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  • simple d'esprit

    je n'ai rien, ni ne possède rien.
    tant mes yeux comptempleront
    les levers de soleils,
    la rosée sur les herbes
    que la chaleur de l'été
    chauffera doucement
    ma nuque…
    je serait heureux
    je n'appartient à personne,
    ne veut posséder quiconque
    je ne voudrais n'avoir
    qui ne soit vif-argent
    ou nuage, qui ne soit
    comme l'eau qui coule
    et se faufile entre les doigts.
    Tant mes yeux comptempleront
    les levers de soleils,
    que la chaleur de tes baisers
    chaufferont doucement
    ma nuque…
    je serait simplement heureux

  • Belleville-sur-Seine

    Il a bien fallu se mettre à bosser pour pouvoir être indépendant… Pendant les années de dilletantismes baba, puis la punkitude, j'étais toujours chez mes parents… Liberté totale mais pas d'argent pour faire ce que j'avais envi, m'offrir ce qui me plaisait… et puis j'avais envi d'avoir mon lieu à moi… Aussi je cherchais un emploi de tapissier, renouant ainsi avec mes études à Boulle et la vie "normale"… Je n'avais aucune idée des salaires (et encore maintenant), ne savais le négocier, ni poser mes exigences, le temps que je cherchais du boulot, j'arpentais les rues de paris en long, en large et j'explorais ainsi mon futur territoire… Découvrant avec émerveillement la rue de la Mare (j'y revivait les films de Carné, Renoir et les livres d'Henri Miller) décryptant le vieux Belleville détruit par la promotion immobilière, je cherchais l'histoire sur les vieux murs… La rue des cascades ou sévissaient souterrainement ce qui deviendra la Mano Negra, les Négresses vertes, Métal Urbain… , Pali Kao, les squatts et le Gibus peuplé alors de crêtes et de cuir. Je m'amusait à prendre le contrepied de l'attitude et venir au gibus habillé décalé et bousculer les cuirs les plus brillants, ceux qui affichaient le plus de chaînes et leur prendre la tête en critiquant leur T-shirt Sid Vicious en argumentant que le punk c'etait justement No heros et la fin des idoles… J'étais très provocateur et je n'hésitais pas à braver les dangers avec une certaine inconscience… en même temps d'une timidité extrême, je n'avais pas de petite copine et connaissait peu de gens, échappant ainsi aux côteries tres parisiennes de l'underground de l'époque que je recherchait pourtant en allant aux concerts et en me tenant informé d'absolument tout ce qui se déroulait à cette époque là… Je m'habillais avec recherche et en échappant aux stéréotypes et parfois je cousait moi-même mes vêtements… je dévorais les vitrines des halles, ne pouvant pas m'acheter les derniers avatars des modes rock qui se succédaient à une vitesse hallucinante d'une mode par mois, et j'échangeais un jour des blousons et spencers Krüger® qui me faisaient particulièrement envi contre la tenture murale de son apparte… J'étais au anges je voyais enfin la bande des Halles de l'intérieur… et toujours avec ma distance et ma réserve habituelle… J'écoutais tous les disques importants de l'époque, je savais tout sur tout… je n'avais que cela à faire…
    Et puis je trouvais enfin mon premier vrai job… un petit magasin de meubles, rue des Pyrénnées, je fut embauché par le patron haut en couleurs, une juif algerois, malin et rusé qui me paya extrêmement mal… mais je ne savais pas parler d'argent et j'étais tellement content que l'on me prenne…Z.i passait son temps à rouler les clients, et s'amusait de tout, on voyait défiler ses maîtresses et les clients mécontents, il descendait parfois en catastrophe au sous sol ou nous travaillions, et s'enfuyait par la porte de la cave, et revenait des l'alerte passée… Avec alain, Issa nous faisions chaises et têtes de lit Louis XVI et louis XV à la chaine, les vernissions de A à Z, montions des placards, et les livrions aux clients… là le temps ou nous étions dans la camionette, je me balladais, je decouvrai le monde avec des yeux grands ouverts… parfois quelques pourboires, lorsque nous installions des rideaux, des tentures murales… Z.i était le premier juif que je rencontrais, il m'était mystérieux et folklorique, je ne comprenais rien à son monde, à son franc-parler coloré et souvent vulgaire, il me choquait par les quolibets qu'il adressait à chacun, nommant les gens avec des noms à la Haddock… Ignorant des couûmes d'Afrique du nord, je trouvais son goût tres kitch et cheap… Mais ses clients avaient la même origine et le même gout pour le paraître, le tape-à-l'œil… Moi qui ne pensait qu'Avant-garde et Art, j'étais en terre inconnue… Z.i avait un copain qui tenait un magasin fabrique de vêtements en peaux sur la petite place à côté, il y récupérait les déchets pour garnir les sommier sur lequel il nous fit apposer des étiquettes Epeda… quelques mois plus tard… la réaction ne se fit pas attendre… des vers dévoraient les peaux des sommiers et les clients furieux arrivaient… re-ouverture des portes de la cave… Issa lui est Ivoirien, et nous nous entendons très bien, et nous passons les journées à discuter de tout et de rien… et Alain le chef d'atelier vit lui sur la nostalgie de sa jeunesse minos passée a danser en discotheque sur la soul et le rythm n' Blues… l'apprenti lui venait de la banlieue et avait des liens de parentés avec Mesrine qui à l'époque fit beaucoup parler de lui… un petit gars extremement gentil typique de la banlieue Montreuilloise… Nous ouvrions le magasin en rengeant les lourdes grilles apposées sur les vitrines, descendions l'étroit escalier jusqu'à le poussiereux sous-sol et chacun prenait sa place… là nous attendaient les carcasses de sièges… les journées me paraissaient longues, lorsqu'il n'y avait pas de livraisons… Souvent dans Menilmontant ou Belleville… Les clients avaient tous le même genre d'intérieur… souvent Louis XVI pas le style historique celui du sentier.Rarement j'étais épaté par le gout de ces personnes là… je rêvais de faire autre chose, le dessin, la peinture… et je me disait que plus tard…
    Tout ceci me paya mon premier studio… minuscule; derrière Jourdain à deux pas de mon boulot… Avec les chutes de Krüger je retapissais de rose cette chambrette… une petite cuisine et une petite salle de bain… Qu'importe j'étais à paris, j'avais du mal à joindre les deux bouts avec mes 800 francs de loyer, mais j'étais à paris… assez seul malgré mes amis de champigny Jacques et Barbara qui s'était installés en couple du côté Ménilmontant. Et ma vie parisienne débutait.

  • VOTE !

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  • chaviré

    j'en ai fini avec le désespoir, avec l'attente
    ce monde ira à vau-l'eau sans moi…
    Au diable les fatalités, l'irrémédiable !
    Je ne prends que l'or des murs
    les veines des pierres,
    je lit l'histoire sur les murs .
    Mes pas glissent sur les avenues
    je cherche des sourires.
    je vais là ou me portent mes rêves.
    La ville comme un écrin.
    Les rues comme terrain de jeux
    Je serre des corps chauds et tendres
    et j'embrasse les passantes.
    Leur chante des mots chavirés,
    charme leur corps, décore
    l'instant leur vie..
    Paris ne sera plus jamais gris
    j'y cherche des sourires.

  • so special…

    Dans mon petit jardin, fruitier et arboré j'étais heureux, je jouai seul ou avec ma grande sœur… je regardais les fourmis, les araignées, les dernieres sauterelles de ce coin de la banlieue, et je faisait du velo ou de la voiture a pedale… les journées passaient sereinenement et tranquillement, un de mes freres passait son service militaire, je ne me souviens même pas l'avoir vu à la maison avant cette période, l'autre était au lycée et lorsqu'il était à la maison il disparaissait chez les Magnelli. restait juste ma sœur et ma mère. Mon pere lui travaillait dans des chantiers, au loin, souvent en déplacement… Il ne rentrait la plupart du temps que le weekend, fatigué et harrassé.
    J'étais quand même un peu livré à moi-même il faut bien le dire. Au delà du jardin c'était l'inconnu, je m'en échappais de temps en temps, faisant des fugues vers 4-5 ans… jusqu'à Villiers sur marne ou Nogent… mais la plupart du temps l'attarit était en face, dans ces cours de terre battue, ou jouaient ensemble les enfants des immeubles. Ils se connaissaient tous et avaient grandis ensemble, moi, j'avais déjà pris l'habitude d'être seul et de jouer seul. Lorsque je commençais à traverser la rue, sortir du jardin, je devais retrouver les copains d'école. Elle avait tres mal commencé, J'allais à la maternelle, qauand ma sœur arrivait à me retrouver, elle emmenait un petit garçon qui se débattait et qui refusait d'y aller. Les rares scènes de maternelles dont je me souvienne sont le regard envieux evers les petites classe qui allaient faire la sieste (je n'y étais pas allé donc?) et les fois ou je ne pouvais me retenir et la gêne et le malaise que cela provoquait… je rentrai avec un pantalon qui n'était pas à moi, sans doute pas tres elegant… Un jour cependant, il yeu des jeux de bêton, en bois, colorés, je ne me souviens que de ce détail, ainsi que le jour ou je fis un petit pot de terre cuite que je peignais en bleu avec des taches vertes - il est encore à la maison. C'est tout pour la maternelle.
    quant à la "Grande école" j'ai souvenir d'être constament en retard et à chaque fois de me faire réprimander. Une fois je restait dans la cour toute une matinée sans oser bouger de là. je me sentais à part. Dans des circosntance pars tres clair en debur d'année on me fit changer de classe. Et finalement d'école. Je me suis toujours demandé si je n'avais pas subi les précédents passages de mes frères et de ma sœur. L'autre école n'était guere mieux cela s'arrangea sur les horaires, mais j'étais dans la liste des mauvvais élèves, je culpabilaisait et plus je culpabilisait de ne pas y arriver, moins je demandais de l'aide… cela ne me serait jamais venu à l'idée de demander que l'on m'explique mieux, ou de faire repeter le maitre. j'avais peur que l'on me trouve stupide…
    Les garçon de la cour étaient des futurs voyoux, certains finiront en prison, certains finiront mal; d'autres disparaitrons du paysage je leur souhaite une belle vie, pour l'instant ce sont des enfants…
    Nous jouions à des jeux simples, Chat perché, Gendarmes et voleurs, sarbacanes, Cow-Boys et Indiens, thierry la fronde, et des jeux de billes… mon préféré était le tour de france avec les figurines en plastique des coureurs…
    A cette epoque là je decouvrais la lecture, je lisait bandes dessinnées sur bandes dessinnées, je les dévorais. Un jour j'étais avec des bouquins dans la cour et des plus grands me les prires, je les reclamait, le garçon le lançait à un autre alors que j'étais sur le point de le recuperer. le petit jeu durait tant qu'à la fin j'étais en larmes et à bout de nerfs, souvent je ne recupérait pas mes biens… je finissait par les hair… sentiment neuf pour moi qui était timide et effacé… je me disait que lorsque je serait grand je leur montrerai, je leur ferai voir qui je suis. De ces épisodes renouvellés trop de fois à naqui le sentiment d'être different, d'être spécial, je n'étais surtout pas comme eux, moi je deveindrais quelqu'un et jamais je ne serait stupide et lâche comme eux, je serait different. de gré ou de force j'ai fini par penser que j'étais special, alors je me distinguais, par mes attitudes, mes vêtement, mes couleurs de cheveux, mes idées…
    Ils n'étaient en fait que des enfants, et moi aussi… et il ne me venait même pas à l'esprit que mon frère, mes parents auraient pu me defendre.
    Ce n'était que des enfants apres tout.

  • l'œil du cyclone

    Dans l'œil du cyclone
    ensommeillés et hébétés,
    au loin l'orage gronde,
    nous !, distraits par les paillettes.
    Nous nous débattons en vain
    cherchons notre chemin, mais
    les ronces ont tout envahi.
    distraits par le superflu
    Il nous manque le nécéssaire.
    Laisse les mots du jour, ces paroles
    légères, déni d'éternité,
    s'envoler au premier coup de vent.
    Cache au fond de toi
    les melodies et les rengaines,
    garde les au chaud
    pour les années froides.
    Ne soit pas comme ces enfants,
    à qui l'on agite un sucre d'orge,
    ni comme ces lions appatés par
    des morceaux de bidoches.
    Songe que nous sommes
    comme ces veaux
    que l'on engraisse
    avant de les abattre.