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31/01/2007

cru ôté

Il me manque la cruauté
morsures et blessures…
Au bout de mes poings
des mots que je tais.
Des griffes pour déchirer ton corsage.
avec mes dents, avec mes ongles
te dénuder, te dévorer.
Il me manque la cruauté,
celle qui se mèle aux caresses.
Il me manque la rage
lorsque tu me manquais,
et, qu'il me manquais
des griffes pour déchirer
ton corps sage.

23/01/2007

le goût de la liberté

des journées entières dans les arbres… sur ce cerisier qui me donnait ces cerises, juteuses, sucrées et acides…
ces branches qui m'accueillaient, d'où coulait une sève rousse et gluante sur ces rameaux noirs et salissants… ces feuilles dentelées qui me donnaient de l'ombre lorsqu'il faisait beau soleil… ses pétales étalées au sol, comme de la neige de printemps. des journées entières sur ce cerisier que j'aimai comme un ami… il m'a appris à grimper, à escalader ses branches, à ne plus avoir peur du vide et à aimer d'être là parmi les oiseaux à qui il donnait refuge.
Sûrement je l'ai grimpé pour en descendre le chaton qui y était coincé… et cela m'a plu.
Une première petite chatte passait par là et je ne mis pas longtemps à l'apprivoiser. Mon père qui était astmathique n'en voulait pas. Une belle petite chatte chartreuse qui passait par là venant de je ne sait ou… courtisée par tous les matous de gouttière du coin… on lui donnait du lait, et de la viande et elle revint… sur le trottoir d'en face une dame donnait déjà a manger à tous les chats du quartier, mon jardin était donc un point stratégique pour eux… alors ils prirent l'habitude à certaines heures, toujours les même d'élire leur QG dans ce coin du jardin… De mon arbre je les regardais, je leur parlais, en miaulant, je leur chantais même des chansons, j'avais l'impression qu'on se comprenait. Mon père continuait à les chasser, mais dès que j'étais là ils revenaient. Tous les jours avec ma sœur on s'occupait d'eux. Un jour on entendit de petits miaulement dans les troènes. là la découverte de petits chatons de petites boules du noir au gris, de l'uni au rayé… les yeux tout collés, ils grandirent et jamais je ne les oublierais… les voir jouer, avec les herbes, se courser, s'attraper, se donner des coups de pattes… de ce jour, je ne pourrais pas m'imaginer avec des chats en appartements… Et il eut de cette portée cette petite chatte toute noire, toute douce, toute mignonne… les autres chats disparurent… il ne restait qu'elle… le soir elle miaulait à notre fenêtre, nous attendions que mes parents s'endorment et nous la laissions entrer et elle dormait au chaud avec nous, avant que mon père se lève, nous la mettions dehors… Quand nous laissions la fenêtre ouverte, nous la retrouvions parfois caché dans le placard, elle mit bas au même endroit de nouveaux petits chatons… Lorsqu'il faisait froid, le soir, elle les hissait un par un sur la fenêtre et miaulait pour nous prévenir qu'on devait leur ouvrir.Alors on les rentrait chaque soir, ils avaient droit à nos soins, du lait, (parfois au biberon que l'on vidait de leurs petits bonbons tous colorés), des caresses et des bisoux… La journée, ils étaient totalement libres, jouaient, chassaient, dans tous les jardins aux alentours… de cette période j'ai gardé l'amour inconditionnel des chats. et ils m'ont inspiré le goût de la liberté.

22/01/2007

des journées entière dans les arbres…

Mon jardin était le seul que longeais sur un de ses côtés les bâtiments… les fenêtres donnaient la vue direct sur nos jeux et activités… pas d'intimité possible… lorsque ma mère descendais pour étendre le linge, il y avait toujours une voisine pour le papôtage… cela pouvait durer des heures, et c'était une des activités favorite de ma mère… une de ces voisines était là moins que les autres car elle tenait le kiosque à journeaux près de l'arrêt de bus, où je m'alimentais en Météor, Etranges aventures, Sidéral, Blek le roc, Zembla, Kiwi, Creepy, Eerie et les premiers numéros des X-men, Dardevil et Spiderman…
Encerclant la petite maison, le jardin dessinait une sorte de U tout autour. J'avais la vue sur les autres jardins et je rêvais de franchir les frontières et de les visiter… Plantés dans tout le jardins, des cerisiers, sauvages et Montmorency, que je dégustais à longueur de journée, un abricotier, qui une année donna tellement de fruits que ses branches cassaient. Une année on en fait des bocaux, et durant un an ou deux, j'en mangeait encore! Un prunier dont les branches me servaient d'échelle pour monter sur le toit de la maison. Des framboisiers que ma mere considérait comme de la mauvaise herbe…
les lilas qui embaumaient le jardin quand c'était la saison et dont le parfum reste ma madeleine… Les forthysia dont les belles fleurs jaune annonçaient l'arrivée du printemps… Des branches je faisait des arcs et des flèches.
deux tonnelles, une cabane… et une allée de gravier blanc…
la tonnelle dont les treillis recouverts par la vigne vierge aux magnifiques roux, abritais mes siestes de bébé… parfois on y déjeunait, trop rarement. Le cabanon était surtout là pour ranger les vélos, solex et les outils de jardins… Lorsque je fus ado, j'aurais voulu en faire ma chambre, j'en fis seulement mon atelier, je bricolais mes fauteuils… (j'ai été tapissier décorateur dans une autre vie)
Devant la tonnelle un minuscule bassin, lorsqu'il faisait chaud, on le remplissait et je passais mes journées a entrer et sortir de l''eau…
Dans l'allée quelques sauterelles… c'étaient leurs dernières années… lors des canicules on y montait - c'était alors la fête - une tente canadienne assez grande, les matelas gonflable en toile, les lits de camps, et on y dormais…
J'avais une minuscule petite tente "tipee" avec la panoplie de cowboy en cuir vert et rouge… un petit vélo rouge très solide… fallait bien cela avec moi… je me souviens très bien du jour ou on père me fit pédaler toute l'allée et que je ne tombais pas à terre… j'eu également une magnifique voiture à pédale rouge Ferrari… j'eus un certain succès avec lorsque je la sorti du jardin pour la montrer fièrement à mes copains des cours…
j'étais trop timide pour aller jouer avec les autres enfants, je passais essentiellement mes journées avec ma sœur et ses copines… Elles vivaient en appartement et elles aimaient venir jouer dans le jardin ou nous étions protégés des autres enfants… moi j'étais le petit frère qui les embêtait à longueur de journée…
Parfois ma sœur et moi, on mettait une couverture sur les herbes folles du jardin et on restait tranquille…
je passais beaucoup de temps à observer les fourmis et les araignées…
Et je passais des journées entière dans les arbres…

11:51 Publié dans Chronique, poesie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cité jardin

19/01/2007

Cités jardins - les bandes

Ma rue… côté droit, les pavillons, les jardins (à part le mien) rivalisait de floraison… le mien était surtout planté d'arbres fruitiers… Sur le trottoir d'en face les enfilades de cour ou je jouait…les grands immeubles gris… Et là beaucoup d'enfants que je retrouvais à l''école, que je rejoignait malgré ma mère qui préférait que je joue dans le jardin… mais moi je voulais jouer avec eux… la cour du bas contre la cour du haut, les deux cours contre les enfants des gardes mobiles, ou l'autre cour la dernière avant la voie ferrée… Cow boys et aux indiens, à cache cache… les cachettes ne manquaient pas… l'été, à l'approche du Tour de France, on traçait sur la terre poussière des cours des pistes préfigurant les routes du tour. Nos billes roulaient et là ou elles s'arrêtaient, nous posions nos figurines de cyclistes… certains gamins ne manquaient pas de malice, parmi nous il y avait déjà de vrais petits voyous, et sur les photos de classe, ça se remarque déjà, et ceux là même qui ne manquaient jamais de me chercher noise sont devenus par la suite de véritables voyous et ont rejoint les rangs du banditisme… Nous étions des enfants des cités et nous pouvions voir les bandes de blousons noirs qui se réunissaient sur les bancs de la petite place à côté du Familistère…Les Malagutti parquées sur le trottoir avec des décorations sur les poignées et de petits drapeaux…Il y eu deux ou trois fois des batailles rangées entre bandes du type de celle de West Side Story… cran d'arrêt… Mon frère se fit agresser un jour ou il portaient des chaussettes de couleur, ce qui en se faisait pas trop… il était suspect d'homosexualité pour cette seule raison… Vers 1965, il avait un petit groupe - les Wimps - et jouait dans ma cave… le répertoire était composé de reprises des Chaussettes Noires - ils firent un concert avec eux - les Yardbirds, Them, et les Stones… Lorsque mon frère voulait jouer à la manière des Who, ses copains horrifiés par les larsens prétendaient que ce n'était pas de la musique…
Nous avions un électrophone et quelques disques trainait, je les écoutait souvent… Dalida (avant qu'elle ne devienne insupportable ! sa meilleure période :Barclay!) Aglaé la sauvage du nord, felix leclerc un autre canadien… les Shadows (une pochette qui me fascinait), les Beatles, les Stones que mon frère préférait aux gentils beatles, les Chaussettes noires… Mon autre frère lui était parti pour le service militaire et me laissait lui les sons de la nouvelle Orléans… Nous avions un poste de télé en noir et blanc, je me souviens - un de mes premiers souvenirs - du Noêl 1960, je me souviens des jeunes filles qui hurlaient aux émissions de Guy lux, on entendant à peine les chanteurs… Une fois par an Disney… Thierry la fronde (on y jouait beaucoup !) Poly, Twilligth zone, Les Incorruptible que je n'avais pas le droit de regarder… Carré blanc ! je m'allongeait dans le couloir et j'essayais de voir quelque chose de par la trappe d'aération de la porte… Ma sœur se regardait dans le miroir et chantais les chansons du Palmares de la chanson, ce qui avait le don de particulierement m'agacer… et nous passions des heures à jouer sur le lit et a sauter comme au trempoline…

17:55 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (7)

18/01/2007

Le chemin des écoliers

Aller à l'école relevait pour moi du parcours du combattant… j'ai mal commencé… toujours en retard, j'étais souvent puni pour cela… Lorsqu'il neigeait ou faisait froid, ma mère me gardait à la maison… j'accumulais ainsi du retard scolaire que je ne rattrapais jamais… Pas question de travailler à la maison, on ne me faisait pas faire mes devoirs, ma sœur ou mes frères avaient sans doute autre choses à faire que de s'occuper du petit dernier… Lorsque mon père entrepris de me faire apprendre le calcul, il s'y prenait mal, et cela devenait vite un drame… il perdait patience et rapidement je me dégouttai des chiffres qui devinrent à tout jamais opaques… Je me souviens de peu de choses concernant la maternelle, lorsque ma sœur réussissait à me trouver alors que je me cachais, j'y allais… alors elle traînait avec elle un poids mort… je n'ai pas l'impression d'y être allé en continu… un jour je fis un petit pot en terre, je le peignais en bleu avec des pois… ma première œuvre… je pense que je n'y ai fait que cela… Mal fagotté, car "les enfants ça se salit en jouant" un souvenir de m'être "abandonné en classe… la honte… et a peu prêt tout… je crois me souvenir que les filles et les garçons n'étaient pas mélangés, et dans la cour de récréation, les filles étaient à la vanille et les garçons chocolat.
Surtout le chemin de l'école… quand j'étais plus grand… je pouvais passer à travers la gendarmerie, le matériel roulant, que journellement nous regardions passer lorsqu'ils rentraient ou sortaient, les garages ou il y avait même des tanks… les BMW noires magnifiques, rutillantes avec leurs chromes… le terrain ou les gendarmes saluaient le drapeau et la dénivellation de la zone ou sur toute la longueur des bâtiments une sorte de tranchée… j'aimais passer par là… c'était très bien tenu et je jouais à la guerre avec mes copains d'école. Un midi nous entrâmes même dans un tank, garé sans surveillance…
Je pouvais passer aussi par l'ancien chemin du ruisseau, que mes frères ont connu, mais qui depuis était comblé. Derrière le théâtre "Les loisirs". Une petite pente ou lorsqu'il gelait nous faisions de la luge sur nos cartables de cuir. A travers les cours, un détour lorsque rarement, j'étais en avance. Face aux loisir, une petite place avec une sculpture que nous nommions "la louve" et en fait était un bulldogue avec deux chiots… La bête de cuivre était imposante, et j'aimais grimper dessus lorsque je rentrais de l'école… Un jour à Toulouse, au jardin des plantes, j'ai retrouvé la même.
Lorsque je montait de par ma rue, jusqu'à "La fraternelle" en faisant le tour, je passais devant "Chez domino" ou je pouvais acheter des bonbons à 1 centimes avec de l'argent que je prenais dans le porte-monnaie de ma maman.
Je sortais rarement du périmètre des Cités… déjà il y avait de quoi faire… Un midi au sortir de l'école, je suivi deux copains, et je traversais la voie ferrée… je me retrouvais dans la lande, du côté des manouches… je rentrai 2 heures plus tard… je m'étais perdu…
Petit je sortais du jardin… je pense que c'était plus par souci d'exploration qu'autre chose… 4-5 ans, je disparaissais et ma maman affolée alertai la police… on me recherchais… on me retrouvais du côté de Villiers-sur-marne, je traversais la route, manifestement égaré… ou du côté du viaduc de Nogent que je traversai en suivant la voie ferrée…
Manifestement mon jardin ne me suffisait pas, il était sans doute trop petit pour moi…

15:46 Publié dans Chronique, poesie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : chronique

17/01/2007

Cités-Jardins 1

Enfant de banlieue rouge. Cités-Jardins - Initialement bâties dans les années 30 pour accueillir le flot de familles montés de la campagne sur paris… les Cités jardins de Champigny ne trouvaient pas d'acquéreurs car sans transports… Alors une part de ces cités furent peuplées par les Gardes Mobiles… l'autre par les ouvriers issus de toutes les provinces françaises… quelques italiens et quelques espagnols fuyant le fascisme.
En quasi pleine campagne, a une quinzaine de kilomètres de paris, un kilomètre du centre ville, la Cité jardin est composée de petites maisons de briques rouge assez géométriques, sans salles de bain, le minimum… un jardin car l'époque était à la crainte de la tuberculose, et les architectes de l'époque, s'inspirant des expériences de Vienne et de l'Angleterre envisageaient pour l'ouvrier, une vie saine, aérée et collective… autour de ces petites maisons avec jardin, des immeubles de 5 étages, bâtis aussi à l'économie… et préfigurant le modèle d'architecture utopique où chaque cour d'immeuble communiquait avec d'autres… ou le lieu de vie devenait aussi une sorte de place du village et un terrain de jeu extraordinaire pour les enfants que nous étions…
Au début des années soixante, les familles qui le plus souvent étaient là depuis la guerre et l'après-guerre se connaissaient toutes, les enfants de ces personnes, étaient toutes scolarisées par l'unique école du quartier - (Ecole Albert Thomas, le même qui inaugura cette école ci avec Louis Loucheur qui avait fait une loi sur les cités jardins.) - Ou tous mes frères et ma sœur sont passés. Ces familles étaient toutes, une sorte de représentants de cette "aristocratie ouvrière" et la foi en l'avenir et la confiance en son travail étaient une sorte de guide dans la vie… Les Cités étaient un village… pas de différences entre nous… le racisme n'existait pas. nous étions ouvriers et cela était loin d'être honteux, mais même un fierté. grâce aux travail de mon père - chef de chantier - nous mangions et allions à l'école.
Derrière la voie ferré, c'était la campagne… entre Champigny et Villiers, une lande, des maraîchers et des jardins d'ouvriers… Un bidonville, des Manouches, des Portuguais (au moins ils n'étaient pas dans des tentes) leur vie était misérable, mais l'avenir était là ! A force de patience et de travail, ces portuguais bâtirent en s'entr'aidant de belles maisons sur ces mêmes terrains…
En descendant le "youyou" nous trouvions La Marne qui, le dimanche était un lieu de promenade… jusqu'à Chez Gégène. Là même ou dans cette eau verte j'appris seul à nager. J'allais tres souvent sur cette rive, m'amusant sur les nombreuses barques que laissaient les pêcheurs. Aujourd'hui il n'y en a plus.

16/01/2007

Paridis sur terre

Pour aller à Paris de Champigny, à cette époque, deux solutions s'imposaient… traverser tout Champigny sur toute la longueur jusqu'à la gare SNCF de Champigny-La Varenne, (qui allait jusquà la Gare de la Bastille… précisement là ou se trouve à présent l'Opéra. Cette ligne est devenue le RER. Ou prendre le Bus 106 qui allait de l'églaité jusqu'au Château de Vincennes… Un bus à plate-forme TN4H, on y accédait par la plate forme arrière, assez basse, elle rasait presque le sol…Lorsque le bus démarrait, on pouvait encore y monter en plein-vol… un contrôleur était en permanence à l'arrière, décrochait la petite chaînette gainée de cuir et vous poinçonnait votre ticket (il était tout fin jaune, et détachable d'un carnet en accordéon… j'en possède encore…) j'était fasciné par la machine à composter en métal de ces monsieurs, j'ai toujours rêvé d'en posséder une. on y introduisait le ou les ticket et on tournait une manivelle et le ticket était imprimé… donc composté. Ensuite ou on restait sur la plate-forme, et l'on prenait le fais,ou l'on entrait et on s'asseyait sur les jolis bancs en bois… le sol de ces bus etait fait de lattes de bois. les parois en métal crème avec des motifs jaunes et gris me semble t'il… sûrement mon premier choc graphique. Le conducteur était dans une cabine a part située à l'avant du bus décentré sur le côté gauche, ils avaient de belles vestes en cuir assez épaisse - pas de chauffage!!) et leur siège était tres enveloppant… leur petite cabine me fascinait aussi.
Une fois passé le pont de Joinville, nous arrivions par le bois de Vincennes jusquà la station terminale de la ligne 1 le Château de Vincennes… le trajet me semblait tres long et c'était une aventure pour moi… Le pavé était rude et nous étions secoués sur ces jolis sièges de bois…
Ensuite le métro… à l'entrée un ou une poinçonneuse vous perçait votre ticket à l'aide d'une pince… vous accédiez ensuite sur le quai… si un métro arrivait, une épaisse porte automatique vous barrait le passage, pas question de passer tant que le quai n'était pas vide… L'éclairage était moins vif que maintenant… les biseaux du carrelage servaient à renvoyer la lumière jaune des ampoules. Une rame de métro Sprague thomson arrivait avec sa belle couleur verte. Outre le machiniste qui le conduisait, un home était dans le wagon de tête employé à ouvrir ou fermer les portes… ces gens là étaient respectés…
Dans un fracs d'enfer, le métro roulait, dans le noir du tunnel, par les fenêtres éclairés quelques rares pub…" du bon, dubon, dubonnet" les chaussettes Phildar… Les sièges en bois était aussi inconfortables que nous étions secoués…
je regardais défiler les rails et derrière la vitre je rêvassais et imaginais que tout était un décor mis en place spécialement pour moi…
Cela quand ma maman m'emmenait parfois lorsqu'elle avait à faire à Paris… Ce qui était pour moi une expédition en terre inconnue… Généralement nous finissions à "la Samar" et je regardais les petits chiots à l'étage qui en vendait, je me perdais dans les rayons, et pour qui connait le superbe film "Bebert et l'omnibus" (avec Higelin ado!) c'est exactement l'époque et l'ambiance de ces moments perdus du paradis mon enfance.
C'était les années soixante…

11:20 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poesie, chronique

11/01/2007

Do It !

Il y a bien longtemps… au sortir de mes années babacoulistiques, j'accompagnais un ami qui comptait acheter du teuch…
moi mon éthique à toujours été de ne jamais en acheter, de ne pas prendre d'habitudes, je fumais tres modérement, ce qui n'était pas forcement le cas de mes amis…
je reconnais ma jeunesse dans le film de Klapisch "Le péril Jeune", j'ai vécu quasiment la même ambiance et les mêmes situations…
Donc ce pote, Lycéen doué pour le dessin et assez planant fumait beaucoup, avec lui et ses potes, j'aimais bien faire la fête même si j'étais moins délire qu'eux… j'ai toujours eu de la distance sur les choses…
Il m'emmene du Côté de la Gare de lyon ou il y avait des squatts à cette époque là… le quartier quasi insalubre n'allait pas tarder à être rénové à coup de bulldozer et de béton…
L'Ilot Châlon… Nous arrivons, et à l'entrée de ce vieil immeuble une armoire à glace nous toise et s'informe de notre destination… il nous laisse passer… un escalier sombre, les marches bancales, la rampe graisseuse… à l'étage, nous devons montrer pattes blanches à un black qui nous laisse passer lorsque nous lui disons qui nous venons voir…
encore un étage et re-control…
là nous arrivons devons la porte et nous entrons… dans une pièce, une rangée de blackos alignées en rang sont là silencieux… sur les murs des poster pronant la révolution. Une photo de Bob Marley… les couleurs rasta… le mec qui vit là nous parle relativement hautainement… dans la discussion je crois comprendre que l'argent du shit servira à la révolution (forcément) armée… j'en veux à mon pote de favoriser indirectement la violence. la transaction dure deux minutes, lorsque nous redescendons, les vigiles sont invisibles…
J'en avais assez de ces fêtes ou l'on ne faisait que fumer… de ses potes qui méditaient ou prennait des space-cake en écoutant Mahavishnu Orchestra, ou les chants des lamas thibetains… je trouvais cela trop folklorique et vain…
Les sex-pistols arrivaient, et l'énergie aussi… avec le punk le retour du Dadaisme et de la créativité… Do It Yourself… je coupais mes longs et beaux cheveux et ces amis là me mirent de côté… là ou j'allais le vent était plus frais, la révolte punk, pas encore récupérée par la dope et les publicitaire, était plus drôle, elle ne dura que quelques mois mais intenses…
Là je me dis qu'apres ces années de fêtes et de dilletantisme, il fallait que je fasse quelque chose de ma vie… J'aillais donc voir là ou j'avais à faire… ça n'a pas été facile, mais j'y suis allé de bon cœur.

09/01/2007

Bang!

j'étais invité à une soirée… je ne savais pas où j'allais, ni chez qui…
Plutôt par curiosité et désœuvrement… j'y allais "pour voir"…
C'était une soirée douce d'été… et j'étais content de sortir un peu…
J'arrive… bizarre ambiance… que des mecs… des zarbi, des biens, des craignos… de tout… l'apparte est rempli de saladiers pleins de préservatifs, une forte odeur de sperme… je suis tombé dans une fête homo ?
Nan nan… on attends quelques demoiselle… j'apprend qu'en fait je suis tombé dans un gang bang… Et tous ces mecs pour satisfaire ces dames… je me demande ce que je fais là… la plupart de ces dames ne pourront pas venir… je fini par me dire que je n'avais rien a faire ici… je reprend mes cliques et mes claques et je descends l'escalier… à ce moment une dame plutôt jolie monte, je la croise, elle me sourit, à l'étage une bonne vingtaine de mecs l'attendent, la bite sous le bras… Elle va en avoir du travail !!!!
je repars songeur, et finalement pas mécontent de rentrer.

06/01/2007

1985

A l'arriere des taxis, elle prenait ma main,
dans la pénombre percée par les lumières
des néons et par les feux tricolores,
et sous sa jupe me montrait le chemin.
Dans ma tête virée de bord, résonnait
d'Electric Callas, de marie et les garçons,
les accords et les fuzz désacordées
les larsens et la noirceur électrique.
Perçant la trame de ses collants, frayant
sa minuscule culotte, je l'embrassait
tandis que mes doigts s'envolaient,
pianotaient maladroitement en elle.
A l'arriere des taxis, elle prenait ma main,
et sous sa jupe me montrait le chemin.
Sa main indiscrète infiltrait la braguette
ou par la ceinture de mon jean, sans gêne
elle caressait mon gland, et je l'embrassais.
ma tête chavirée, virée de bord,
le ciel de paris tournait, comme mon doigt.
A l'arriere des taxis, elle prenait ma main,
et sous sa jupe me montrait le chemin.

05/01/2007

le front de libération des étoiles

le front de libération des étoiles
ne t'a pas décroché la lune
il la préfère dans son écrin de soie noire
le front de libération des étoiles
ne t'a pas décroché la lune
à son patere, il a accroché
des baisers et des caresses délices
ainsi quand tu lève ta caboche
sur tes yeux descend des cieux,
des baisers délices et des caresses.