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16/01/2007

Paridis sur terre

Pour aller à Paris de Champigny, à cette époque, deux solutions s'imposaient… traverser tout Champigny sur toute la longueur jusqu'à la gare SNCF de Champigny-La Varenne, (qui allait jusquà la Gare de la Bastille… précisement là ou se trouve à présent l'Opéra. Cette ligne est devenue le RER. Ou prendre le Bus 106 qui allait de l'églaité jusqu'au Château de Vincennes… Un bus à plate-forme TN4H, on y accédait par la plate forme arrière, assez basse, elle rasait presque le sol…Lorsque le bus démarrait, on pouvait encore y monter en plein-vol… un contrôleur était en permanence à l'arrière, décrochait la petite chaînette gainée de cuir et vous poinçonnait votre ticket (il était tout fin jaune, et détachable d'un carnet en accordéon… j'en possède encore…) j'était fasciné par la machine à composter en métal de ces monsieurs, j'ai toujours rêvé d'en posséder une. on y introduisait le ou les ticket et on tournait une manivelle et le ticket était imprimé… donc composté. Ensuite ou on restait sur la plate-forme, et l'on prenait le fais,ou l'on entrait et on s'asseyait sur les jolis bancs en bois… le sol de ces bus etait fait de lattes de bois. les parois en métal crème avec des motifs jaunes et gris me semble t'il… sûrement mon premier choc graphique. Le conducteur était dans une cabine a part située à l'avant du bus décentré sur le côté gauche, ils avaient de belles vestes en cuir assez épaisse - pas de chauffage!!) et leur siège était tres enveloppant… leur petite cabine me fascinait aussi.
Une fois passé le pont de Joinville, nous arrivions par le bois de Vincennes jusquà la station terminale de la ligne 1 le Château de Vincennes… le trajet me semblait tres long et c'était une aventure pour moi… Le pavé était rude et nous étions secoués sur ces jolis sièges de bois…
Ensuite le métro… à l'entrée un ou une poinçonneuse vous perçait votre ticket à l'aide d'une pince… vous accédiez ensuite sur le quai… si un métro arrivait, une épaisse porte automatique vous barrait le passage, pas question de passer tant que le quai n'était pas vide… L'éclairage était moins vif que maintenant… les biseaux du carrelage servaient à renvoyer la lumière jaune des ampoules. Une rame de métro Sprague thomson arrivait avec sa belle couleur verte. Outre le machiniste qui le conduisait, un home était dans le wagon de tête employé à ouvrir ou fermer les portes… ces gens là étaient respectés…
Dans un fracs d'enfer, le métro roulait, dans le noir du tunnel, par les fenêtres éclairés quelques rares pub…" du bon, dubon, dubonnet" les chaussettes Phildar… Les sièges en bois était aussi inconfortables que nous étions secoués…
je regardais défiler les rails et derrière la vitre je rêvassais et imaginais que tout était un décor mis en place spécialement pour moi…
Cela quand ma maman m'emmenait parfois lorsqu'elle avait à faire à Paris… Ce qui était pour moi une expédition en terre inconnue… Généralement nous finissions à "la Samar" et je regardais les petits chiots à l'étage qui en vendait, je me perdais dans les rayons, et pour qui connait le superbe film "Bebert et l'omnibus" (avec Higelin ado!) c'est exactement l'époque et l'ambiance de ces moments perdus du paradis mon enfance.
C'était les années soixante…

11:20 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poesie, chronique

Commentaires

j'aime bien quand tu écrit comme ça...

Écrit par : Egérie | 16/01/2007

Une belle page de souvenirs comme je ne peux pas en avoir, n'ayant pas vécu à PARIS et sa banlieue. Mais j'ai pu voir des images à la télé. Je suis passée à PARIS dans les années soixante pour me rendre en Bretagne, venant du Nord.
Je pense à la chanson de Gainsbourg : le poinçonneur des Lilas....
Maintenant, tout à changé : plus de poinçonneur, les bus n'ont plus de plate-forme aérée, je pense. Le paysage s'est transformé par l'évolution du progrès.
Merci pour cette belle page qui nous ramène aux belles années 60.
Bonne journée.

Écrit par : elisabeth | 16/01/2007

tu es un vrai parisien en somme.
j'aime bien aussi quand tu racontes tes souvenirs ,
en hiver,
ta libido se serait-elle envolée ( c'est pour rire ..)?
pour mieux revenir au printemps?
bises adequates .

Écrit par : if 6was 9 | 16/01/2007

nan nan ma libido ne s'est pas envolée mais il n'y a pas que cela dans la vie… si? bon d'accord…
nan pour rire, mais je sait aussi parler d'autres choses… et je suis interessé par plein plein de sujets…

Écrit par : yoyostereo™ | 16/01/2007

Tu écris décidément très bien, et c'est un plaisir pour moi de te lire ... d'autant que nous n'avons pas du tout le même parcours, et que je vais de découverte en découverte.
Pour un peu, tu me ferais même aimer Paris et le métro ! (bon, là, j'exagère ...)
Bisous

Écrit par : dominique | 17/01/2007

les années 60 c'était vraiment ma petite enfancce et donc mon insouciance!!! belle époque!!! mais il ne faut pas vivre dans le passé , juste s'en servir pour construire notre avenir=)))
bisous au passage

Écrit par : anne | 17/01/2007

Il n'y a pas de regret… ni de nostalgie… je raconte!

Écrit par : yoyostereo™ | 17/01/2007

Très beaux souvenirs. j'ai a peu près les mêmes. A cet époque j'habitais Paris ou dans les vosges.
Mais je te croyais plus jeune
A bientot de te lire

Écrit par : Annie | 17/01/2007

Heyyyy c'est pas loin de chez moi tout ça dis donc!!! ;)

Écrit par : ChOmP | 18/01/2007

sait pas… c'est ou "chez toi" ?

Écrit par : yoyostereo™ | 18/01/2007

Les commentaires sont fermés.