Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots :
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Alfred de Musset
Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.
George Sand
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Un classique, mais sans doute certains ne connaissait pas encore…
Un poeme a lire entre les lignes*
(lettre à A. De Musset)
Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
amitié, en un mot la meilleure preuve
que vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
Georges Sand
*une ligne sur deux… -
sourire…
si je me laissait bercer par ton souffle,
emporter par la lame de fond de mon âme,
je pourrait te donner comme homme nait des anges,
mon âme mise a nue. ma vie vise à l'amour et à
la douce heure que tant chantent mes poemes.
mes doigts te caresseraient, et ma langue
s'insinuerait dans le palais de ton plaisir.
me glisser au creux de toi, ne vouloir de toi
que le froissement des draps,
le velouté brasier de tes baisers
et ne desirer que ton sourire… -
Souvenir incomplet
Enfant, j'allais peu à la maternelle, je pleurais tant que ma sœur ou ma mere renonçait à m'y envoyer, je me cachais aussi à l'heure de partir, tellement bien que je finissait par rester a la maison… ma mere ne travaillait pas…
Tout petit, environ 4 ans ? je dormais… probablement une sieste… un souvenir un peu flou qu'il me reste de cette époque… en apparence insignifiant, pourtant il est très présent, je m'éveille, la maison est silencieuse… la porte de la chambre fermée… je traverse le couloir et ouvre la porte du petit salon-salle à manger… ma mere parle avec le type des bons de la Semeuse (en fait les bons de la semeuse étaient une sorte d'épargne… j'ai eu ma premiere mobylette avec l'argent économisé et donc payé avec les bons de la semeuse…). Je crois - mais n'en suis pas sur - que je ne suis pas content… voilà, fin du souvenir… j'en sait pas plus, mais pourquoi ce souvenir est'il si présent? que pouvais-je penser à 4 ans? -
ce qui ne sort pas de ma bouche…
Ses lèvres sont de l'eau à ma bouche asséchée
mais c'est elle qui s'y désaltère.
Ses caresses, sont le ciel et les étoiles
et elle devrait s'y envoler
haut, tres haut, parmi les oiseaux.
Et, mes baisers pansent ses plaies
Et, mes caresses ont besoin d'ailes
pour la soutenir sans mes mots.