Pour paraphraser André Breton et Philippe Soupault in "les vases communiquants" :
la volonté de grandeur de dieu le père, en France ne depasse pas 1m65, mesure prise au dessus du niveau de la talonnette.
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communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme
Contre-pouvoir et association civique luttant contre l'arbitraire, l'injustice et l'intolérance, la Ligue des droits de l’Homme n’intervient dans le débat électoral que si le bon fonctionnement de la démocratie, l'effectivité de la citoyenneté et le respect des principes de liberté, d'égalité et de fraternité sont en jeu.
Nous venons de vivre cinq années de régression des libertés, de l’égalité et de la fraternité. Tous les pouvoirs ont été accaparés par un seul courant politique. L’autoritarisme, le recours aux moyens d’exception ont accompagné le renforcement du contrôle social, le choix du tout répressif, le recul des droits des justiciables, les attaques contre l’indépendance des juges. L’insécurité sociale a été renforcée pour les plus faibles, la protection sociale fragilisée, la précarité du travail encouragée. Les « marginaux », les « différents », les jeunes des quartiers défavorisés, ont été traités en boucs émissaires, les étrangers traqués jusque dans les écoles maternelles, les familles les plus démunies sanctionnées pour leur pauvreté.
Si Nicolas Sarkozy se voyait confier la plus haute charge de l’Etat, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas : loi durcissant encore la répression pénale, nouvelle loi anti-étrangers, contrat de travail « unique » se substituant au CDI, sans parler du ministère de l’« identitaire » et de l’immigration… Il est de notre devoir d’alerter les citoyennes et les citoyens de ce pays : la poursuite et l’amplification de la politique menée depuis cinq ans ne serait pas un «rêve» mais un cauchemar. Nous ne voulons pas d’une démocratie muselée qui, parce qu’elle laisserait sur le bord de la route des millions de personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes sociales.
Nous voulons une autre France : fière de sa diversité, soucieuse que chacun puisse réaliser ses aspirations, porteuse des libertés et rénovant sa démocratie. La France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle met ses actes en accord avec son ambition séculaire de voir tous les droits valoir pour tous. Pendant qu’il en est temps, la LDH appelle les électeurs à choisir la solidarité et non la peur, le respect et non les menaces, l’égalité et non les discriminations.
La Ligue des droits de l’Homme appelle à voter et à faire voter, le 6 mai 2007, pour Ségolène Royal. -
amicalement votre…
En amitié, d'une grande fidélité je semble pourtant avoir mes limites…Lorsque j'étais petit, je rendais souvent visite à henriette, la sœur de mon père qui vivait dans un pavillon comme le nôtre dans la même cité jardin… Elle et son mari n'avaient pas d'enfants… Lui était vernisseur, elle je ne sait pas, j'imagine qu'elle était couturiere comme ma maman. Un jour je ne sait pas du tout ce qu'elle m'avait dit, mais j'ai cessé de leur rendre visite… et je n'y suis jamais retourné. Idem pour nos voisin, depuis le jour ou j'ai été opéré des végétations la grand-mere du copain de mon frère avait du s'occupper un peu de moi et je m'étais attaché à elle… Mémé Guéli je l'aimais bien, et de la même manière je coupais définitivement les ponts avec elle. je reste persuadé qu'il ne s'agissait pas de grand chose, mais j'étais ainsi fait. Je jouais avec beaucoup d'enfants, je ne liai jamais amitié plus que raison… Des que cela allait un peu plus loin, je ne les revoyais pas… je restait toujours sur ma réserve… Je n'étais jamais d'une bande, mais de toutes les bandes, ce n'est qu'à l'adolescence, qu'avec mes copains de la cabane, que j'ai eu des relations suivi avec des amis… j'ai quand même continué autour de ce point fixe à nouer des relations épisodiques avec diverses bandes… je vivais avec eux et passait à autres choses sans jamais revenir, j'aurais pu continuer à les voir, développer mes relations, aller plus loin, mais je ne revenais jamais sur mes pas…
J'ai été l'homme d'une seule femme, j'ai été naïf, amoureux, passionné, léger, j'ai été l'ombre du chien avent de décider que jamais plus… J'ai été beau ténébreux… Celles que j'ai aimé je ne les ai jamais oubliées. Elles restent dans mon cœur, même si j'ai changé. Même si elles ont changées… Celles qu'elles étaient à l'instant ou je les ai aimées.
Mais ma fidélité est là ou je ne l'attends pas, parfois elle agit contre moi-même en des moments où je devrais être égoïste afin de sauver ma peau… Allant jusqu'à en faire ma propre prison, au lieu de filer, et de me retrouver, je restais jusque cela ne soit plus soutenable…
Les potes eux, ils sont là aussi… Je ne les perds jamais de vue, même si on ne se voit pas… j'essaie toujours de savoir comment ils vont, ou ils en sont… parfois indirectement, mais je sais…
On s'appelle parfois une fois par an ou une fois tous les six mois, on reste concis, superficiels, mais je m'efforce de leur faire comprendre que je suis là et que je ne les abandonnerai jamais… -
Rien
je n'ai rien, ne possède rien.
tant mes yeux comtempleront
les levers de soleils,
la rosée sur les herbes
que la chaleur de l'été
chauffera doucement
ma nuque…
je n'appartient à personne,
ne veut posséder quiconque
je ne voudrais n'avoir
qui ne soit vif-argent
ou nuage, qui ne soit
comme l'eau qui coule
et se faufile entre les doigts.
Tant mes yeux comtempleront
les levers de soleils,
que la chaleur de tes baisers
chaufferont doucement
ma nuque…
je ne reviendrais jamais
sur mes pas où déjà pousse le chardon
je ne me retournerai pas sur les traces
poussiéreuse de ces étreintes oubliées.
j'ai effacé les visages de ces baisers perdus,
n'ai gardé que leur saveur de satin.