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26/06/2006

forêt enchantée

… une odeur fraîche d'humus, la pénombre d'un sous bois
nous enveloppe, à nos oreilles les vibrations des ailes des insectes,
au chant d'un coucou, et de tourterelles se mèle ton soupir.
Envie de toi, de me blottir en toi, dans la hâte je soulève ta robe,
mes doigts glissent dans ta culotte. Nos lèvres se cherchent
s'éffleurent, se frolent nos langues humides et chaudes.
Nos langues s'enroulent, se déroulent, sont en déroute…
La mousse d'un arbre t'enveloppe, son bois heurté par ton corps
retentit d'un bruit sourd, je glisse à tes chevilles ton linge,
qui choit dans la bruyère. enfin dénudée, nature…
Cinq feuilles digitales empaument ta broussaille crême et huile,
circonvolent, écossent ton bourgeon, éclose la fleur … s'épanouit de plaisir
Mon bois durcit, devient chaîne, les veines de ma branche croîssent, et gonflent.
Tes jambes s'ouvrent… m'invitent à la Chlorophylie.
Se dresse en la clairiere de tes reins, à l'orée,
mon rameau vivant, vert, plein de sève qui veut couler de toi,
je tatonne, me perds au crepusculaire de ta forêt… y peine hêtre
je bois a tes seins, ivre de toi tandis qu'en toi profond, sans rebrousser chemin.
vais en toi m'y perdre, jaillir en cascade la seve dans ta riviere,
contre cet arbre qui nous abrite, nous protège, dont l'ombre,
les feuilles et l'odeur de l'écorce impregne tes baisers.