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poesie - Page 4

  • La Bourboule, Auvergne

    Pieds nus, remontant le courant de la source,

    la poussiere collant à la sueur, la vase lave.

    ami torrent, ravi de cet isolement, jeux d'eau…

    des poissons d'argent filent entre mes jambes.

    l'eau très froide, vives vagues, ruissellement

    l'eau qui dévale et s'éclate en arc-en-ciel

    sur les roches, fraîches milles goutellettes.

    Pieds nus sur les galets, remontant le courant

    le chant des galets fracassait celui des cigales.

    verte auvergne, ensoleillés volcans…

    Passait l'été, passait l'enfance… 

  • 1985

    Sa voix pensait mes blessures,

    s"enroulait autour de mes plaies,

    et s'envolait la conversation.

    Ignorant des lendemains chacals,

    je dévalais alors la montagne

    cailloux, et terre brûlé par un soleil

    j'attendais encore la chaleur

    de sa voix, et.

    Sa brune parole,

    mes balbutiements

    mes hésitations,

     

    mon silence

     

    Ses lèvres arc gothiques.

    cet été là, crevait en plein cœur.

    Ses mots de la couleur

    de nos baisers,

    sa langue ailée de papilon.

    ses mots jetés au ciel.

    Sa voix chantait mes blessures

    et.

    Brune.

  • Vaincre le soleil

    Tu peux sentir le souffle de la liberté
    par le vent, les fleurs, les parfums portés
    visitent tes os, ta chair.
    Ce "rien" précieux qui, chaque jour
    chaque fois que tu vaincs le soleil
    rempli ton cœur chauffé de gratitude,
    souffle entre le souffre et la neige.

    je veux refaire l'amour, me bruler à l'astre solaire.
    me livrer ensuite au vent et à la pluie.
    Invitez-moi au creux de vos reins
    acceuillez-moi en votre sein.
    A vous de m'ouvrir votre sérail

    Tes bras ouverts, accueillants
    parlent au monde entier
    de générosité et de lutte.
    Tu peux parler des heures de ces révoltes
    fécondes, de ces colères sans haines…
    Tu peux adorer toute ta vie
    ces pensées sauvages, fécondes ;
    tu peux vouloir vraincre le soleil…
    Chaque génération reprendra le combat
    là où les anciens l'ont laissé…

    Ne jamais dire "je t'aime"
    de peur de ne plus le penser un jour
    de peur de le dire trop souvent ou rarement,
    que toujours ne deviennent jamais.
    je souhaite que mes mains et mes baisers te parlent
    de ce que je ne connais pas encore de toi…
    L'absence de tes baisers me parle de toi.

    Agrandir le monde. transmettre sa rage de vivre
    contaminer le réel, l'infiltrer de rêves
    inséminer…
    Cours t'éblouir de ces ciels lumineux
    de ces ciels marins, et de ces levers de soleils
    sur un monde neuf… ces libres soleils.

    je me souviens alors de sa peau de pluie.

  • Sourire

    De son sourire s'échappe
    des ciels bleus printemps
    des champs d'orge,
    de blés d'or…

    je voyage des nuits entières
    sur tes grains de beauté
    sur ta peau blanche
    et tes seins d'argent

    De son sourire coule
    une eau limpide,
    claire et fraîche

    je voyage et me prélasse
    sur tes courbes inlassablement
    j'embrasse ton ventre

    De son sourire
    le bruissement d'un vent
    d'été rafraichissant.

    je voyage et ton corps m'acceuille
    et sa houle me berce et m'enivre
    ta peau chante et me hante.

    Ses yeux sucre d'orge
    pointés sur le vert
    de mes yeux, je fond.

    je voyage en toi ;
    tes soupirs, tes cris,
    ton souffle touche le ciel

    Sa bouche sucre d'astre
    brille d'un ensoleillé
    sourire friandise ;
    bouche candy, lèvres fruitées

    nos extases, nos étreintes
    nos baisers, nos rires
    ton sourire…

    sourire aux senteurs de lilas
    et de fleurs de pommiers.
    De son sourire s'échappe
    des ciels bleus printemps
    des champs d'orge.

  • Ouvrir la porte

    Qui le premier a ouvert la porte
    aux courant d'air ?
    a ouvert le robinet
    au beau milieu des vagues ?
    pour tout, pour rien
    pour tous, pour soi
    ces terrains vagues d'espoirs
    vagues et vains…
    ces montagnes que l'on gravi
    pour qui ? pourquoi ?
    Qui le premier à peint le ciel
    juste pour l'offrir au regard des autres
    sans rien attendre en retour.
    Celui ci qui à libéré le premier prisonnier
    et lui a ouvert les grilles.
    Celui là qui laisse son assiette à l'affamé.
    Ces trouveurs de hasards, qui jettent
    des poussières d'étoiles
    à ceux qui n'ont que les certitudes.
    Ces livres laissés ouverts
    fragiles en l'attente du lecteur
    Ces jours meilleurs qui n'attendent
    que ceux qui ont trop aimé la vie.

  • Entêté

    j'ai retrouvé ma tête
    ousque j'savais plus ou j'l'avais mise
    entêté que j'étais, tête folle
    à trainer partout…
    ptêt ben que j'm'entettais
    à suivre des idées folles

    Délivrez votre liberté
    crachez votre rage
    dévoilez vos intentions

    J'secouais mes puces
    mes vêtements étaient trop petits
    et mes chaussures trop grandes
    à suivre les courants d'air
    je m'enrhumais
    mais si je savais ou j'allais
    je ne savais quand j'arriverai.

    Dont follow the leader
    Ni dieu ni maître…
    Never mind…

    Je n'oublierai jamais
    ces gerçures aux doigts,
    ces chemins boueux,
    ces pantalons rapiécés.
    Ptêt ben que j'm'entettais
    sans dieu, sans maître…
    à suivre des idées folles ;
    mais elles nous rendaient
    heureux

  • Timidité

    je tombe à la renverse
    manquant de peu tes bras.
    sur une terre humide je cavale ;
    sur des nuages mes pieds s'agitent.
    Mais jamais ne t'attrappe.

    Si je passais par toi
    te souriai, tu souriai.
    Tes yeux me happaient
    déjà j'étais loin.
    je n'osai te parler.

    Journellement, te visitais,
    ne laissai pas ton sourire
    magnifique et lumineux
    subjuguer mes jours et mes nuits.

    je tombe à la renverse
    manquant de peu tes bras.
    sur une terre humide je cavale ;
    sur des nuages mes pieds s'agitent.
    Mais jamais ne t'attrappe.

  • Superflu

    Tout ce qui t'est nécessaire
    tient dans tes poches ;
    de l'amour, des roudoudous,
    des tours de magie, des alentours,
    des chemins de traverse,
    des sentiers buissonniers.
    Rien ne t'est plus nécessaire
    que ce que tu peux porter ;
    tes rêves les plus fous
    les baisers les plus doux
    les doudous, les froufrous

    le reste importe peu et…
    pour qui ne rentre pas dans tes poches
    il y a assez de place dans ton cœur.

  • Descendre la cascade - pour la délicieuse.

    Descendre la cascade
    et glisser sur les pierres
    à la nage rejoindre le rivage.
    l'eau qui coule des montagnes
    est toujours la plus froide
    l'eau des torrents la plus forte.
    Les lichens agrippent les pierres
    et les empêchent de rouler.
    Descendre la cascade
    et se laisser porter par l'eau.
    Suivre son courant et se laisser flotter.
    Si le nageur ne sait ou il va
    la source rejoint toujours l'océan.
    Descendre la cascade
    et glisser sur les pierres
    à la nage rejoindre le rivage.
    j'aimerai te dire descendre la cascade
    et se laisser porter par l'eau,
    L'eau douce érode la pierre
    mais abreuve l'assoiffé.

  • La Réforme

    Il faudrait y être toujours vif argent,
    sur des sentiers d'or et de plomb
    et pour oublier l'ennui, se souvenir de la quiétude.

    de ses couleurs et ses nuances de gris.
    L'Empire empreinte, totale.
    L'Empire nous dépossède du silence

    Tu dis : "j'aurai sa peau, au chagrin!",
    tu dis avec les yeux qui brillent
    "sort dehors, là ou y'a les vrais gens,
    ils veulent mettre à bas l'argent,
    ils veulent plus bosser"
    Je pense : "ouais on aura sa peau
    au chagrin… "

    De toute façon, nous n'avons plus que le soleil
    que nos baisers de joie et d'amertumes
    on nous a volé l'ennui, on nous a dérobé
    les pierres sur lesquels nos pas s'envolaient.
    Nos révoltes ciselées à présent marketées,
    nos colères et nos idées à présent commerciales,
    notre rage anesthésiée par la coke et le shit
    ne nous appartiennent même plus…

    Il faudra retrouver l'ennui,
    il faudra retrouver le silence
    il faudra être seuls, nés
    au monde.

    Que nous cessions d'être distraits et distants
    emportés par le souffle de l'Empire
    dépossédés de nous même,
    dépossédés de notre histoire

    Tu dis avec les yeux qui brillent
    "sort dehors,
    les vrais gens sont là."

  • Montées de sève

    Irradier
    A bout de bras
    porter la lanterne.
    Allumer les torches
    porter la lumière.
    Contrer l'ombre
    et la peur.

    En promenade, ta courte jupe, rien dessous, je trousse. Ma main libre visite petit paradis. Un café, t'y caresse et mes doigts trouvent le chemin de ton bonheur… Un magasin, impatience d'une cabine d'essayage, nos reins en feu impatience de jouir de l'autre. Urgence de nos baisers. tu serre bien la base de ma tige, tes doigts coulissent ma peau et les miens cheminent en toi, ta langue deviens plus dure plus leste. tu me fait jouir, et ta main prisonniere de mon pantalon, lait tiède coule sur tes doigts, ton clito roule…


    Illuminer
    nos jours, nos nuits.
    Rayonner
    renaître, lutter.

    se caresser dans un lieu public, ma main mouillée par ton plaisir et savourer ton extase et t'embrasser… oublier le monde autour de nous et désirer que tu me masturbe et me suce.

    Ranimer les lumières
    être désintéressé,
    fraternel, sincère,
    généreux…

    Langues melées de salive, dansantes, bouches chaudes et douces, caresse tes seins, et chuchottis à l'oreille, ta main posée sur la bosse de mon jean. Bande en t'embrassant, tes doigts masqués par la table s'infiltrent par ma braguette et tes doigts caressant mon gland humide et gonflé de désir, et de l'autre tu caresse ton clitoris, égoïsme… la table, mon corps fait écran au regard des autres, ta bouche me donne le diapason de ton plaisir, mon gland gonflé et tendu, tu le caresse comme ton clito, au même rythme, et je suis heureux de sentir que tu t'envole et je jailli entre tes doigts


    se raccrocher au soleil
    s'offrir des jours sucre candi
    et retomber amoureux,
    ne plus regarder en arriere
    arrivera…

    Caresser tes seins, t'embrasser, plaqué contre ton dos, doigts entre tes cuisses posés sur clito, bande fort, envi de s'enfoncer en toi, le glisse entre tes fesses, lentement, s'enfoncer et ressentir les vibrations qui t'exaltent, Baisers chauds et gourmands. En toi, ton anus me brûle et me ravi, lentement vais et viens, Toys caresse. T'agrippe et glisse sur ton ventre, ma main se pose sur la tienne et nos doigts s'emmelent. Sent glisser Toys. Nos langues s'enroulent. Accompagner Ton plaisir. Se couler en tes fesses, couler, contractions d'anus.

    des jours ensoleillés
    des jours de fièvres
    des après midi, des petits matins
    Irradier

    un baiser braise et cendre, une caresse de glace sur ton astre, la somme de nos désirs s'additionne… se mutiplie comme un ciel et les galaxies, entre tes seins, ma voie lactée, par jets et par pluies. une caresse de feu sur ton astre.

    de la vie.

  • Le moineau des filles

    Ce reflet dans le miroir ne te montre pas.
    Demain sera fait de mon ignorance.
    je veux me livrer à l'astre solaire,
    faire l'amour au vent et à la pluie.

    le moineau des filles
    dévale la ville…

    Se brûler à ne pas se dire "je t'aime"
    de peur de ne plus le penser un jour.
    Alors "Toujours devient jamais".
    Mes mains et mes baisers muets
    se brisent.

    l'été ne tient qu'à un fil
    le beau temps dévale

    Arrogance de tes baisers…
    d'insaisissables reflets de toi
    dévorent mon cœur.

    le moineau des filles
    dévale la ville…

    Défilent les filles des villes
    que l'on voudrais vêtues d'un fil.
    Pour les moineaux des filles
    le défi de vivre décore les cœurs.

  • Bas couture

    A l'insolente beauté de voile brune,
    écrire à mots troubles,
    ivre d'une sensuelle finesse.
    Rester coi, subjugué, hypnotisé…
    fasciné par la femme pluie,
    jambes gainées de la lumière de l'aube
    Ne pas résister, à ma main
    qui glisse, remontant la trame nylon
    de la chevilles à ta cuisse
    je rejoint la peau nue
    chair dévoilée, chère rondeur
    Exulter à son exitante douceur
    me fait exister, me fait vivre
    N'y résister, se laisser
    séduire par ces bas, seconde peau
    fibre qui vibre, qui me devoile
    me mène et m'invite à ton petit paradis.

  • imaginaire biographie

    Penser la vie comme un point d'interrogation ?
    ou, sans doute, comme un point de suspension…

    la vie !!!

  • Maintes fois

    On dirait que ces mains frippées
    ont grattés la terre… des ongles sales
    jusqu'aux cendres.
    elles ont cherchés les racines
    à la cîme des arbres.
    elles ont hissées des corps malingres
    mal nourris
    peau couleur neige.
    Elles ont redressés ces arbres tordus
    soufflés par le vent
    au beau milieu de tas et de tas de ferrailles
    des pavés, des caillases et mise de boue…
    Ces mains ; doigts et paumes tendues vers le ciel
    réclamant seulement le droit d'être là demain.

  • Ronces

    Que se taisent, mes bavardages de l'âme
    ces pensées intrépides et silencieuses
    peuplant des journées grises et atonales
    de vagues et envahissants désirs
    de joursde bourrasques et de rage.
    Se taisent enfin les bavardages de l'âme
    ces toutes petites voix embarrassantes,
    ces pensées accrochées à la vie,
    vivaces telles des ronces, ces mauvaises herbes
    brisant les roches, ces chardons, ces orties
    ces plantes pionnières qui fertilisent les déserts.

  • Haillons

    Revêtus de nos habits aux milles visages
    pour ne jamais aux enfants de sable ressembler,
    changeants milles fois de posture, d'attitude.
    En apnée dans futur, aspiration de notre glorieux passé.
    Vêtus comme des princes d'eternels haillons,
    ne portons plus les formes pensées pour nous,
    par des crypto rénégats qui aimeraient nous marquer.
    Rien de moins novateur que la nouveauté alors
    notre respiration nous porte ailleurs, vers l'inconnu.
    Alentour, s'envolent les feuilles mortes de la modernité.
    Comptables et gestionnaires décarcassent la vie.
    vautours à la pensée rapide, à l'analyse rapide
    tête d'abscises et ordonnées et de sèches statistiques
    marketent, vos rêves et vos espoirs, le vent et le ciel ;
    remodèlent l'histoire; redessinent à leur image votre vie.
    Imaginent votre place au sein d'un monde lisse, soumis.
    Revêtus de nos habits aux milles visages,
    fugitifs, de ces multitudes ; évadés perpétuels
    pour ne jamais à ces enfants de sable ressembler.

  • Astres

    A caresser ton joli corps dénudé, y faufiler mon pénis ouragan, contre tes seins, en exiter les tetins, je brille comme un astre… avide, je bave d'envie. De ma bouche, posée sur ton delicieux bourgeon, ma langue lape ta satinée fente rose. Pressé d'averse de ma macule immaculée et laiteuse sur ta peau…
    Ma langue glisse entre tes doigts caressant ton bouton, mon souffle, ma salive se mèlent à ton geste. M'extasier de ta main rapide sur le bouton, m'extasier sur ce merveilleux spectacle et laisser couler des filets de sperme sur tes seins et ta bouche.
    Tu te caresses, tu me gobes, me lèches et j'envie de cette cette bouche de soie delicieuse, qui invite mon impatience à grossir, je veux fondre, ta langue me chauffe…
    je prends toys et le présente à l'orée de ton anus humecté de ma salive. Impatience… Envie…
    Par procuration, tes doigts continuent de te caresser, je m'enchante de sentir ton souffle se précipiter, le temps s'épaissit, la nuit rêve.
    Joujou visite… hypnose, tes yeux opiomane… tes lèvres entr'ouvertes, offertes… Joujou glisse et luit de ta cyprine, milles petits phares, milles petites lucioles qui en toi de milles feux, pétillent et exaltent tes émois. et moi…
    joujou coulisse, vient, sort, et vient encore.
    je l'entrerai encore et tu viendra lâcher les étoilées filantes de ma voie lactée … étreindre tes seins, ne jamais éteindre tes sens… et ma langue cherchera la tienne. Incendie.
    un baiser de braise et de cendre, la caresse d'un vent frais, celle de mes doigts agiles sur ton astre, les une cascade d'eau glacée… tels un ciel firmament.
    Plongée en apnée en toi. Imaginer te regarder et te caresser, sentir ton corps se tendre et mes doigts mouiller. Bander et désirer couler en ta bouche, avoir envie de ton plaisir. me sentir dur en toi et vouloir tes gémissements. Vouloir l'éclat de lumière dans ton regard. Et sous le ciel, à l'unisson, jouir.

  • Une vie à aimer

    Une vie comme ça
    qui se modèle comme de la glaise,
    une bonne pate, faite de mots
    et de si c'était ça
    à refaire tous les jours comme si
    hier n'avait rien écris de défiitif.
    Une vie comme si
    les lendemains dureraient
    l'éternité, et que les souvenirs
    chanteraient de nouveau
    les berçeuses et les comptines
    les variétoches et les airs
    de rien qui nous emmènent.
    si loin, si proches de nous,
    les divas, les pianistes aveugles,
    les ténors et les crins crins.
    Une vie de rien du tout
    qui passe le temps
    d'essayer, et de faire
    ce que l'on peux
    et le mieux possible.
    Une vie à aimer.

  • La porte verte

    Laissons la porte verte, avant que ne retombe la rage,
    les sages reprennent la route, et les autres doutent
    de la demi-ombre qui s'étend des montagnes à la plaine.
    Avec raison, la colère en habits de lumière
    s'éfface les desseins dans les marges
    des solitaires cahiers scolaires.
    Des ratures que masquent des réussites.
    Des prestiges maculés de taches d'encres,
    des récrés éclaboussés de confitures,
    trop courtes, trop courtes…
    Laissons la porte verte, avant que ne retombe livresque,
    les sages reprennent la lecture, et les autres pestent
    de la semi-ombre qui s'étend sur leurs vies.
    cette peur de la beauté qui gomme leurs actes,
    cette haine de l'informe qui régit leurs existence.
    Ce rationnel qui les hantent et les émasculent.
    qui de la sécurité, qui de la peur de soi,
    qui de la peur de l'autre…
    Ces lendemains aveugles
    dont la grâce ne les atteindra
    que s'ils deviennent incertains.

  • Symphonie

    Ses chants sont d'une musique
    abrasive, rugueuse, âpre…
    Champs obscurs de résistance
    dont la noirceur joyeuse
    s'oppose à la lumineuse idiotie
    des ondes courtes.

    Une symphonie planète-royaume
    chanson, charme surrané des
    méchants refrains dont le chanfrein,
    reste tranchant, riffs acérés, aigu.
    Rimes muettes de passions exquises.
    Rimes sortilèges, change le monde.

    Notes d'intentions sur la portée,
    de tous, notes intenses portées
    par le vent de la liberté, indomptées.
    Parfum d'insolence, d'independance.
    Elle me dit "je suis le genre de femme
    qui aime croire au soleil quand il pleut".

  • Les pas perdus

    je voudrai bien trouver
    à mon histoire courbe
    une porte de sortie,
    un arbre à l'ombre
    duquel enterrer
    mes fantômes.

    Ces matriciels souvenirs
    dont l'oubli mobilise les circuits
    emcombrants neuronals,
    référentiels obscurs,
    invisibles traces de soi.

    Ces jours immobiles
    nés de l'enfance,
    ces jours passés à oublier
    le désir de mémoire.

    les années passent,
    les vies se superposent
    au fini et au jamais,
    au pas encore et
    le trop tard se cumule
    aux souvenirs perdus.

    Ces printemps persistent
    et insistent pour tenir
    compagnie à ceux
    qui sont restés derrière.
    Nous avancions trop vite
    notre lenteur les distançaient.

    je voudrai bien trouver
    à mon histoire courbe
    une porte de sortie,
    un arbre à l'ombre
    duquel se reposent
    mes fantômes.

  • L'écume des nuits

    à ton invitation, Ma nuit rejoint la tienne
    nous, voyageurs de la pénombre,
    légers enfiévrés d'exigentes acceuillances,
    ennivrés de vénéneuses plantes,
    de chevelures, et d'ongles plantés dans la chair.
    D'une noire aveuglance à l'impatience de ta clarté
    allumons une lumière dénudés, brulons des phares
    ma nuit ventée de tes tempêtes, de ces brumes sauvages
    ton obscurité bouillantes des marées capricieuses
    je me noie, je te dévore,
    Ta nuit où sombre ces oiseaux sans ailes
    des délits annoncés, des paradigmes perdus d'artifices,
    ces noces sans cérémonies, où s'unissent nos anges blessés.
    Lorsque sonne le chant de tes entrailles,
    à la mer en furie, à ton coquillage, je m'ancre.
    à ta nuit de velours bouillonné s'offre
    l'éblouissance rivage de mon écume.

  • Happy end

    La dernière larme fut versée sur cette pierre
    par le dernier d'entre nous, près du dernier arbre.
    Un ciel rouge sombre, couleur sang séché,
    une voute nuagée ou ne brillent plus les étoiles
    sur un monde ravagé, brûlé par l'or noir.

    Le nouveau créait l'oubli, le neuf inventait la mémoire.
    Un enfer rutillant, somptueux, chatoyant et désespérant.
    Parqués dans les villes tentaculaires, chacun était seul.
    Meurtris par des batailles perdues, par l'exil rendus au silence
    les âmes sacrifiées, dépossédés, dilapidaient l'héritage.

    Il ne restait plus rien de l'éternité.

    Alors par le dernier d'entre nous
    cette dernière larme fut versé.
    Du dernier arbre, porté par le vent,
    une derniere feuille tombais.
    avant qu'il ne sèche, qu'il ne pourrisse.

    De cette larme, coulant de la pierre,
    bue par le sol, sur une terre craquelée
    Un bourgeon émergea.

  • Sanctifiée

    A tes seins sanctifiés
    je m'agrippe; comme
    si tenté d'arrêter les nuages,
    je m'y noie.
    Leur insensée beautée.
    Ma grappe, ma tige,
    Cathédrale gothique
    ta déraison me prie,
    guide ma flèche, m'ordonne
    en toi par tes doigts fiévres
    caressants de douceur,
    je chûte, je trébuche…
    j'entre en l'ogive, pressés de jouir
    impatient de remplir, de jaillir
    ton ventre chaud, nos pubis pulsent,
    palpitent et se heurtent,
    au plus profond de toi,
    ma bouche s'emparre de ta langue.
    Petit bonbon fondant de miel.
    Tu me la sort et je fond…
    giclée seve opale dans
    ta bouche sortilège.
    Gourmande gourmandise
    Tes levres brillantes
    de gelée et de givre.

  • L'écrin

    Ce monde est trop vaste
    pour son destin.
    J'écris des chansons pour les oiseaux
    trop limpides pour la nuit,
    que seuls chantent les passereaux.
    Si ce monde s'effaçait,
    le silence encore…
    La présence picore l'écrin
    des ballades et des symphonies.
    On fait peu cas de moi, mais
    je suis celui qui secoue la cloche
    pieds nus, marchant sur la lande
    les cheveux défaits par le vent,
    J'écris des chansons pour les oiseaux
    et mes notes repoussent la nuit.
    Si ce monde s'effaçait,
    la musique se jouerait du silence.
    Ce monde est trop vaste
    pour son destin.

  • Evidence

    Comme une évidence, ces mots jetés
    flottants taies d'oreiller ces mots se taisent
    et cette voix s'élève dans le rêve,
    "à moi, personne ne fait attention".
    Comme une évidence, jamais relevée
    je faisait comme si, je savait.
    je savais faire comme si j'ignorait
    qu'au fond ma solitude était peuplée.

  • A rebours poil

    A La Délicieuse et aussi à Azazel

    Ces jours, à rebours, comme une feuille
    chutant, tourbillonnant du sol à la branche,
    comme un diamant qui se briserait au sol
    s'éparpillant en milles taches de couleur.
    La douleur que je ne subit pas, que je ne vit pas
    et que j'ignore, en la pourchassant
    inlassablement de couleurs chatoyantes
    de rires et de milles notes de musiques…
    A travers le corps de l'autre je caresse la douleur
    l'ignore en lui affligeant embrassade et étreintes.
    Et nos chants et nos danses jamais ne s'éteindront.
    Nous vivrons encore de nos théatres, de nos romans
    ces fragiles mots, ces vaines chansons… nous vivrons!
    Ni les dictatures, ni nos conformes métamorphoses
    ne tairons nos rêves et nos désirs d'éclat des jours

    Ces jours, à rebours, comme une feuille
    chutant, tourbillonnant du sol à la branche,
    comme la mort se brisant contre la vie.

  • le jardin des lys

    Veille sur le jardin des lys
    n'y laisse ni friches, ni ronces l'envahir
    là où nos corps se tordent et où nos reins pulsent
    les herbes nues en toutes saisons vertes,
    nos peaux cernés sur le lierre,
    tous les matins de la terre sont à toi
    nos peaux recouvertes d'argile et de terre
    féconde en ce jardin qui abrite nos ébats.
    Veille sur le jardin des lys
    n'y laisse ni friches, ni ronces l'envahir
    là s'embrase, sous la poussée de mon vit
    ta chaude antre acceuillant ma sève bouillante.
    Que nos corps s'assemblent lys, rosiers
    jouir de la fraîche rosée de ta bouche.