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28/02/2007

La Cabane

S. était au collège avec moi. Ni lui ni moi, n'étions de tres bon élèves… Nous arrivions et ne connaissions personne en 6eme. On se lia dans la cour de récré. Un peu plus tard je fis la connaissance de D. Puis de J. D. s'interessait beaucoup aux trains à vapeur, ce qui plus tard deviendra une telle passion qu'il integra une association pour la conservation des trains à traction vapeur et pratiqua activement la restauration de ces trains. J. s'interessait à l'herpétologie. S. lui aimait beaucoup l'atmosphère des années 50, moi j'étais porté sur les animaux et surtout le futur et la science fiction et un peu l'art. Le samedi S. venait me chercher pour faire de grandes ballades jusqu'à Pontault-Combault, Ozoir ou… ou même Fontainebleau… Je découvrais au delà de Champigny, au delà de Nogent et du Perreux. Nous revenions les pieds crottés de boue, tant nous trainions deans des lieux innaccessibles. Parfois dans un terrain vague, S. pour se réchauffer faisait un feu… ça m'amusait bien, et lui particulièrement…
Il me montra un terrain vague près des Boulleraux masqué derriere d'énormes ronces ou son Frère D? et J? avaient projetés de construire une cabane… on s'incrusta dans le projet… qui traina et ne draina rien de sérieux… On venait pourtant dans ce terrain des que nous avions un moment… on y tenta de creuser pour faire une cabane souterraine, un jardin, ou un bassin. Ce terrain servit aussi de champs d'expérimentation pour les bombes que nous nous amusions à faire avec une formule trouvée je ne sait ou… heureusement il n'y eu jamais d'accident…
Peu avant ma maman me permit d'avoir dans le jardin des animaux, j'en eu même un certain nombre, des canards, des poules, des lapins, un chien, des chats… j'aimai beaucoup ces animaux, je fus contraint de m'en séparer et lorsque je connu J. sa passion pour les reptiles m'interessa… je m'inscrit aux Jeunes Amis des Animaux, que je voyais parfois à la télé et qui étaient parrainnés par Brigite Bardot et fis la connaissance du president, qui devint un ami…
Géré par Allain Bougrain Dubourg, et coatché par J.P.S. je passait un été avec le héros de jaquou le croquant (premiere version) a soigner ses animaux … sanglier, loup, boa, lynx… dans un vieux manoir en ruines en Bretagne du côté de Vannes… je ne vis jamais la mer… Par ces personnes là je fus présenté à Salvador Dali (mon idole de cette époque là…) mais j'étais trop jeune pour arriver à lui témoigner de mon admiration ou lui poser des questions sur son travail… je restai muet en observant le bal des courtisans qui accompagnaient chacun de ses pas… j'ai eu le sentiment de voir le Roi Soleil en vrai…
Je sentais que je n'étais pas assez mur, ni que je n'avais de qualités pour être avec toutes ces personnes et je ne retournai plus les voir alors que la porte m'étais toute grande ouverte… Réaction que j'ai eu à maintes reprises dans ma vie… On me remarquai, j'ignorai pourquoi, on m'adoptai mais j'avais du mal a exprimer ce que je ressentais et à montrer ce que je savais ou ignorai. Alors je me retirai en douceur
J'emmenais J. chez lui et J.P Steiger fut tres interessé par le fait que l'on cherchait et attrappait des serpents ou batraciens pour notre plaisir, afin de les ramener, les conserver des des terrariums, pour les étudier chez J.ou D. Il décida de nous faire passer à la télé dans une émission sur les animaux qui passait le mercredi. cela nous draina un courrier et nous décidames de fonder un club axé sur l'herpétologie.
Un nouveau terrain fut en quelque sorte notre siege social… ainsi que la chambre de D.
Plus tard nous eûmes construit avec des materiaux de récup, trouvés sur la plupart sur des chantier, une vraie cabane avec un étage et un jardin tres agréable. Je derobais à ma mere un pole Godin pour chauffer la cabane et nous en fîmes un lieu presque douillet… Il nous arriva d'y dormir, d'y passer même des noels, emmitouflés dans nos duvets, nous gêlons, mais nous nous habituâmes au froid… c'était le main que c'était dur… mais à midi nous étions chacun chez nos parents, qui ne nous posaient pas trop de questions…
La cabane était le lieu des retrouvailles, nous y accédions en longeant la voie ferrée, en grimpant dans un talus orné de ronces et en nous frayant un chemin parmi les arbres… coincé entre deux pavillons, la route et la voix ferrée le terrain était inclus dans une sorte de no-man's land, inaccessible normalement… Ce petit bout de terrain oublié par l'urbanisation galopante de la région parisienne était notre paradis.
Nous l'avions repeint d'une sorte de couleur rouge rouille, un peu à la manière des cabanes suedoise ce qui était dans la verdure ou en hivers du plus bel effet… autour d ela cabane, un joli petit jardinet, une tonnelle faites des ronces qui poussait dans cette jungle… et entre copains nous étions heureux… Des journées a bricoler, les journees de chaleur, à trainer sur les rails… et tout aux alentours à la recherche de ce qui pourrait embellir cette cabane qui devenait habitable… De 14-15 ans à 18 ans cette cabane était quasiment notre QG.
Nous faisions de grandes virées en mobylette, vers provins, Fontainebleau ou Pontault-Combault, puis quand D. ou S eurent le permis en 403 Peugeot, une belle et lourde 403 qui nous menait partout et avec laquelle nous faisions les 400 coups…
D. fut par la suite de plus en plus pris par ses trains à vapeur, il prit le sobriiquet de "VapeurMan" et passai son temps à restaurer de vraies locos à vapeur, ou a voyager pour en photographier, ou chercher des pièces… Il avait rejoint une association de passionnés de vieilles locos, et j'aimais bien cette atmosphere qui sentait bon le voyage, le charbon et la graisse…
J. s'installa le premier avec une fille et nous avions un nouveau point de chute, mais d'un coup, malgré le babacoolisme, la pop, tout devenait d'un coup sérieux, les discussions me semblaient devenir trop théorique et il me semblait que mes amis s'éloignaient les uns des autres…
S. devint aigri, malgré que nous l'aimions beaucoup, et nous ne comprenions pas trop son agressivité… il se facha avec son frère. De nouveaux amis arrivaient et l'air frais était toujours un peu là, mais nous grandissions et étions bien obligés d'abandonner nos rêves d'enfants…

10:56 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

... la suite, la suite !!

Écrit par : Egérie | 28/02/2007

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