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09/11/2008

Abrasif

Abrasif, le silence qui, parfois lui rongeait l'âme
ça restait au fond du ventre, à vif comme taillé par une lame.
Pas de mots pour cela, que des maux sans raisons.
Tête vide, silence et absence, sans larmes, sans.
le monde vidé de tous les êtres qui le peuplait.
Alors ses pieds sans consulter sa tête, en fuite…
parcouraient des rues qui ne le menaient nulle part.
la ville, prison, du quotidien, des jours rêvés.
Ses mains impuissantes à retenir l'autre,
son coeur qui saignait sans bruit, discret.
son être qui réclamait la vie, et qui l'observait.
Ne pouvant faire que cela… et attendre…
Alors dans ces saisons grises, qui se déroulaient
les jours et les heures s'égrenant, toutes semblables
ses pas le menait dans des rues déjà parcourues,
des visages de passantes méconnaissables.
Il voulait courir jusqu'à ce que son cœur éclate
et qu'il ne ressente plus rien que son souffle court.
Il se fondait au gris de la ville…
il ne cessait de l'attendre, de l'atteindre…
Le soleil semblait ne jamais se coucher,
sa lueur sourde ne le réchauffait jamais.
Il cherchait le centre du cercle dans lequel
il se perdait, s'égarait; repassant cents fois
par les mêmes sentiers, des chemins
qui se révélaient être des impasses.
Il ne renonçait jamais, ni à son espoir
ni à son désespoir qui, parfois s'accrochait
telle une tache de boue, de la suie.
Ce n'etait rien que l'automne.
Ca annonçait l'hiver.

Commentaires

heureuse de te relire même si les mots sonnent le début des feux de cheminée...écrire , parler m'ont aidé à traverser ces hivers qui durent des années...l'amitié aussi que j'ai trouvé derrière les touches de mon portable....Je t'embrasse fort .

Écrit par : E.Bovary | 10/11/2008

"Il voulait courir jusqu'à ce que son cœur éclate
et qu'il ne ressente plus rien que son souffle court."

courir jusqu'à ce que mon coeur éclate... ya mm pas deux jours je disais que çà doit être bien d'avoir un coeur de pierre et de ne plus rien ressentir !
tes mots me touchent beaucoup, précis, sans fioritures, ils atteignent leur but, peut être parce qu'ils décrivent parfaitement mon état d'âme, moi qui suis pourtant naturellement joyeuse ?
J'espère qu'ils ne décrivent pas le tien ..
je t'embrasse avec beaucoup d'amitié

Écrit par : Vallisnéria | 10/11/2008

Tes mots sont beaux, touchants, sensibles...
La vie est une suite de cycles qu'il suffit parfois de déplacer de peu pour qu'elle prenne une toute autre tournure.

"Il ne renonçait jamais, ni à son espoir ni à son désespoir"
Ne surtout jamais renoncer...

Bises douces

Écrit par : MamzelleCoccinelle | 10/11/2008

Bien mélancolique ce texte... Mais écrit avec de bien jolis mots...
Pour ma part, je trouve toutes les saisons très belles... Même si l'automne et l'hiver sont des périodes plus tristes, il ne tient qu'à nous de les rendre plus chaleureuses et plus joyeuses...
De tendres câlins au coin du feu... De longues promenades en amoureux, dans des forêts isolées... De délicieux dîners aux chandelles... Hum ! En voilà de romantiques programmes...
Mais là, mon esprit s'égare... par tant d'envies... tant de pensées agréables...
Bisous à toi Yoyo

Écrit par : Foldenvy | 12/11/2008

Tiens tiens, me voilà démasqué dans le passé à présent. Heureusement le printemps est possible à tout moment : il suffit de l'imaginer sans peur. Ni reproche.
Salut à toi Io. De là où je me trouve les hivers sont rudes et beaux. À toi un cœur pur et une âme en joie.

Écrit par : pascal | 13/11/2008

l'image est forte.
j'aime l'atttente
et l'urgence
et la vie malgré tout...

Écrit par : anaka | 20/11/2008

Rien que l'automne, une mélancolie douce-amère, comme je les aime...
Bises douces

Écrit par : Cara Mia | 25/11/2008

Les commentaires sont fermés.