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02/01/2008

Happi nouille yère !

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28/12/2007

Les pas perdus

je voudrai bien trouver
à mon histoire courbe
une porte de sortie,
un arbre à l'ombre
duquel enterrer
mes fantômes.

Ces matriciels souvenirs
dont l'oubli mobilise les circuits
emcombrants neuronals,
référentiels obscurs,
invisibles traces de soi.

Ces jours immobiles
nés de l'enfance,
ces jours passés à oublier
le désir de mémoire.

les années passent,
les vies se superposent
au fini et au jamais,
au pas encore et
le trop tard se cumule
aux souvenirs perdus.

Ces printemps persistent
et insistent pour tenir
compagnie à ceux
qui sont restés derrière.
Nous avancions trop vite
notre lenteur les distançaient.

je voudrai bien trouver
à mon histoire courbe
une porte de sortie,
un arbre à l'ombre
duquel se reposent
mes fantômes.

00:45 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (11)

05/12/2007

L'écume des nuits

à ton invitation, Ma nuit rejoint la tienne
nous, voyageurs de la pénombre,
légers enfiévrés d'exigentes acceuillances,
ennivrés de vénéneuses plantes,
de chevelures, et d'ongles plantés dans la chair.
D'une noire aveuglance à l'impatience de ta clarté
allumons une lumière dénudés, brulons des phares
ma nuit ventée de tes tempêtes, de ces brumes sauvages
ton obscurité bouillantes des marées capricieuses
je me noie, je te dévore,
Ta nuit où sombre ces oiseaux sans ailes
des délits annoncés, des paradigmes perdus d'artifices,
ces noces sans cérémonies, où s'unissent nos anges blessés.
Lorsque sonne le chant de tes entrailles,
à la mer en furie, à ton coquillage, je m'ancre.
à ta nuit de velours bouillonné s'offre
l'éblouissance rivage de mon écume.

17/11/2007

Happy end

La dernière larme fut versée sur cette pierre
par le dernier d'entre nous, près du dernier arbre.
Un ciel rouge sombre, couleur sang séché,
une voute nuagée ou ne brillent plus les étoiles
sur un monde ravagé, brûlé par l'or noir.

Le nouveau créait l'oubli, le neuf inventait la mémoire.
Un enfer rutillant, somptueux, chatoyant et désespérant.
Parqués dans les villes tentaculaires, chacun était seul.
Meurtris par des batailles perdues, par l'exil rendus au silence
les âmes sacrifiées, dépossédés, dilapidaient l'héritage.

Il ne restait plus rien de l'éternité.

Alors par le dernier d'entre nous
cette dernière larme fut versé.
Du dernier arbre, porté par le vent,
une derniere feuille tombais.
avant qu'il ne sèche, qu'il ne pourrisse.

De cette larme, coulant de la pierre,
bue par le sol, sur une terre craquelée
Un bourgeon émergea.

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12/11/2007

Sanctifiée

A tes seins sanctifiés
je m'agrippe; comme
si tenté d'arrêter les nuages,
je m'y noie.
Leur insensée beautée.
Ma grappe, ma tige,
Cathédrale gothique
ta déraison me prie,
guide ma flèche, m'ordonne
en toi par tes doigts fiévres
caressants de douceur,
je chûte, je trébuche…
j'entre en l'ogive, pressés de jouir
impatient de remplir, de jaillir
ton ventre chaud, nos pubis pulsent,
palpitent et se heurtent,
au plus profond de toi,
ma bouche s'emparre de ta langue.
Petit bonbon fondant de miel.
Tu me la sort et je fond…
giclée seve opale dans
ta bouche sortilège.
Gourmande gourmandise
Tes levres brillantes
de gelée et de givre.

11/11/2007

L'écrin

Ce monde est trop vaste
pour son destin.
J'écris des chansons pour les oiseaux
trop limpides pour la nuit,
que seuls chantent les passereaux.
Si ce monde s'effaçait,
le silence encore…
La présence picore l'écrin
des ballades et des symphonies.
On fait peu cas de moi, mais
je suis celui qui secoue la cloche
pieds nus, marchant sur la lande
les cheveux défaits par le vent,
J'écris des chansons pour les oiseaux
et mes notes repoussent la nuit.
Si ce monde s'effaçait,
la musique se jouerait du silence.
Ce monde est trop vaste
pour son destin.

12:55 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (6)

04/11/2007

exponentiel

la maison qu'habite mon frère est celle que nous avons tous habités. Elle n'est pas bien grande. C'était probablement la plus petite des cités-jardins, mais je n'en ai pas souffert, je vivais dans le jardin. Il y avait la cuisine-salle à manger avec une minuscule cuisine toujours encombrée. un sombre couloir, une salle de bain… ce qui n'existait pas lorsque les gens ont commencé à habiter ces cités… ni baignoires ni douches, ce furent les locataires qui durent trouver une place pour s'aménager ce qui devient passage obligé quant au confort moderne. Il y avait la chambre des parents et celle des enfants… Nous étions cinq enfants, séparés chacun par cinq années… je dormais dans un petit canapé lit dans la chambre de mes parents… Un de mes frères était à l'armée… l'ainé vivait dans les cités blanches avec sa femme… j'ai probablement participé a son mariage, mais je n'en ai aucun souvenir. l'autre chambre était occuppé par jacques et ma sœur. Il restait le moins possible a la maison et passait beaucoup de temps avec notre voisin… la maison était trop petite, et ma mere se débattait seule - mon père était sans arrêt en déplacement sur des chantiers. Les corvées quotidiennes, le linge, la cuisine, le rangement, la dépassait visiblement… Sans doute traversait elle sa ménopause. Je me souviens que la trouvais souvent couchée. Ma sœur s'occuppait de moi…
Une cave acceuillait la chaudière a charbon, et l'on m'y enfermait lorsque j'étais puni. Dans le jardin des tonnelles, et une cabane pour les vélos, le solex…
Dans la salle a manger, les chaises étaient couverte de linges qui attendaient le repassage, parfois des semaines… Une machine à laver tournait sans arrêt dans la salle de bain. la table de la salle a manger était rarement désservie, il fallait parfois se faire un peu de place pour pouvoir déjeuner. Lorsque mon père rentrait de chantier le vendredi soir, il jettait tout à terre tellement cela l'énervait. Lorsqu'il était à la maison la maison était plus nette… son travail était fatiguant et il était pas rare qu'il s'endorme à même la table. Mon frère était en franche opposition avec ma mère, il y eu quelques bagarres épiques, il ne comprenait pas l'état de la maison et il cherchait refuge chez les voisins. Mon père toutefois défendait ma mère et alerté par elle quitta son boulot pour remettre un peu d'autorité à la maison. Il perdit sa place et mit du temps a en retrouver une autre. Je crois me rappeller que malgré que ma maman était couturière j'étais mal fagotté. Parfois nous profitions de l'absence de ma mere pour jeter des pleines poubelles de sacs en plastiques, des cartons entiers de ficelles, d'aliments dont la date était périmée. Lorsqu'elle rentrait la maison brillait et sentait bon l'encaustique… alors elle s'énervait après ma sœur de ce que nous réussissions ce qu'elle n'arrivait pas a faire… une maison propre et correcte… elle reprochait de ne plus rien retrouver… Mon frere avait honte, ma sœur en souffrait… moi j'étais trop petit je ne me rendais compte de rien…
Sans doute au niveau scolaire cela ne m'aida pas… pas de coin pour faire mes devoirs, alors je ne les faisait pas… mon frere ainé me raconta que lui faisait ses devoirs dans la salle de bain. Personne pour me soutenir et m'encourager…
Lorsque je grandi, mon père était à la maison… ça allait mieux…
Mais ils on vieillis… mon père apres quelques années heureuses de retraite tomba malade… une maladie de normand… les artères de sa jambe se bouchèrent et pour éviter la gangrène, on tailla dans le vif… Il ne s'en remis jamais et se sentit diminué et d'un seul coup lui qui était si fier et si vaillant adopta la conduite d'un petit vieux. Ma mère faisait ce qu'elle pouvait, mais lorsque la maladie devint sérieuse, elle lacha prise… moi même je ne pouvais pas supporter de le voir dans cet état et j'allais rarement le voir à l'hopital… je parlais très peu avec lui,e t le voir dans cet état m'était insupportable. Dans ce laps de temps, mon frère JC revint à la maison pour s'occupper de lui et aider ma mère… ce qui partait d'un bon sentiment lui a longtemps été reproché. D'une nature très particulière JC s'entoure d'animaux, de livres, de disques, et de toute sortes d'objets… Il a hérité de ma mère l'idée de l'accumulation (ma mère avait souffert de pauvreté en perdant son père et le manque a perduré pendant la guerre.) A cette époque là je ne voyais que ses mauvais côtés et je me rebellais devant la crasse qu'il affichait, et par la maison que ses nombreux chiens salissait… il prenait le balai pour nettoyer les pipis des chiens mais en fait étalait dans le salon ce même pipi… je rlais… peine perdue… parfois je venais a la maison et je passait ma visite à tenter de tout nettoyer, mais a chaque fois que je venais c'était de pire en pis. la maison se surchageait de chiens, de linge, d'objets qu'il ramassait aux poubelles, et ma maman vieillisait elle aussi… elle pensait qu"elle aidait JC en l'hebergeant ainsi… mes freres et sœur partageait ma préoccupation devant cette saleté exponentielle, mais nous n'arrivions qu'à le braquer et la maison se dégradait en même temps que ma maman vieillissait… je venais de moins en moins, l'atmosphere de la maison devenait irrespirable. Je plaisantais en disant que l'odeur de la ménagerie du jardin des plantes était plus douce , mais en même temps c'était vrai.
Lorsque mon pere disparut il continua a s'occupper de ma maman, ainsi elle n'était pas seule… j'aurai juste voulu que pour ses vieux jours elle vive dans une jolie maison telle que je l'avais connue lorsque mon pere était là.
Elle parti en maison de gériartrie et je venais parfois voir JC avec un de mes freres, mais, jamais nous ne pouvions entrer dans la maison. des la porte du jardin une odeur âcre nous prennais à la gorge. Odeur entêtante qui restait dans les narines, plusieurs heures durant. A la maison, c'était une apocalypse, un chaos, le savon y était désormais proscrit, et malgré sa culture, son intelligence, nous ne parvenions pas a faire entendre raison à JC.
Le jardin dans lequel j'ai passé une merveilleuse enfance sur mon cerisier, avec ses lilas, ses forthysia, ses troennes, ses abricotiers, ses pruniers… ses fleurs, Il n'en reste plus qu'une sale et poussiereuse terre battue, il a tout arraché… mit des planches, des carcasses de moto, de vélo… des remises pour ses accumulations de planches dont il ne faisait rien…
cette maison ne nous appartient pas, elle est louée depuis les années 40 à l'Office des HLM… Autour les voisins se plaignent et subissent les odeurs… JC ne le comprends pas, ne le voit même pas… et aujourd'hui nous allons perdre cette maison que j'ai tant aimé, dans laquelle depuis les annees 85 je ne vis plus, car une plainte a été déposée et JC va devoir déguerpir et cette maison sera accordée à une autre personne… j'irai voir les nouveaux occuppants et je leur offrirai les textes ou je parles de ces cités, de la maison, je leur expliquerai l'histoire du quartier, je ne veux pas que cela se perde.

19:03 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (20)

25/10/2007

Evidence

Comme une évidence, ces mots jetés
flottants taies d'oreiller ces mots se taisent
et cette voix s'élève dans le rêve,
"à moi, personne ne fait attention".
Comme une évidence, jamais relevée
je faisait comme si, je savait.
je savais faire comme si j'ignorait
qu'au fond ma solitude était peuplée.

23:05 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (16)

09/10/2007

Elle d'ange

L'ange par mes yeux scannait le monde,
il reconnaissait les siens, et je leur partais
par sa voix, chantait leurs chansons grises et or.
Mes paroles flèches vif argent perçait cœur
et atteignaient l'âme, mais ce n'était pas moi qui parlait.
L'ange par mes yeux reconnaissait les siens
ces êtres lumineux et aériens, leur pieds ne touchaient terre
leurs yeux me brulaient l'âme, leurs mots étaient musique.
je désirait leurs lèvres et leur corps…
Elles me donnait bien plus.
leurs baisers au gout de cendres effaçait les jours sombres.
leurs peau blanche et transparente comme de la neige
me brulait et réveillait mes sens endormis.
Le monde tournait, valse, farandole, ivresse…
L'ange par mes yeux dansait le monde
et me guidait vers elles, vers celle dont je rêvait.
et je lui fredonnait ces chansons grises et or
qu"elle seule pourrait me souffler.

22:25 Publié dans erotisme | Lien permanent | Commentaires (17)

01/10/2007

Papa

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Voici ma petite participation à cette expo… (le theme etant la photo de famille…) Quelques photos mise en scène par un triptyque et ce texte…


Mon père est un secret
scellé par son absence.

Fécamp, la mer que fuit ma mère,
à sa famille enlevée par ce père sans père...
Chemin des dames... son père sans père lui aussi.
Ma mère sans père que la mer a gardé.
Couturière, fille de capitaine,
qui ne retourna jamais à terre-neuve
Lui, Charpentier de navire, Maçon, Chef de chantiers
l’aristocratie ouvrière dont les enfants
ne seront jamais marins, ni capitaines...
le silence d’après guerre, l’exil
dans la banlieue rouge...

Mon père est un secret
scellé par son absence.
Sa noblesse se rétrécissait,
sa bonté discrète, ses paroles rares.

Mon père est un secret
scellé par son absence.

09:43 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (12)

26/09/2007

J'y expose

Malgré le manque de temps pour préparer quelque chose de valable… je presenterai un petit quelque chose sans prétention… l'essentiel étant de participer ! on s'y verra!

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10:55 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (12)

20/09/2007

A rebours poil

A La Délicieuse et aussi à Azazel

Ces jours, à rebours, comme une feuille
chutant, tourbillonnant du sol à la branche,
comme un diamant qui se briserait au sol
s'éparpillant en milles taches de couleur.
La douleur que je ne subit pas, que je ne vit pas
et que j'ignore, en la pourchassant
inlassablement de couleurs chatoyantes
de rires et de milles notes de musiques…
A travers le corps de l'autre je caresse la douleur
l'ignore en lui affligeant embrassade et étreintes.
Et nos chants et nos danses jamais ne s'éteindront.
Nous vivrons encore de nos théatres, de nos romans
ces fragiles mots, ces vaines chansons… nous vivrons!
Ni les dictatures, ni nos conformes métamorphoses
ne tairons nos rêves et nos désirs d'éclat des jours

Ces jours, à rebours, comme une feuille
chutant, tourbillonnant du sol à la branche,
comme la mort se brisant contre la vie.

22:25 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (14)

16/09/2007

Hommage à Lars Vilks

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13:00 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (20)

07/09/2007

Empathie

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La cour de l'école était belle… grande, l'école était neuve, cela me changeait de cette vieille école de brique rouge par laquelle était passés tous mes frères et ma sœur. J'en avais été exclu et je n'avais jamais compris les raisons… j'y avait mal démarré ma scolarité, pour je ne sait quel raison, j'arrivais toujours une heure après la rentrée. la directrice, l'institutrice s'énervait après moi… je n'ai que des souvenirs tres diffus, de la maternelle par laquelle je devais bien être passé, deux ou trois scenettes, brêves de honte rapport à mes vêtements ou bien je repartais avec des vêtements prêtés par l'école car je n'avais pu me retenir…
Une fois j'étais resté dans la cour jusqu'à la récré de 10h car j'étais arrivé en retard, je pense que l'on m'avait ensuite oublié…
Dés qu'il y avait de la neige, qu'il faisait un peu froid, ou que j'étais un peu malade, ma maman me gardait à la maison, ainsi je prenais du retard sur les autres qui n'était jamais comblé…
la premiere classe (la 11e) fut tres brêve, on me transféra immédiatement dans une autre 11eme… je n'ai non plus jamais su pourquoi, et l'année d'après ou la suivante je me retrouvais dans cette nouvelle école, claire, aérée… le bâtiment ou nous faisions la gym me fascinait par sa lumière, sa propreté, son parquet de bois luisant qui sentait bon la cire… je n'avais jamais rien vu de tel…
J'étais mauvais élève, dans les derniers… j'étais sage et attentif, mais je ne fixait pas ce que j'apprennais… je comprenais tout me semble t'il mais dès que j'étais interrogé ou que je devais faire des exercices tout disparaissait dans mon esprit.
Je n'ai jamais fait un devoir de ma vie… ou rarement… personne ne se mettait a côté de moi pour m'aider. Mon père à bien essayé, mais cela finissait en drame. Et en pleurs… il s'énervait àprès moi et je n'avançait pas dans le calcul, j'était et suis toujours incapable d'éxécuter une division… j'ai maudis les chiffres et seulement maintenant je perçois à distance leur mystérieuse beauté.
Lorsque je devais être interrogé, c'était la terreur et je perdais tous mes moyens. parfois le fait que mon nom de famille commençait par une lettre d ela fin de l'alphabet me sauvais… mais la plupart du temps, je répondais de travers…
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j'ai eu un jour une institutrice en 8eme je crois, et sa douceur a fait que cette année là fut une année de bonheur, mystérieusement je crois que mes notes ont été dans la normale…
Toute ma scolarité fut un enfer…
dans la cour de récré, à l'époque que des garçons… L'école n'était pas mixte à cette époque là. je me sentais attiré par certains, il me semblais que mon visage prennait l'expression des leurs. je sentais ce qu'ils ressentais. comme si leur visage était plaqué sur le mien… je ne comprenais pas tres bien cette sensation un peu gênante… je l'effaçais de mes préoccupations, qui étaient plutôt d'échapper aux petits durs et de m'amuser.
Mais régulièrement ce sentiment flottant d'empathie me visitait,
La plupart de ces enfants étaient des petits durs. je n'avais aucun soucis avec les vrais. J'ai retrouvé des photos de classe et j'ai bien du mal à remettre des noms sur les visages, et lorsque je regarde ces classes d'enfants habillés de chaussures de cuir, de blouses en nylon, de chemises à carreaux, les plus exotiques était gitans, portuguais, espagnols ou italiens, je me dis que tout ceci est d'un autre siècle.

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05/09/2007

le jardin des lys

Veille sur le jardin des lys
n'y laisse ni friches, ni ronces l'envahir
là où nos corps se tordent et où nos reins pulsent
les herbes nues en toutes saisons vertes,
nos peaux cernés sur le lierre,
tous les matins de la terre sont à toi
nos peaux recouvertes d'argile et de terre
féconde en ce jardin qui abrite nos ébats.
Veille sur le jardin des lys
n'y laisse ni friches, ni ronces l'envahir
là s'embrase, sous la poussée de mon vit
ta chaude antre acceuillant ma sève bouillante.
Que nos corps s'assemblent lys, rosiers
jouir de la fraîche rosée de ta bouche.

03/09/2007

Elevation dont go to my head (Television)

Elevation ne quitte pas mon âme
continue à me griffer sans m'épargner
à m'emporter, soit comme une tornade!
Emporte mon cœur là ou il ne veux pas aller
qu'il craque et qu'il soit ballotté
emporté par des bourrasques…
Elevation ne quitte pas mon âme

11:22 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (11)

25/08/2007

je suis le roi

c'est mon anniversaire et je fait que ce qui me plait aujourdhui !

24/08/2007

Sauvages

Ces baisers sauvages
indomptables livrés
en libre service.
A ces yeux caresses
qu'une fois s'abandonner
à cette pensée femme brune.
Ces baisers sauvages
mustang sur ta plaine
peluche et velours
en libre accès.

21/08/2007

Epiphanie

Dans ma chambre d'ado, je m'endormais toujours avec des bouquins, je dévorais surtout des livres de science fiction, et généralement je m'endormais dessus, je lisait énormément, jusqu'à 3 bouquins par semaines, sans compter les Bédés…
Ce soir là je me sentais bizarre, comme si ma boite cranienne était en verre… translucide et que l'on pouvait voir à travers mon crane… ma tête n'était pas vraiment douloreuse, pas une migraine, pas une cépahlée le sentiment que mon crane était fait de verre…
le lendemain, je me portais comme un charme, je faisait mes petites visites à mes potes, mes tours de mobylette… ma petite vie…
Mais le soir au moment de m'endormir ça recommençais et évidemment, je n'en parlais à personne… je m'interrogeais…
Peu à peu ces sensations laissaient place à une nouvelle sensation plus désagréable celle ci car elle me paniquait…
Je sentais mon corps se dissoudre dans l'espace clos de ma chambre et mon corps finissait là ou se posait mon regard… peu à peu, il se fondait à l'immensité du ciel, du cosmos et jusqu' à l'infini… je percevais alors cet infini dans toutes ces dimensions - spatiales et temporelles - et j'avais peur, je me depechais de rassembler mes esprits et de revenir sur terre.
la journee… rien. mais le soir cela reprenais…
de plus en plus souvent, n'importe quand du moment que j'étais seul, que la nuit était tombée. Et alors cette infini se métamorphosa en un vide rempli de "plein", dôté d'une conscience… d'une multitude, d'une unicité qui englobait tout ce que je pouvais percevoir.
"Cela" attendait quelque chose de moi. Que je ne pouvais donner, que je ne pouvais appréhender, comprendre…
"Cela" me parlais sans mots, j'étais "Cela" et "Cela" était autre.
"Cela" était infini, peuplé, et était la substance de tout. "Cela" était tout. "Cela" était extase.
J'avais très peur, je me demandais si je n'étais pas devenu fou. Je ne me voyais pas en train d'expliquer cela à mes parents ni à mes copains, je restais seul avec "Cela".
Je me demandais si "Cela" n'était pas Dieu… ce qui me semblait être la définition la plus proche.
Je n'ai pas eu d'éducation religieuse, je suis bien allé un peu au Cathé, mais pas longtemps, ça m'emballait pas, et m'empechait de jouer dans la cour avec mes copains, ma mere ne me paralis pas de ces choses là bien que croyante (fille de marin) et elle mettait un point d'honneur à être chrétienne sans être crédule. Mon père quant à lui était un anticlérical convainu et ne parlais des curés qu'en termes choisis"cureton, grenouille de bénitiers, culs-bénis, Marie salope…"
Moi j'étais visité par dieu… alors deux solutions : ou je traversait des hallucinations, ou bien je traversait une authentique épiphanie (je ne connaissait pas ce terme à l'époque). je le formulais plus ou moins ainsi.
Et personne pour me rassurrer et répondre à mes interrogations.
Je ne me sentais pas fou, Quant au concept de dieu, il me paraissait bien trop mystique et bien trop éloigné de ce que je connaissait de l'idéologie chrétienne…
je me disait que si je cédais à cette hypothèse là je me devais de devenir un saint… une sorte de saint, de vouer ma vie à cela. je trouvais cela assez dingo.
Durant cette expérience, je devais "mourir" accepter de me fondre dans "Cela" me laisser porter par cet infini, et par cette présence, devenir elle et être elle. je me sentais partir, et je paniquais et revenais.
cela dura quelques mois durant lesquels, je souffrais.
je n'avais pas de réponses, je devais trouver une solution pour sortir de là… j'essayais d'analyser avec le plus de lucidité possible… Fou ? je ne l'étais pas. Il me semble… Saint ? non plus…
je me disait que je vivais ce siècle et que je devais plutôt vivre ma vie d'homme et qu'à l'heure de ma mort réelle, je verrais si il y a un après, un ailleurs et "Cela". Je ne voyais pas d'autres alternatives. je douais de la réalité de ce que je percevais… simple épisode psycho-bidule ou vrai expérience mystique?
je décidais que la vie quotidienne était la vraie solution, et tout partit d'un coup, et, à ce jour je n'ai plus jamais eu de "visions", ni d'épiphanie.

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22/07/2007

Fermeture annuelle pour congés

la maison est fermée jusqu'au 20 août. A tres bientôt
je pars pour l'Italie. je vous embrasse et profitez bien de l'été.

19/07/2007

juin76

j'ai fait vœux de ne jamais toucher à une arme, de ne jamais porter d'uniforme, de ne jamais marcher au pas…
Il y avait encore le service militaire… j'avais ma degaine de bab, cheveux longs, des nattes, tunique indienne violette, colliers, bouche d'oreille, khol sur les yeux…
tout a fait le look qu'apprecie l'armée française… ils m'avaient appelé à servir sur les drapeaux…
Hors de question que j'apprenne comment tuer, hors de question qu'on manipule mon esprit, une alternative… l'objection de conscience, tres mal vue à l'époque et qui pouvait mener droit en prison… mes potes avaient eue différentes tactiques pour échapper à un an de service militaire, je devais trouver la mienne…
D. etait resté plusieurs mois sans parler, apres sa reforme, il continua a ne pas parler, des copains étaient arrivés grillés, d'autres avec des papiers médicaux…
J'étais déterminé… je n'y arrivais pas ? pas de problême je montais aussi sec un syndicat de soldat…
UN beau jour ensoleillé de juin, j'allais donc à la caserne de Vincennes, à côté du château, je garais ma mobylette et je pénétrais dans l'antre du diable…
Je m'étais composé un joli personnage, un juin de canicule… j'avais un grand manteau de type trench coat, boutonné jusqu'au col, une echarpe avec des motifs panthere que je portais tout le temps, un ours en peluche qui depassait de ma poche, et j'affichais un regard fixe et pénétrant (mes beaux yeux vert clairs sont parait-il déjà impressionnants) donc je les tenaient écarquillés en permanence, je marchais d'un pas raide et tous mes gestes l'étaient aussi… je pris le dossier que l'on me tendait d'un geste raide, le rempli en essayant de voir si ej pouvais continuer de composer, je ne repondis pas n'importe quoi, mais exagerais certaines choses; je passais les tests, et à al fin demanda a voir le psy…
il me posa certaines questions, j'étais drogué, naturellement je buvais et avais tenté de me suicider plusieurs fois…
tout ceci avec les yeux éqarquillés, mes gestes raides et saccadés, cela dura en fait deux jours…
lorsque je repartis, assez fatigué de tout cela j'avais gagné ma réforme et ma liberté…
je passais l'année qui suivi a faire la fête… l'année qui fut celle de la punkitude.

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16/07/2007

L'absence

Mon cœur est une braise
soufflé par un vent polaire.
Porté par quelques brins de paille,
jetés au beau milieu d'une mer en furie.

Ton absence…

22:30 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (17)

14/07/2007

Transe auvergnate

Exils le film de tony gatlif m'a secoué, comme à chaque fois que je voit un de ses films…
Très loin de ma culture de petit banlieusard, j'y retrouve cependant, ceux que je cotoyait sans les connaîtres, les manouches… le sud…
je sentais, sans comprendre Tony gatlif m'aide à comprendre…
La scène de transe d'Exils est bouleversante et intriguante, j'avais entendu parler depuis longtemps de ces transes, dont la fonction cathartique est étonnante, j'ai moi-même assisté a des choses équivalentes, (l'acid) et j'en ressent la puissance et la force… Ce n'est pas dans ma culture, (Normandie - pays de Caux - etretat-Fécamp - famille de marin) dans ma famille, on ne se touche pas, on ne s'embrasse pas entre hommes, la pudeur est forte, la tendresse s'exprime toute en suggestion… mes freres vivent aussi a paris et champigny, nous ne sommes pas loin et nous nous voyons trop peu. Mon pere ne parlais pas a table, un enfant en parlais pas en présence des adultes… longtemps je suis resté silencieux, de mes desirs, de mes mots, ma communication, enfant, était de type non verbale, je boudais, je piquais des crises, mais jamais je ne disait ce que je ressentais, je n'aurai pas été compris…
Je me souviens d'une usine à Montreuil, tres sombre, peu de moyens, cependant des petits groupes alternatifs y jouaient devant un public lycéen et de marginaux, l'heure était Post-punk et souvent les Bérus y passaient, nous dansions comme si notre derniere heure en dépendait, des danses désincarnées, désarticulés, nous oublions nos galères, notre manque d'argent, et nous nous sentions dans une sorte de famille que nous n'avions plus… sans avenir, l'instant présent…
Un été j'allais retrouvé un copin dansun minuscule village d'auvergne… juste quelques maisons anciennes, tres belles, tres simples… un soir il y eut dans le village une soirée potée auvergnate - miam - et dans une minuscule salle deux trois musiciens egrennaient des bourrés… une sorte de biniou - une cabrette - une vieille - je ne suis pas sur que ce soit les bons noms d'instruments… - il n'y avait là que les paysans et quelques gens d'ailleurs mais qui avaient leurs racines familiales dans ce village - et plus l'heure passait et plus je trouvais des analogies entre les punks de montreuil et ces paysans qui dansaient de la même façon, j'haluucinais, c'était frappant, les mêmes attitudes, les mêmes comportements… et je voyais ces paysans du vrai monde rural danser la bourrée d'une façon extatique… (le pinard aidant…il est vrai)
je me disait en regardant ce film magnifique s'il n'y avait pas non plus au fond de nos campagne une tradition de l'extase, de la transe…

02:15 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (5)

12/07/2007

Ni dieu, ni maître, être !

Avant de se crever les yeux
on ferme à la liberté son cœur
On en oublie l'idée même…
Amoureux de leur soumission
revendiquant leur servitude,
Les esclaves…
Avant de se crever les yeux,
l'on revêt voiles et uniformes
Les mensonges des curés,
les mensonges des imams
les mensonges des rabbins,
ces vieilles lunes
d'un règne de terreur
et d'absurdités
de dix-milles années
ont déjà fait taire nos voix
pourtant puissantes,
pourtant justes,
de notre liberté
d'être sans idoles.
Insoumis… Libres.

17:20 Publié dans actu, poesie | Lien permanent | Commentaires (13)

09/07/2007

7 Tags à l'heure

lilie de la mirlitantouille m'a taguée… je dois donc dévoiler 7 choses que l'on ne sait pas déjà encore à mon propos.
et tagger à mon tour 7 bloggueurs (le choix est difficile et totalement arbitraire, j'aurai aimé tous vous tagger mais je n'ai droit qu'à 7 tags… donc voici pour Azazel, Enriqueta64, Dominique du fleuve et de l'Olivier, Marie-Gabrielle, if6was9, nina de zio peppino, amelimelo, Ulyssa


Mes 7 "révélations"

1 - Mon premier boulot (de vacances) a été laveur de chiens

2 - On m'a présenté à Salvador Dali (j'étais trop jeune (14 ans- et je suis resté muet - de timidité et d'admiration)

3 - J'étais un cancre à l'école

4 - le premier livre que j'ai lu et apprécié était "le roman de renard"

5 - Mes premières amours furent longtemps platonique, elles n'en ont jamais rien su

6 - je suis dépensier

7 - j'ai tendance à être désordre et je lutte contre cette tendance là

8 - j'ai couché avec ma prof de français, j'avais 17 ans et elle 37

9 - je piquai de l'argent dans le porte-monnaie de ma maman

10 - Contrairement aux apparences, je ne suis toujours pas le maître du monde

à vous de jouer maintenant…

Rêve…

Je ne fait jamais de cauchemards et mmes rêves sont en general idylliques… genre je suis a la plage, l'eau est chaude, il fait beau…
là, non… ce matin je me reveille je suis perplexe… pas impressionné du tout par ce rêve qui est horrible, mais perplexe par ce qu'il raconte et que je n'interprête absolument pas…
Julia, une collegue sympathique doit me rejoindre, je part donc avant elle… J'arrive tres tres tôt le matin genre 4-5 h du mat… je vais dans son bureau car j'ai besoin d'un truc et comme je ne me souviens plus de quoi, je prends en prevision, un post-it, un stylo et un gros feutre noir. Un type arrive - genre premier de la classe, je ne le connais pas, je pense que c'est un stagiaire… au bout de quelque seconde je crois le reconnaitre vaguement… Arrive le patron, sensasion desagreable, je me dis qu'il va penser que vu à l'heure a laquelle j'arrive (normalement j'arrive vers 9h30, là il est tout de même 4h, il pense que je suis venu pour voler des trucs…
Je suis toujours au boulot, mais dans des allées d'entrepot - au lieu de l'agence de pub ou je bosse - j'escalade peniblement un rocher; et je prends en bouche une sorte de cotelette pour la manger, mais celle ci se revele vivante, je veux la recracher, mais impossible de ma bouche coule sans arrêt du sang… j'ai beau cracher je ne m'en debarasse pas…
Un peu comme mon rêve récurrent de poils-fils que j'ai dans le fin fond de ma gorge et que j'essaie d'extirper, je tire, je tire et mes doigts tirent des fils (des poils?) qui n'en finissent pas de sortir du fond de ma gorge…
Je me reveille… fin du rêve…
l'autre nuit je rêvais que mon fils se baignait dans un torrent, comme moi je le faisait a La bourboule, un merveilleux souvenir pour moi - dans la Dordogne, là une gigantesque vague arive et l'emporte, et je ne peux rien faire…
depuis un mois, je ne cesse de croiser des "signes" je suis relativement sceptique vis a vis des signes , je ne veux surtout pas y mettre une attention, mais ils sont trop répétitifs pour que je n'y prête pas attention, il y a surement une lecture a en faire dans mon inconscient que je suis incapable de faire.

06/07/2007

petits matins

Garder en mémoire les chemins qui ont menés aux étreintes
ces abats jours que l'on baisse dans ces chambrettes d'étudiants
ces papiers gras jetés aux pieds des lits, ces déshabillés sauvages
le corps arc en ciel vivant de nuits blanches, ouvert et offert.
Garder en mémoire ces yeux mi-clos, au point du jour,
sur des cafés amers, ces baisers globe-trotters, d'escapades nues
de pains chocolits, sur des désirs croissants, les baisers en miettes
de pain qui trottent encore dans les têtes… et que l'on aimerait en corps

01/07/2007

Soirée

Les apparences luttent contre la présence.
entre l'annonnement et la parole, hésitante
entre les murmures et les criants mots sussurés…
les regards courbe, ciselés d'un peu l'espoir.
Ces yeux fluides détaillent scannérisent geste
et mouvements de lèvres. port de tête, coiffe,
attitudes et décodent vêtements et accessoires…
Se frolent les corps, les paroles jaugent l'autres
les mots se font du ping pong, on échange
on se montre sérieux, on se montre plaisant
on rit, on se rapproche, on recule, on se touche
on fuit pour trevenir, chassé croisé, regards…
Pas de deux, danse, ivresse et élévation.
On parle, on refait le monde, on tébuche
sur de grandes idées alors on plaisante.
L'autre est là
En pensant choisir, l'on est choisi.
On pense embrassé et l'on est embrassé.
C'était un soir en décembre.

10:17 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (16)

26/06/2007

National socialiste hier, liberal aujourd'hui

Lorsque grondent dans la nuit
les tempêtes sous les cranes,
qu'alentour, le silence persiste,
que les voix se sont tues
que les âmes ne font que chuchotter,
les jours de colère sont parsemés d'absence.
Les pensées se font orage et pluies
les paroles toxiques dioxines
le regard rare, à l'aveuglette
les multitudes ont toujours raison
et s'épanouissent dans la loi du plus fou.
La justice aux ordres, et la foi qui remplace la loi.
Les chagrins rares, les rages contenues
les révoltes vaines et les colères saines
comme une neige immaculée
prête à survenir, prête à rugir.

21:34 Publié dans actu, poesie | Lien permanent | Commentaires (5)