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25/08/2007

je suis le roi

c'est mon anniversaire et je fait que ce qui me plait aujourdhui !

24/08/2007

Sauvages

Ces baisers sauvages
indomptables livrés
en libre service.
A ces yeux caresses
qu'une fois s'abandonner
à cette pensée femme brune.
Ces baisers sauvages
mustang sur ta plaine
peluche et velours
en libre accès.

21/08/2007

Epiphanie

Dans ma chambre d'ado, je m'endormais toujours avec des bouquins, je dévorais surtout des livres de science fiction, et généralement je m'endormais dessus, je lisait énormément, jusqu'à 3 bouquins par semaines, sans compter les Bédés…
Ce soir là je me sentais bizarre, comme si ma boite cranienne était en verre… translucide et que l'on pouvait voir à travers mon crane… ma tête n'était pas vraiment douloreuse, pas une migraine, pas une cépahlée le sentiment que mon crane était fait de verre…
le lendemain, je me portais comme un charme, je faisait mes petites visites à mes potes, mes tours de mobylette… ma petite vie…
Mais le soir au moment de m'endormir ça recommençais et évidemment, je n'en parlais à personne… je m'interrogeais…
Peu à peu ces sensations laissaient place à une nouvelle sensation plus désagréable celle ci car elle me paniquait…
Je sentais mon corps se dissoudre dans l'espace clos de ma chambre et mon corps finissait là ou se posait mon regard… peu à peu, il se fondait à l'immensité du ciel, du cosmos et jusqu' à l'infini… je percevais alors cet infini dans toutes ces dimensions - spatiales et temporelles - et j'avais peur, je me depechais de rassembler mes esprits et de revenir sur terre.
la journee… rien. mais le soir cela reprenais…
de plus en plus souvent, n'importe quand du moment que j'étais seul, que la nuit était tombée. Et alors cette infini se métamorphosa en un vide rempli de "plein", dôté d'une conscience… d'une multitude, d'une unicité qui englobait tout ce que je pouvais percevoir.
"Cela" attendait quelque chose de moi. Que je ne pouvais donner, que je ne pouvais appréhender, comprendre…
"Cela" me parlais sans mots, j'étais "Cela" et "Cela" était autre.
"Cela" était infini, peuplé, et était la substance de tout. "Cela" était tout. "Cela" était extase.
J'avais très peur, je me demandais si je n'étais pas devenu fou. Je ne me voyais pas en train d'expliquer cela à mes parents ni à mes copains, je restais seul avec "Cela".
Je me demandais si "Cela" n'était pas Dieu… ce qui me semblait être la définition la plus proche.
Je n'ai pas eu d'éducation religieuse, je suis bien allé un peu au Cathé, mais pas longtemps, ça m'emballait pas, et m'empechait de jouer dans la cour avec mes copains, ma mere ne me paralis pas de ces choses là bien que croyante (fille de marin) et elle mettait un point d'honneur à être chrétienne sans être crédule. Mon père quant à lui était un anticlérical convainu et ne parlais des curés qu'en termes choisis"cureton, grenouille de bénitiers, culs-bénis, Marie salope…"
Moi j'étais visité par dieu… alors deux solutions : ou je traversait des hallucinations, ou bien je traversait une authentique épiphanie (je ne connaissait pas ce terme à l'époque). je le formulais plus ou moins ainsi.
Et personne pour me rassurrer et répondre à mes interrogations.
Je ne me sentais pas fou, Quant au concept de dieu, il me paraissait bien trop mystique et bien trop éloigné de ce que je connaissait de l'idéologie chrétienne…
je me disait que si je cédais à cette hypothèse là je me devais de devenir un saint… une sorte de saint, de vouer ma vie à cela. je trouvais cela assez dingo.
Durant cette expérience, je devais "mourir" accepter de me fondre dans "Cela" me laisser porter par cet infini, et par cette présence, devenir elle et être elle. je me sentais partir, et je paniquais et revenais.
cela dura quelques mois durant lesquels, je souffrais.
je n'avais pas de réponses, je devais trouver une solution pour sortir de là… j'essayais d'analyser avec le plus de lucidité possible… Fou ? je ne l'étais pas. Il me semble… Saint ? non plus…
je me disait que je vivais ce siècle et que je devais plutôt vivre ma vie d'homme et qu'à l'heure de ma mort réelle, je verrais si il y a un après, un ailleurs et "Cela". Je ne voyais pas d'autres alternatives. je douais de la réalité de ce que je percevais… simple épisode psycho-bidule ou vrai expérience mystique?
je décidais que la vie quotidienne était la vraie solution, et tout partit d'un coup, et, à ce jour je n'ai plus jamais eu de "visions", ni d'épiphanie.

10:43 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (14)