Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/10/2007

Evidence

Comme une évidence, ces mots jetés
flottants taies d'oreiller ces mots se taisent
et cette voix s'élève dans le rêve,
"à moi, personne ne fait attention".
Comme une évidence, jamais relevée
je faisait comme si, je savait.
je savais faire comme si j'ignorait
qu'au fond ma solitude était peuplée.

23:05 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (16)

09/10/2007

Elle d'ange

L'ange par mes yeux scannait le monde,
il reconnaissait les siens, et je leur partais
par sa voix, chantait leurs chansons grises et or.
Mes paroles flèches vif argent perçait cœur
et atteignaient l'âme, mais ce n'était pas moi qui parlait.
L'ange par mes yeux reconnaissait les siens
ces êtres lumineux et aériens, leur pieds ne touchaient terre
leurs yeux me brulaient l'âme, leurs mots étaient musique.
je désirait leurs lèvres et leur corps…
Elles me donnait bien plus.
leurs baisers au gout de cendres effaçait les jours sombres.
leurs peau blanche et transparente comme de la neige
me brulait et réveillait mes sens endormis.
Le monde tournait, valse, farandole, ivresse…
L'ange par mes yeux dansait le monde
et me guidait vers elles, vers celle dont je rêvait.
et je lui fredonnait ces chansons grises et or
qu"elle seule pourrait me souffler.

22:25 Publié dans erotisme | Lien permanent | Commentaires (17)

01/10/2007

Papa

3aa301a881cef1a898b023c56be1ba05.jpg

Voici ma petite participation à cette expo… (le theme etant la photo de famille…) Quelques photos mise en scène par un triptyque et ce texte…


Mon père est un secret
scellé par son absence.

Fécamp, la mer que fuit ma mère,
à sa famille enlevée par ce père sans père...
Chemin des dames... son père sans père lui aussi.
Ma mère sans père que la mer a gardé.
Couturière, fille de capitaine,
qui ne retourna jamais à terre-neuve
Lui, Charpentier de navire, Maçon, Chef de chantiers
l’aristocratie ouvrière dont les enfants
ne seront jamais marins, ni capitaines...
le silence d’après guerre, l’exil
dans la banlieue rouge...

Mon père est un secret
scellé par son absence.
Sa noblesse se rétrécissait,
sa bonté discrète, ses paroles rares.

Mon père est un secret
scellé par son absence.

09:43 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (12)