nus sans lacets, ni vêts, je baise ton duvet,
doux salin et ne me lasse de tes levres ourlées
d'une leste langue j'explore ta lagune,
et je lappe entre ces levres, délacée de son ecrin
l'opale sacrée de ta chair, esclave de ma bouche…
l'escale de ton cœur, où jamais de toi, rassasié,
enlacé contre ton cœur et tes seins
je fond de délice et je me coule en toi
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Incendie
tout l'été mon corps se jète contre le tien
jeté de lit, taie d'oreiller, draps de satin
toi, comme une île délicieuse, ou je voyage
sur tes seins, sur ton ventre ou je me délecte
de ta vulve blonde et de sa parfumée saveur
je voyage et malgré nos délits, nous sommes
innocents et nos sens sous ces cieux de lits
s'embrasent, et, l'incendie sous nos baisers
consume nos ailes