Garder en mémoire les chemins qui ont menés aux étreintes
ces abats jours que l'on baisse dans ces chambrettes d'étudiants
ces papiers gras jetés aux pieds des lits, ces déshabillés sauvages
le corps arc en ciel vivant de nuits blanches, ouvert et offert.
Garder en mémoire ces yeux mi-clos, au point du jour,
sur des cafés amers, ces baisers globe-trotters, d'escapades nues
de pains chocolits, sur des désirs croissants, les baisers en miettes
de pain qui trottent encore dans les têtes… et que l'on aimerait en corps