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09/02/2007

Cités jardins - la respiration

Parfois j'allais faire les courses, aller chercher le pain chez la mère Réau… de délicieux gateaux comme j'en ai jamais retrouvé… ou au Familistère, au Goulet Turpin… je gardais généralement la monnaie…
Il m'arrivait de piocher dans le porte-monnaie de ma maman et je lui dérobais 1 francs ou deux, à l'époque ça permettait de s'acheter quand même une bonne de Carambar© (les Delespaul© !) de Malabar©, de Nounours© (ceux qui étaient bon à manger - rien à voir avec ceux de maintenant - les vrais roudoudou, dont parle Renaud dans une de ses chansons - et le truc dont je raffollais Les Coco Boer, une poudre de réglisse dans une tres jolie boite ronde de métal argenté et coloré, ornée de la typo en relief "Coco boer", Il ya avait également ces petits bonbons à 1 centimes que j'achetais chez "Domino" et qui nous était extrait de beaux bocaux de verre…
Je pouvais m'acheter tout cela avec la monnaie des consignes de bouteilles vides, que l'on rapportait… le commerçant nous remboursait le verre quelques 20 centimes…
A côté de La Fraternelle, il y avait une épicerie qui laissait dehors ses bouteilles vides, et je ne sait ce qu'il m'a pris, j'en dérobais 3 ou 4 et les rapportais plus tard au même commerçant pour récupérer la consigne. Jusqu'au jour ou l'on m'attrapa et ce fut la fin de mes activités de voleur.
Par contre je continuai à piocher allégrement dans le porte-monnaie de ma maman. Un jour je fis assez fort et je lui pris un billet ou deux de 100 Francs (nouveaux) ce qui tout de même était une somme. Je m'acheta un pistolet de cowboy a amorce, des petits soldats (des de l'armée nordiste - Rintintin était d'actualité) et un parachute… le pied total… je cachais dans une des cours la monnaie - tiens pourquoi j'ai pas caché cela chez moi ? et je jouais tout content avec tout cela une heure ou deux…la réprimande fut sévère… je crois que l'on me descendis à la cave au charbon ou je dus passer un petit moment…
Chez la mère Réau, petit, je me servais, à la vitrine je prenais les gateaux qui me plaisait, elle me traitait de voleur, je n'avais que 5 ans et j'imagine que ma maman s'était disputé avec elle à ce propos…
Parfois lorsque ma sœur ou moi allions faire les courses, on avait le droit à déboucher une bouteille de cidre… c'était la fête alors… ou à acheter des millefeuilles, des babas au rhum (miam!) ou des religieuses…
Si je ne voulais pas manger, ma mère me faisait du riz au lait, quand celui ci allait au four, je léchais la casserolle. Elle cuisinait bien, et en bonne normande tout au beurre ou à la crème fraîche. j'adorais le chou-fleur à la crème, généralement accompagné de sole, de raie, ou plus couramment de morue… je mangeais souvent des petits pois, largement sucrés, ce n'est qu'adulte que j'ai découvert que cela pouvais se déguster salé. Lorsque j'étais malade, j'avais droit à une soupe avec de la viande hachée de cheval dedans, un délice… Maintenant pour trouver de la viande de cheval à paris… je n'en ai plus mangé depuis mon enfance… les steacks hachés de maintenant, ne sont plus aussi bon. Elle me donnait également un petit verre de vin de Malaga, qui dans son esprit était un fortifiant et un remontant. Son père les quelques fois ou il naviguait par là lui en ramenait… elle me transmettais donc l'héritage…
La boisson familiale est La Bénédictine… pas de gateaux possible sans son arôme, les crêpes sont impossible à faire sans en rajouter à la pâte. et encore maintenant, la Bénédictine fait partie de la pâte… cela et le beurre salée sont des incontournable pour moi.
aussi essentiels que la respiration.

Commentaires

Pour une fois je n'ai pas connu tout cela.
Je n'avais pas trop d'argent de poche et je conservais cet argent sans dépenser sauf le jour de la foire St Luc dont j'ai parlé dans mes souvenirs. Je n'avais droit qu'à un bonbon par jour que ma mère me donnait après le repas de midi. Et puis ma grand mère aussi me donnait un carambar le jeudi quand nous passions la voir. Je ne piochais pas dans le porte monnaie de maman... Elle faisait aussi du riz au lait que j'adorais manger. Etant normand, c'est normal que tu manges tant de poisson. Bonne soirée et bon week end.

Écrit par : elisabeth | 09/02/2007

J'adore cette façon que nous avons tous déchanger et de partager nos souvenirs d'enfance. Cette enfance si proche et lointaine à la fois. A bientôt. Moi aussi je faisais la consigne des bouteilles, le porte monnaie des parents, et les poches de papa ....

Écrit par : Marc | 09/02/2007

Que de nostalgie dans tout cela.
On pense que le bon temps est derrière nous car on ne connait pas l'avenir mais je suis sure qu'il nous reserve encore de bons moments.
Mais je suis comme toi et mes souvenirs reviennent en force et prennent une très grande place dans ma tête et mon coeur
Biz

Écrit par : Annie | 09/02/2007

je ne suis pas d'accord, ce n'est pas d ela nistalgie, moi j'ai la nostalgie du futur, de ce que je n'ai pas encore vécu, de ce que je vais encore découvrir, petit j'étais passionné par la science fiction, je n'en lis plus, mais pour comprendre mon present, j'ai besoin parfois de revivre mes racines, de les comprendre, écrire est un moyen de faire un retour et de percevoir de nouveau des choses que sur l'instant je n'avais pas forcément intégré… c'est plus un bilan en fait… et puis, sans être de l'histoire, le monde a changé, et mon enfance correspond à une période unique de notre histoire, les trente glorieuses… moment privilégé ou tout était ouvert, possible, j'ai envi que le futur st aussi ouvert et libre que les belles années Soixante… c'est donc un retour vers le futur!!!

Écrit par : yoyostereo™ | 10/02/2007

Je suis d'accord avec toi, les années 60 étaient les années de l'insoucience. On peut comparer avec maintenant.

Écrit par : elisabeth | 10/02/2007

Oui je comprend ton point de vue
Certains ont besoin de tout comprendre pour avancer et d'autres effacent le passé pour aller de l'avant. Mais comme tu le dis si bien le monde a changé et je pense que ces années glorieuses que nous avons connus ne reviendront pas et je crois qu'il faut basé notre avenir sur des pensées radicalement différentes : notre insouciance est finie, nous sommes des adultes maintenant et si moi je n'ai plus de responsabilité familiale, il me semble que toi si donc tu ne peux plus voir les choses de la meme manière
Le débat est ouvert !!!
A+ Biz

Écrit par : Annie | 10/02/2007

Souvenir, souvenir...

Je crois qu'il faut faire le tri et ne pas se débarrasser de ce qui nous attendrit.

Bises

Écrit par : gazelle | 11/02/2007

Superbe texte ! On ne peut s'empêcher de sourire et de se lécher les babines en lisant d'aussi simples mais jolis souvenirs. Mon enfance y ressemble un peu. Je me dis que nous avons vraiment eu de la chance.

Écrit par : Vally | 12/02/2007

MERCI DE VOTRE COMMENTAIRE,JE ME SENS RASSURE CAR J'AVAIS L'IMPRESSION DE FAIRE UN BLOG POUR MOIS TOUT SEUL MAINTENANT CA VA CHANGER BIENTOT

Écrit par : naud gilbert | 12/02/2007

j'aime enormement le contenu de ton blog!!!
je reviendrai!

Écrit par : monette | 12/02/2007

très joli texte, c'est vraiment bien de partager tes souvenirs,
@+io et bises

Écrit par : if | 13/02/2007

plein de clins d'oeil sur mes jeunes années dans ce texte....

Écrit par : veron | 14/02/2007

MR Naud gilbert........>quand on laisse le lien de son blog on a plus de chance d'y recevoir des visiteurs et de se sentir moins seul !

:-)

Écrit par : Véron | 14/02/2007

Mais dis donc, tu n'étais pas un petit chenapan par hasard ?
Et le riz au lait de ta maman, je suis sûre que tu en as encore le goût dans la bouche, non ? Tous nos souvenirs, quel bonheur!

Écrit par : Marie Bland | 14/02/2007

Que de souvenirs, je retrouve ! Le riz au lait, les bonbons et même le steack haché de cheval lorsque j'étais malade. Merci pour ce beau texte qui remue ma mémoire.

Écrit par : Anne-Ma | 18/02/2007

Les commentaires sont fermés.