Silence
seulement le son feutré d'une feuille qui tombe
la caresse d'une main sur un dos, sur une jambe
silence
un souffle dans la pénombre d'une chambre
le vent entre les branche
un oiseau au loin
lumière d'été aveuglante
silence troublé par les criquets
le tintement d'un clocher au loin
à travers l'épaisseur de la chaleur
silence
malgré des draps qui se froissent sous deux corps
accords majeurs des souffles chauds
et des reins qui se hâtent, se creusent, s'attirent
silence
parsemé de soupirs d'aimés mêlés
et cette lumière d'été qui survint
dans leur paupières closes d'amants
et le silence retombe…
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Marée montante
flux et reflux de nos corps amarés
folle farandole font et défont nos linges
comme deux idoles déchues, nous chancellons
titubons sous nos baisers, nos caresses
marée montante, étreinte, ivresse,
mêle ange ton paradis à mon démon
croquer ta perle, d'une langue lente
à ta fente, lapper le suc enchanté,
et m'ennivrer de ton cœur chanté