou d eloin l'abolition des privilège…
MAI 68 IS NOT DEAD !!!… pour ces raisons, et pour un de ses plus beau slogans… L'IMAGINATION AU POUVOIR ! et manifestement l'imagination n'est toujours pas a droite ou l'on serait plutôt conservateur… tout comme une certaine gauche… la révolution étant la solution des rêves, le mien n'est pas une révolution sanguinaire comme les grandes révolutions de l'histoire… Mais une évolution… Se met en place depuis les élection sans doute de bonnes choses car rien n'est jamais totalement négatif, mais je suis sans illusions pour ce qu'ils réservent aux basses couches de la population… pour les artistes et ceux qui aspire à vivre autrement et à chaque jour recréér le monde, le réinventer… face à nous, nous avons le conservatisme, les bourgeois, et les forces de l'argent… Nous n'avons que notre imaginaire, alors servons nous en pour changer la vie…!!

L'IMAGINATION AU POUVOIR !!!!

23.05.2007

sous les pavés…

Aux hivers, s'ouvrir
et au paradis souffrir.
déchirer le printemps,
en sacrifice, s'offrir.

Je cherche ici un au-delà,
sous mes pieds nus qui battent le pavé,
je respire la terre, sa poussière.

Les fulgurances rechercher !,
désirer qu'arrivent les tempêtes !
De rage que n'arrive l'averse!
J'attends juste que s'éclaire le soleil.

21.05.2007

Resistance !

Un ami poussera les disques le 31 Mai, au Planet Mars Rue keller (Mo Bastille ou charonne) j'y serait pour y passer la soiree entre amis.

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Innocents !!!

Nous sommes innoncents
de nos actes, de nos griffures
comme de nos baisers.
De par nos mots blêmes
et blessants, de par nos paroles
de réconforts et de tendresse.
Nous sommes innocents
de nos écorchures, de nos plaies,
et de nos cicatrices qui, si elles ne se referment,
pourrissent et nous rongent sang et âme.
Nous sommes innocents de ces mots d'amour,
de haine que nous ne prononçons pas,
Innocents de ces gestes qui n'atteignent jamais
ceux qu'ils doivent toucher, de ces accolades
de ces larmes essuyées,
de ces gestes qui auraient sauvés.
Innoncent face à ces baisers,
si l'on les avaient reçus
auraient fait de nous des anges.

16.05.2007

comète

Noces d'Inox, baisers d'acier
désarroi d'un cœur froids,
un corps qui sait qu'on l'enferme,
à l'étroit dans sa vie limousine
plus séduisante que sa jeunesse.
Les étoiles filent, lentes.
déçue des cieux, dépit des dieux
pieux planté en plein cœur
armé de son propre bras,
ta délicieuse agonie, amie fidèle
dont tu aimerai délier les liens,
la défier, l'éxécuter, et lui rendre
les coups et les blessures. la chienne !
Les étoiles filent, lentes.

14.05.2007

premières heures

Au commencement du monde
à travers fleurs, nos pas nous menaient.
Les arbres abritaient nos rêves,
nous rêvions de ces grands espaces
à découvrir demain, nous y dormirons.
Les vertes vallées où nous péchions,
nous puisions notre force de ces ronces
mûres, framboises, baies, racines
Faisaient et défaisaient nos amours,
les naissances et les morts,
Les saisons et les lunes,
Par dessus les ruisseaux et torrents
A travers forêts et prairies
au delà des déserts et montagnes,
nos marches nous menaient
le monde n'avait pas de limites
les ailes des insectes vibraient
les chants d'oiseaux, les cris d'animaux
nous étions au centre de ce monde
les nuages et les étoiles nous orientaient,
nous suivions les traces des animaux
sur le sable et les rocs.
Au commencement du monde
le monde n'avait pas de fin.

10.05.2007

Aux heures perdues

Un océan, un printemps et un été
un fil de lin aussi dur que l'acier.
un fil de coton hydrophile plus léger que l'air…
des mélodies et souvenirs de vacances.
L'herbe perlée de rosée, et la brume montante.
les jours et les jours de printemps.
les liesses populaires, ces bals où vole ta robe légère
ces promenades à la fraîcheur du clair de lune
ces jours de résistance, ces jours de rage;
ces stances et ces chants oubliés
qui ne nous appartiennent plus désormais.
Ces jours d'allégresse et de légereté
d'étrangeté, ces jours longs comme des siècles.
Nous unissent ce temps où n'être rien était tout
ce qu'il comptait et que dilletantes
nous n'avions ni avenir ni présent.
Corps complices extases duelles,
se cherchant, s'aimant, rêvants
à des lits inconnus, à des âmes nues.
Armés jusqu'au sang de dentelles
de strass, des seins pointent un voile
se défendant des baisers sauvages et amers.
caresses dérobées volés aux heures perdues.