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03/09/2008

La Bourboule, Auvergne

Pieds nus, remontant le courant de la source,

la poussiere collant à la sueur, la vase lave.

ami torrent, ravi de cet isolement, jeux d'eau…

des poissons d'argent filent entre mes jambes.

l'eau très froide, vives vagues, ruissellement

l'eau qui dévale et s'éclate en arc-en-ciel

sur les roches, fraîches milles goutellettes.

Pieds nus sur les galets, remontant le courant

le chant des galets fracassait celui des cigales.

verte auvergne, ensoleillés volcans…

Passait l'été, passait l'enfance… 

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01/09/2008

1985

Sa voix pensait mes blessures,

s"enroulait autour de mes plaies,

et s'envolait la conversation.

Ignorant des lendemains chacals,

je dévalais alors la montagne

cailloux, et terre brûlé par un soleil

j'attendais encore la chaleur

de sa voix, et.

Sa brune parole,

mes balbutiements

mes hésitations,

 

mon silence

 

Ses lèvres arc gothiques.

cet été là, crevait en plein cœur.

Ses mots de la couleur

de nos baisers,

sa langue ailée de papilon.

ses mots jetés au ciel.

Sa voix chantait mes blessures

et.

Brune.

23:18 Publié dans poésie, poesie | Lien permanent | Commentaires (9)

11/07/2008

Vaincre le soleil

Tu peux sentir le souffle de la liberté
par le vent, les fleurs, les parfums portés
visitent tes os, ta chair.
Ce "rien" précieux qui, chaque jour
chaque fois que tu vaincs le soleil
rempli ton cœur chauffé de gratitude,
souffle entre le souffre et la neige.

je veux refaire l'amour, me bruler à l'astre solaire.
me livrer ensuite au vent et à la pluie.
Invitez-moi au creux de vos reins
acceuillez-moi en votre sein.
A vous de m'ouvrir votre sérail

Tes bras ouverts, accueillants
parlent au monde entier
de générosité et de lutte.
Tu peux parler des heures de ces révoltes
fécondes, de ces colères sans haines…
Tu peux adorer toute ta vie
ces pensées sauvages, fécondes ;
tu peux vouloir vraincre le soleil…
Chaque génération reprendra le combat
là où les anciens l'ont laissé…

Ne jamais dire "je t'aime"
de peur de ne plus le penser un jour
de peur de le dire trop souvent ou rarement,
que toujours ne deviennent jamais.
je souhaite que mes mains et mes baisers te parlent
de ce que je ne connais pas encore de toi…
L'absence de tes baisers me parle de toi.

Agrandir le monde. transmettre sa rage de vivre
contaminer le réel, l'infiltrer de rêves
inséminer…
Cours t'éblouir de ces ciels lumineux
de ces ciels marins, et de ces levers de soleils
sur un monde neuf… ces libres soleils.

je me souviens alors de sa peau de pluie.

20/06/2008

Sourire

De son sourire s'échappe
des ciels bleus printemps
des champs d'orge,
de blés d'or…

je voyage des nuits entières
sur tes grains de beauté
sur ta peau blanche
et tes seins d'argent

De son sourire coule
une eau limpide,
claire et fraîche

je voyage et me prélasse
sur tes courbes inlassablement
j'embrasse ton ventre

De son sourire
le bruissement d'un vent
d'été rafraichissant.

je voyage et ton corps m'acceuille
et sa houle me berce et m'enivre
ta peau chante et me hante.

Ses yeux sucre d'orge
pointés sur le vert
de mes yeux, je fond.

je voyage en toi ;
tes soupirs, tes cris,
ton souffle touche le ciel

Sa bouche sucre d'astre
brille d'un ensoleillé
sourire friandise ;
bouche candy, lèvres fruitées

nos extases, nos étreintes
nos baisers, nos rires
ton sourire…

sourire aux senteurs de lilas
et de fleurs de pommiers.
De son sourire s'échappe
des ciels bleus printemps
des champs d'orge.

18/06/2008

Ouvrir la porte

Qui le premier a ouvert la porte
aux courant d'air ?
a ouvert le robinet
au beau milieu des vagues ?
pour tout, pour rien
pour tous, pour soi
ces terrains vagues d'espoirs
vagues et vains…
ces montagnes que l'on gravi
pour qui ? pourquoi ?
Qui le premier à peint le ciel
juste pour l'offrir au regard des autres
sans rien attendre en retour.
Celui ci qui à libéré le premier prisonnier
et lui a ouvert les grilles.
Celui là qui laisse son assiette à l'affamé.
Ces trouveurs de hasards, qui jettent
des poussières d'étoiles
à ceux qui n'ont que les certitudes.
Ces livres laissés ouverts
fragiles en l'attente du lecteur
Ces jours meilleurs qui n'attendent
que ceux qui ont trop aimé la vie.

14/06/2008

Entêté

j'ai retrouvé ma tête
ousque j'savais plus ou j'l'avais mise
entêté que j'étais, tête folle
à trainer partout…
ptêt ben que j'm'entettais
à suivre des idées folles

Délivrez votre liberté
crachez votre rage
dévoilez vos intentions

J'secouais mes puces
mes vêtements étaient trop petits
et mes chaussures trop grandes
à suivre les courants d'air
je m'enrhumais
mais si je savais ou j'allais
je ne savais quand j'arriverai.

Dont follow the leader
Ni dieu ni maître…
Never mind…

Je n'oublierai jamais
ces gerçures aux doigts,
ces chemins boueux,
ces pantalons rapiécés.
Ptêt ben que j'm'entettais
sans dieu, sans maître…
à suivre des idées folles ;
mais elles nous rendaient
heureux

11/06/2008

Timidité

je tombe à la renverse
manquant de peu tes bras.
sur une terre humide je cavale ;
sur des nuages mes pieds s'agitent.
Mais jamais ne t'attrappe.

Si je passais par toi
te souriai, tu souriai.
Tes yeux me happaient
déjà j'étais loin.
je n'osai te parler.

Journellement, te visitais,
ne laissai pas ton sourire
magnifique et lumineux
subjuguer mes jours et mes nuits.

je tombe à la renverse
manquant de peu tes bras.
sur une terre humide je cavale ;
sur des nuages mes pieds s'agitent.
Mais jamais ne t'attrappe.

16:55 Publié dans poésie, poesie | Lien permanent | Commentaires (9)

09/06/2008

Superflu

Tout ce qui t'est nécessaire
tient dans tes poches ;
de l'amour, des roudoudous,
des tours de magie, des alentours,
des chemins de traverse,
des sentiers buissonniers.
Rien ne t'est plus nécessaire
que ce que tu peux porter ;
tes rêves les plus fous
les baisers les plus doux
les doudous, les froufrous

le reste importe peu et…
pour qui ne rentre pas dans tes poches
il y a assez de place dans ton cœur.

06/06/2008

Descendre la cascade - pour la délicieuse.

Descendre la cascade
et glisser sur les pierres
à la nage rejoindre le rivage.
l'eau qui coule des montagnes
est toujours la plus froide
l'eau des torrents la plus forte.
Les lichens agrippent les pierres
et les empêchent de rouler.
Descendre la cascade
et se laisser porter par l'eau.
Suivre son courant et se laisser flotter.
Si le nageur ne sait ou il va
la source rejoint toujours l'océan.
Descendre la cascade
et glisser sur les pierres
à la nage rejoindre le rivage.
j'aimerai te dire descendre la cascade
et se laisser porter par l'eau,
L'eau douce érode la pierre
mais abreuve l'assoiffé.

18/05/2008

La Réforme

Il faudrait y être toujours vif argent,
sur des sentiers d'or et de plomb
et pour oublier l'ennui, se souvenir de la quiétude.

de ses couleurs et ses nuances de gris.
L'Empire empreinte, totale.
L'Empire nous dépossède du silence

Tu dis : "j'aurai sa peau, au chagrin!",
tu dis avec les yeux qui brillent
"sort dehors, là ou y'a les vrais gens,
ils veulent mettre à bas l'argent,
ils veulent plus bosser"
Je pense : "ouais on aura sa peau
au chagrin… "

De toute façon, nous n'avons plus que le soleil
que nos baisers de joie et d'amertumes
on nous a volé l'ennui, on nous a dérobé
les pierres sur lesquels nos pas s'envolaient.
Nos révoltes ciselées à présent marketées,
nos colères et nos idées à présent commerciales,
notre rage anesthésiée par la coke et le shit
ne nous appartiennent même plus…

Il faudra retrouver l'ennui,
il faudra retrouver le silence
il faudra être seuls, nés
au monde.

Que nous cessions d'être distraits et distants
emportés par le souffle de l'Empire
dépossédés de nous même,
dépossédés de notre histoire

Tu dis avec les yeux qui brillent
"sort dehors,
les vrais gens sont là."

07/05/2008

Montées de sève

Irradier
A bout de bras
porter la lanterne.
Allumer les torches
porter la lumière.
Contrer l'ombre
et la peur.

En promenade, ta courte jupe, rien dessous, je trousse. Ma main libre visite petit paradis. Un café, t'y caresse et mes doigts trouvent le chemin de ton bonheur… Un magasin, impatience d'une cabine d'essayage, nos reins en feu impatience de jouir de l'autre. Urgence de nos baisers. tu serre bien la base de ma tige, tes doigts coulissent ma peau et les miens cheminent en toi, ta langue deviens plus dure plus leste. tu me fait jouir, et ta main prisonniere de mon pantalon, lait tiède coule sur tes doigts, ton clito roule…


Illuminer
nos jours, nos nuits.
Rayonner
renaître, lutter.

se caresser dans un lieu public, ma main mouillée par ton plaisir et savourer ton extase et t'embrasser… oublier le monde autour de nous et désirer que tu me masturbe et me suce.

Ranimer les lumières
être désintéressé,
fraternel, sincère,
généreux…

Langues melées de salive, dansantes, bouches chaudes et douces, caresse tes seins, et chuchottis à l'oreille, ta main posée sur la bosse de mon jean. Bande en t'embrassant, tes doigts masqués par la table s'infiltrent par ma braguette et tes doigts caressant mon gland humide et gonflé de désir, et de l'autre tu caresse ton clitoris, égoïsme… la table, mon corps fait écran au regard des autres, ta bouche me donne le diapason de ton plaisir, mon gland gonflé et tendu, tu le caresse comme ton clito, au même rythme, et je suis heureux de sentir que tu t'envole et je jailli entre tes doigts


se raccrocher au soleil
s'offrir des jours sucre candi
et retomber amoureux,
ne plus regarder en arriere
arrivera…

Caresser tes seins, t'embrasser, plaqué contre ton dos, doigts entre tes cuisses posés sur clito, bande fort, envi de s'enfoncer en toi, le glisse entre tes fesses, lentement, s'enfoncer et ressentir les vibrations qui t'exaltent, Baisers chauds et gourmands. En toi, ton anus me brûle et me ravi, lentement vais et viens, Toys caresse. T'agrippe et glisse sur ton ventre, ma main se pose sur la tienne et nos doigts s'emmelent. Sent glisser Toys. Nos langues s'enroulent. Accompagner Ton plaisir. Se couler en tes fesses, couler, contractions d'anus.

des jours ensoleillés
des jours de fièvres
des après midi, des petits matins
Irradier

un baiser braise et cendre, une caresse de glace sur ton astre, la somme de nos désirs s'additionne… se mutiplie comme un ciel et les galaxies, entre tes seins, ma voie lactée, par jets et par pluies. une caresse de feu sur ton astre.

de la vie.

30/04/2008

Le moineau des filles

Ce reflet dans le miroir ne te montre pas.
Demain sera fait de mon ignorance.
je veux me livrer à l'astre solaire,
faire l'amour au vent et à la pluie.

le moineau des filles
dévale la ville…

Se brûler à ne pas se dire "je t'aime"
de peur de ne plus le penser un jour.
Alors "Toujours devient jamais".
Mes mains et mes baisers muets
se brisent.

l'été ne tient qu'à un fil
le beau temps dévale

Arrogance de tes baisers…
d'insaisissables reflets de toi
dévorent mon cœur.

le moineau des filles
dévale la ville…

Défilent les filles des villes
que l'on voudrais vêtues d'un fil.
Pour les moineaux des filles
le défi de vivre décore les cœurs.

24/04/2008

Bas couture

A l'insolente beauté de voile brune,
écrire à mots troubles,
ivre d'une sensuelle finesse.
Rester coi, subjugué, hypnotisé…
fasciné par la femme pluie,
jambes gainées de la lumière de l'aube
Ne pas résister, à ma main
qui glisse, remontant la trame nylon
de la chevilles à ta cuisse
je rejoint la peau nue
chair dévoilée, chère rondeur
Exulter à son exitante douceur
me fait exister, me fait vivre
N'y résister, se laisser
séduire par ces bas, seconde peau
fibre qui vibre, qui me devoile
me mène et m'invite à ton petit paradis.

16/04/2008

imaginaire biographie

Penser la vie comme un point d'interrogation ?
ou, sans doute, comme un point de suspension…

la vie !!!

27/03/2008

Maintes fois

On dirait que ces mains frippées
ont grattés la terre… des ongles sales
jusqu'aux cendres.
elles ont cherchés les racines
à la cîme des arbres.
elles ont hissées des corps malingres
mal nourris
peau couleur neige.
Elles ont redressés ces arbres tordus
soufflés par le vent
au beau milieu de tas et de tas de ferrailles
des pavés, des caillases et mise de boue…
Ces mains ; doigts et paumes tendues vers le ciel
réclamant seulement le droit d'être là demain.

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23/03/2008

Ronces

Que se taisent, mes bavardages de l'âme
ces pensées intrépides et silencieuses
peuplant des journées grises et atonales
de vagues et envahissants désirs
de joursde bourrasques et de rage.
Se taisent enfin les bavardages de l'âme
ces toutes petites voix embarrassantes,
ces pensées accrochées à la vie,
vivaces telles des ronces, ces mauvaises herbes
brisant les roches, ces chardons, ces orties
ces plantes pionnières qui fertilisent les déserts.

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16/03/2008

Haillons

Revêtus de nos habits aux milles visages
pour ne jamais aux enfants de sable ressembler,
changeants milles fois de posture, d'attitude.
En apnée dans futur, aspiration de notre glorieux passé.
Vêtus comme des princes d'eternels haillons,
ne portons plus les formes pensées pour nous,
par des crypto rénégats qui aimeraient nous marquer.
Rien de moins novateur que la nouveauté alors
notre respiration nous porte ailleurs, vers l'inconnu.
Alentour, s'envolent les feuilles mortes de la modernité.
Comptables et gestionnaires décarcassent la vie.
vautours à la pensée rapide, à l'analyse rapide
tête d'abscises et ordonnées et de sèches statistiques
marketent, vos rêves et vos espoirs, le vent et le ciel ;
remodèlent l'histoire; redessinent à leur image votre vie.
Imaginent votre place au sein d'un monde lisse, soumis.
Revêtus de nos habits aux milles visages,
fugitifs, de ces multitudes ; évadés perpétuels
pour ne jamais à ces enfants de sable ressembler.

20:18 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (5)

31/01/2008

Astres

A caresser ton joli corps dénudé, y faufiler mon pénis ouragan, contre tes seins, en exiter les tetins, je brille comme un astre… avide, je bave d'envie. De ma bouche, posée sur ton delicieux bourgeon, ma langue lape ta satinée fente rose. Pressé d'averse de ma macule immaculée et laiteuse sur ta peau…
Ma langue glisse entre tes doigts caressant ton bouton, mon souffle, ma salive se mèlent à ton geste. M'extasier de ta main rapide sur le bouton, m'extasier sur ce merveilleux spectacle et laisser couler des filets de sperme sur tes seins et ta bouche.
Tu te caresses, tu me gobes, me lèches et j'envie de cette cette bouche de soie delicieuse, qui invite mon impatience à grossir, je veux fondre, ta langue me chauffe…
je prends toys et le présente à l'orée de ton anus humecté de ma salive. Impatience… Envie…
Par procuration, tes doigts continuent de te caresser, je m'enchante de sentir ton souffle se précipiter, le temps s'épaissit, la nuit rêve.
Joujou visite… hypnose, tes yeux opiomane… tes lèvres entr'ouvertes, offertes… Joujou glisse et luit de ta cyprine, milles petits phares, milles petites lucioles qui en toi de milles feux, pétillent et exaltent tes émois. et moi…
joujou coulisse, vient, sort, et vient encore.
je l'entrerai encore et tu viendra lâcher les étoilées filantes de ma voie lactée … étreindre tes seins, ne jamais éteindre tes sens… et ma langue cherchera la tienne. Incendie.
un baiser de braise et de cendre, la caresse d'un vent frais, celle de mes doigts agiles sur ton astre, les une cascade d'eau glacée… tels un ciel firmament.
Plongée en apnée en toi. Imaginer te regarder et te caresser, sentir ton corps se tendre et mes doigts mouiller. Bander et désirer couler en ta bouche, avoir envie de ton plaisir. me sentir dur en toi et vouloir tes gémissements. Vouloir l'éclat de lumière dans ton regard. Et sous le ciel, à l'unisson, jouir.

18/01/2008

Une vie à aimer

Une vie comme ça
qui se modèle comme de la glaise,
une bonne pate, faite de mots
et de si c'était ça
à refaire tous les jours comme si
hier n'avait rien écris de défiitif.
Une vie comme si
les lendemains dureraient
l'éternité, et que les souvenirs
chanteraient de nouveau
les berçeuses et les comptines
les variétoches et les airs
de rien qui nous emmènent.
si loin, si proches de nous,
les divas, les pianistes aveugles,
les ténors et les crins crins.
Une vie de rien du tout
qui passe le temps
d'essayer, et de faire
ce que l'on peux
et le mieux possible.
Une vie à aimer.

23:09 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (12)

16/01/2008

La porte verte

Laissons la porte verte, avant que ne retombe la rage,
les sages reprennent la route, et les autres doutent
de la demi-ombre qui s'étend des montagnes à la plaine.
Avec raison, la colère en habits de lumière
s'éfface les desseins dans les marges
des solitaires cahiers scolaires.
Des ratures que masquent des réussites.
Des prestiges maculés de taches d'encres,
des récrés éclaboussés de confitures,
trop courtes, trop courtes…
Laissons la porte verte, avant que ne retombe livresque,
les sages reprennent la lecture, et les autres pestent
de la semi-ombre qui s'étend sur leurs vies.
cette peur de la beauté qui gomme leurs actes,
cette haine de l'informe qui régit leurs existence.
Ce rationnel qui les hantent et les émasculent.
qui de la sécurité, qui de la peur de soi,
qui de la peur de l'autre…
Ces lendemains aveugles
dont la grâce ne les atteindra
que s'ils deviennent incertains.

21:15 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (6)

09/01/2008

Symphonie

Ses chants sont d'une musique
abrasive, rugueuse, âpre…
Champs obscurs de résistance
dont la noirceur joyeuse
s'oppose à la lumineuse idiotie
des ondes courtes.

Une symphonie planète-royaume
chanson, charme surrané des
méchants refrains dont le chanfrein,
reste tranchant, riffs acérés, aigu.
Rimes muettes de passions exquises.
Rimes sortilèges, change le monde.

Notes d'intentions sur la portée,
de tous, notes intenses portées
par le vent de la liberté, indomptées.
Parfum d'insolence, d'independance.
Elle me dit "je suis le genre de femme
qui aime croire au soleil quand il pleut".

10:07 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (10)

28/12/2007

Les pas perdus

je voudrai bien trouver
à mon histoire courbe
une porte de sortie,
un arbre à l'ombre
duquel enterrer
mes fantômes.

Ces matriciels souvenirs
dont l'oubli mobilise les circuits
emcombrants neuronals,
référentiels obscurs,
invisibles traces de soi.

Ces jours immobiles
nés de l'enfance,
ces jours passés à oublier
le désir de mémoire.

les années passent,
les vies se superposent
au fini et au jamais,
au pas encore et
le trop tard se cumule
aux souvenirs perdus.

Ces printemps persistent
et insistent pour tenir
compagnie à ceux
qui sont restés derrière.
Nous avancions trop vite
notre lenteur les distançaient.

je voudrai bien trouver
à mon histoire courbe
une porte de sortie,
un arbre à l'ombre
duquel se reposent
mes fantômes.

00:45 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (11)

05/12/2007

L'écume des nuits

à ton invitation, Ma nuit rejoint la tienne
nous, voyageurs de la pénombre,
légers enfiévrés d'exigentes acceuillances,
ennivrés de vénéneuses plantes,
de chevelures, et d'ongles plantés dans la chair.
D'une noire aveuglance à l'impatience de ta clarté
allumons une lumière dénudés, brulons des phares
ma nuit ventée de tes tempêtes, de ces brumes sauvages
ton obscurité bouillantes des marées capricieuses
je me noie, je te dévore,
Ta nuit où sombre ces oiseaux sans ailes
des délits annoncés, des paradigmes perdus d'artifices,
ces noces sans cérémonies, où s'unissent nos anges blessés.
Lorsque sonne le chant de tes entrailles,
à la mer en furie, à ton coquillage, je m'ancre.
à ta nuit de velours bouillonné s'offre
l'éblouissance rivage de mon écume.

17/11/2007

Happy end

La dernière larme fut versée sur cette pierre
par le dernier d'entre nous, près du dernier arbre.
Un ciel rouge sombre, couleur sang séché,
une voute nuagée ou ne brillent plus les étoiles
sur un monde ravagé, brûlé par l'or noir.

Le nouveau créait l'oubli, le neuf inventait la mémoire.
Un enfer rutillant, somptueux, chatoyant et désespérant.
Parqués dans les villes tentaculaires, chacun était seul.
Meurtris par des batailles perdues, par l'exil rendus au silence
les âmes sacrifiées, dépossédés, dilapidaient l'héritage.

Il ne restait plus rien de l'éternité.

Alors par le dernier d'entre nous
cette dernière larme fut versé.
Du dernier arbre, porté par le vent,
une derniere feuille tombais.
avant qu'il ne sèche, qu'il ne pourrisse.

De cette larme, coulant de la pierre,
bue par le sol, sur une terre craquelée
Un bourgeon émergea.

16:57 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (24)

12/11/2007

Sanctifiée

A tes seins sanctifiés
je m'agrippe; comme
si tenté d'arrêter les nuages,
je m'y noie.
Leur insensée beautée.
Ma grappe, ma tige,
Cathédrale gothique
ta déraison me prie,
guide ma flèche, m'ordonne
en toi par tes doigts fiévres
caressants de douceur,
je chûte, je trébuche…
j'entre en l'ogive, pressés de jouir
impatient de remplir, de jaillir
ton ventre chaud, nos pubis pulsent,
palpitent et se heurtent,
au plus profond de toi,
ma bouche s'emparre de ta langue.
Petit bonbon fondant de miel.
Tu me la sort et je fond…
giclée seve opale dans
ta bouche sortilège.
Gourmande gourmandise
Tes levres brillantes
de gelée et de givre.

11/11/2007

L'écrin

Ce monde est trop vaste
pour son destin.
J'écris des chansons pour les oiseaux
trop limpides pour la nuit,
que seuls chantent les passereaux.
Si ce monde s'effaçait,
le silence encore…
La présence picore l'écrin
des ballades et des symphonies.
On fait peu cas de moi, mais
je suis celui qui secoue la cloche
pieds nus, marchant sur la lande
les cheveux défaits par le vent,
J'écris des chansons pour les oiseaux
et mes notes repoussent la nuit.
Si ce monde s'effaçait,
la musique se jouerait du silence.
Ce monde est trop vaste
pour son destin.

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25/10/2007

Evidence

Comme une évidence, ces mots jetés
flottants taies d'oreiller ces mots se taisent
et cette voix s'élève dans le rêve,
"à moi, personne ne fait attention".
Comme une évidence, jamais relevée
je faisait comme si, je savait.
je savais faire comme si j'ignorait
qu'au fond ma solitude était peuplée.

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20/09/2007

A rebours poil

A La Délicieuse et aussi à Azazel

Ces jours, à rebours, comme une feuille
chutant, tourbillonnant du sol à la branche,
comme un diamant qui se briserait au sol
s'éparpillant en milles taches de couleur.
La douleur que je ne subit pas, que je ne vit pas
et que j'ignore, en la pourchassant
inlassablement de couleurs chatoyantes
de rires et de milles notes de musiques…
A travers le corps de l'autre je caresse la douleur
l'ignore en lui affligeant embrassade et étreintes.
Et nos chants et nos danses jamais ne s'éteindront.
Nous vivrons encore de nos théatres, de nos romans
ces fragiles mots, ces vaines chansons… nous vivrons!
Ni les dictatures, ni nos conformes métamorphoses
ne tairons nos rêves et nos désirs d'éclat des jours

Ces jours, à rebours, comme une feuille
chutant, tourbillonnant du sol à la branche,
comme la mort se brisant contre la vie.

22:25 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (14)

05/09/2007

le jardin des lys

Veille sur le jardin des lys
n'y laisse ni friches, ni ronces l'envahir
là où nos corps se tordent et où nos reins pulsent
les herbes nues en toutes saisons vertes,
nos peaux cernés sur le lierre,
tous les matins de la terre sont à toi
nos peaux recouvertes d'argile et de terre
féconde en ce jardin qui abrite nos ébats.
Veille sur le jardin des lys
n'y laisse ni friches, ni ronces l'envahir
là s'embrase, sous la poussée de mon vit
ta chaude antre acceuillant ma sève bouillante.
Que nos corps s'assemblent lys, rosiers
jouir de la fraîche rosée de ta bouche.