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30/04/2006

Carpe diem!

C'était il ya déjà deux mois, après des années, ou je ne pouvais plus communiquer avec ma maman autrement que par sourires, petites caresses sur les cheveux et la joue, à l'âge de 93 ans elle est partie. La dernière fois que je l'ai vue elle était en pleine forme, même si elle ne se levait plus, elle était rayonnante et l'œil vif, elle n'entendait plus alors elle me disait combien elle appréciait les petits gestes de tendresse que je lui offrait, c'était le seil moyen que j'avais trouvé pour la réchauffer, je sentait que pour les anciens , le pire devait être la perte de cette chaleur que sont les baisers et prendre quelqu'un dans ses bras, l'affection… moi et mes frères allions la voir régulièrement et nous avons souffert de la voir ainsi, même si la vieillesse n'est pas une maladie. je devais aller la voir le jour suivant… la nuit de samedi à dimanche je rêvait d'elle, je fit souvent des rêves très particuliers, ils sont plus "épais", plus denses, et lorsque je fait ces rêves là - qui ne sont pas les rêves ou tout se passe par association d'idées… des collages d'images… - durant le rêve je "sait" que je doit me souvenir des détails de ces rêves, et qu'à mon réveil ils auront une signification et une importance pour moi… ce qui, en général est le cas, ils agissent en tant que "révélateurs"… Ce rêve là était encore d'une autre nature… ma maman "vint" me voir afin de me dire qu'elle s'en allait… je n'étais pas d'accord, je lui dit que je voulais qu'elle m'attende et que je voulais absolument être à ses côtés à ce moment là… rien a faire, elle avait prise sa décision et était déjà partie… même si pour moi la mort ne signifie rien (vraiment !) dans mon sommeil je pleurait un peu… peut-être plus pour évacuer la tension. la vie quotidienne fit que ce jour, là malgré l'impression que m'avait laissé au réveil ce rêve, je n'allais pas la voir. Le soir, un de mes frères m'appela, au ton de sa voix, je compris tout de suite… je tachait de le réconforter le mieux que je pu… j'appelais ensuite ma sœur, je leur racontais mon étrange rêve et je regrettais de ne pas l'avoir écouté car je l'aurais vu sans doute juste avant qu'elle ne parte…
Ces rêves, ces intuitions, sont notre langage et un territoire inexploré de nous même, ils ne sont ni magiques, ni soufflés par quelque divinité… ils sont de notre conscience… La science ne les a pas trop étudiés car pour l'instant seuls les charlatans en font leur fond de commerce.
La mort ne signifie pas grand chose pour moi, ma maman, est en mon cœur, très présente et et je pense qu'il n'y a rien après, comme il n'y avait rien avant notre vie… et s'il n'y a rien, c'est que la mort n'existe pas.
Seuls compte les vivants et le sentiment que nous avons d'être vivant et pleinement en vie, et nous nous devons d'être heureux ou à la recherche du bonheur pour nous et ceux qui nous entourent et que nous aimons… Le reste n'est que théorie et prospective…

12:45 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (21)

24/04/2006

Premiers émois

C'était l'heure d'affluence, je rentrais des cours, il m'arrivait de faire un petit détour avant de rentrer, et je ne prenais tout de suite le RER… je me retrouvais dans une rame bondée… j'étais tres jeune, je crois… le metro était vieux, vert et sale… bruyant, les banquettes étaient en bois, et sur les portes d'un jaune bizarre de jolis entrelac que j'aimais détailler… une seule barre à laquelle se raccrocher lorsque la marée humaine montait… je m'y retrouvais coincé et essayais de m'y maintenir… une tres jolie femme de quarante ans (une femme!) y mit sa main au dessus de la mienne… a quelques millimetres, je sentais confusement la chaleur de son corps contre le mien… perdu dans la marée humaine, celle des travailleurs qui rentournaient chez eux… les parisiens, les banlieusards… moi lyceen ou collegien… je me sentait fievreux… et sa main douce et chaude touchait la mienne, sans doute poussée par les autres mains de ceux qui cherchaient à se stabiliser dans ce cahotique métro… je n'avais pas de place pour me soustraire à ce delicieux contact et je me sentait delicieusement oppressé… je sentais bien que nos mains ne devaient se toucher, sa main était insistante, et je commençais a perdre le souffle, je le retenait et n'osait plus la regarder, je regardais en face de moi, les yeux cloués sur les noms de stations, l'oeil rivé a cette ligne… ses doigts lentement, prudemment et résoluments recouvraient les miens, mes doigts se laissaient faire, je n'osait prendre cette main, elle finit par recouvrir cependant totalement la mienne, et nos doigts s'entremelérent et c'était délicieux et des bouffées de chaleur m'envahissaient, je en savais pas ce que j'espérait, j'avais envi, je bandait et me sentais couler… nos doigts étaient caresses, désir et ce seul contact me troublait… j'avais le vertige et le souffle coupé. Les stations passaient je m'accrochais a cette barre, comme si j'allais me noyer, chahuté par les nouveaux arrivants, je ne voulais pas la perdre… perdre ce divin contact… une correspondance et tout le monde descendit, elle disparu, je me retrouvait seul, le feu aux joues, j'aurais tant aimé qu'elle me prenne par la main et m'emporte…

21/04/2006

C. H.-G

elle était mes 16 ans, elle me professait le français et ces murs de l'école Boulle, où je me sentait rétrécir, elle m'emportait loin de ma banlieue, m'ouvrait le monde et l'univers.
elle me remarqua, me distingua, et elle fut la première à me donner ses caresses, ses baisers, (je me souviendrais toujours de ce porche où elle m'embrassa, ce que je n'aurais jamais osé faire alors que j'étais son élève) et à me parler… j'étais fier de ses luttes féministes, de ses écrits dans "Les temps modernes" de sa signature dans le "Manifeste des 343 salopes" et de son univers de paillettes, de strass et de ses amitiés à visage de Bowie et Eno…
je ne me senti pas le droit de rester et je parti… c'etait trop beau pour moi… elle 37 moi 16…
comme ces gens qui me presentèrent à Jean Marais, à Dali, Allain Bougrain-Dubourg, alors que je n'avais que 13 ans. Mes origines ouvrières d'une cité de la ceinture rouge, ne me donnait pas le droit d'exister en ce monde là… je ne restait pas, j'étais invité, et j'étais fasciné et je me dit que plus tard peut-être je serais de ce monde… je le mériterais, j'étais trop jeune pour comprendre la chance que j'avais, L'empreinte que m'a laissée C. H.-G. est là et je lui suit redevable… je suis ce que je suis en partie grâce à elle… je regrette qu'elle ne le sâche pas

18:25 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (7)

13/04/2006

Utopia

Libre penseur, athée, je conjugue les défauts de mes qualités… j'apprécie la gentillesse, l'humour et la tendresse, le regard que je porte sur le monde est l'émerveillement, et malgré les guerres, les religions (l'obscurantisme et la superstition !) la soif du pouvoir, et l'état de la planète je reste convaincu qu'aux hommes de bonne volonté tout est possible… nous nous battons pour un monde meilleur, un monde ou l'amour, la fraternité ont un sens… en espérant que les lumières soient et demeurent, que les droits de l'homme passent aussi par celle de la femme et des enfants, que les pauvres et les démunis vivent mieux et que les nantis donnent un peu plus… que l'on cesse ce prosélytisme qui consiste à dire que qui ne pense pas comme nous a tort et qu'il faut l'abattre pour que le monde soit tel que nous l'envisagions, que l'on cesse d'asseyer de convaincre par les bombes et si cela ne suffit pas par la terreur et la pression… ceci appartient au passé… c'est le monde réel dont nous avons besoin, celui ou chacun bâtit une petite parcelle du futur, et ou nos efforts ont un sens… un monde reel ou tout ce qui sépare n'a pas de sens, il manque à notre époque des visionnaires, des Gandhi, des Einstein, des Picasso, des grande âmes généreuse et il ne reste des utopies que la religion vidée de son sens et utilisées par des gens sans scrupule, religieux (ou prétendus tels), maffieux, politiques et terroristes… ayant choisis la solution de facilité… la terreur et la pression, mais le monde n'est pas fait à leur image et toujours nous resisterons, toujours nous irons vers la liberté, la création sans censure, les lumières et vers l'autre…


sinon à par cela… un truc sympa… participez à la campagne "La vie est belle"
http://www.lafraise.com/blog/2005/11/larme_des_25000.php

11:35 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (10)

11/04/2006

Embrassez-moi

rien a dire sur le désir qui nous lie
ni sur le tendre et court espace où nos vies
se révèlent une relation privilégiée.
Notre cours de recréation, notre terrain de joie
nous unis et cet intermède ou je suis son ami.
elle est ce si doux leurre et je suis celui
dont le mâle à dit qu'il était un fruit du pêcher
alors je croque son amande
Je n'étais dans sa vie qu'un amour
né trop tard pour se donner, et mener nos vies
à notre guise, en ces interludes ou nous nous ébattons
à travers nos tentations, a chaque fois
je tente de lui donner ce que je ne peut donner
ce que je ne peut lui dire… ce bal mal mené
ou nos corps ont la pudeur de ne dire nos cœurs,
je ne peut que lui offrir liberté et baisers
j'ai cherché une vie, où le mal est absent…
et, ne sait l'essence des sens et ne sait la malice.
je lui dit embrassez-moi, je serait un dieu
je lui dit embrassez-moi, je ne desire rien d'autre
je lui dit que ses lèvres chaude me réchauffent.

10/04/2006

Bouche à bouche

nos lèvres célebrent étoiles et soies
nos langue se livrent à la joie de l'ange
nos bouches délivrent et se cherchent
ta salive me chavire feux follets et lucioles
langues de velours, et langueurs s'ensuivent
t'embrasser, et, de nous faire un brasier