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25/09/2014

Couleurs ©IoStereo™

Pour voir il faut s'aveugler d'immenses soleils

Rouler ses yeux en soi 

Passer de l'obscur à la couleur.

Pour voir, il faut cesser de penser.

L'abîme de coloriage vertigineux

De teintes, de clairs et d'obscurs

De nuances choisies 
lunes à lunes

De soleils en soleils.

Il faut cesser d'espérer

De grisailles entailles

Découpler l'imaginaire

Du monde réel
où s'entassent quotidien et ennuis.
Cesser
D'inventorier

Des storystellers

Et les papiers graisseux.

Se taire,
Il faut être muet

Pour oser chanter

Être sourd et entendre

ces symphonies de bastringue

Ces silences absurdes

De fers et d'aciers.

Voir des desseins

De charmeur de vitrail,

Collectionneur de nuages

bons points, belles images.

Ceci est beau faire

Ceci est œuvre boîte

Qui tout contient,
tous les
Rêves non rêvés

Les sommeils non dormis

Il faut s'aveugler Et voir

Ces sentiers tracés

De craie, d'encre,

Être humains juste
Là où l'acrylique

Enchante,

Chante la page 
Blanche

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06/09/2014

Cailloux

Pieds nus sur des pierres
Habillé de feu j'écoute
Des paroles de miel d'orties.
Habillé de feu attentif
Au silence des cailloux.
J'attends l'absence
Dans le cœur des hommes
J'attends la derniere peur
Après laquelle nous serons
nus et crus des insensibles.
Que l'ultime peur des insatiables
Les dévore, de frayeur
Que leurs larmes coulent
Dans ces rivieres crasseuses.
la terreur de la simplicité
Dans le cœur des hommes
Comme un glas silencieux
Echos de l'après qui vient.

12:36 Publié dans poésie, poesie | Lien permanent | Commentaires (0)